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LES EXACTIONS DES GROUPES ARMES, LES MANIPULATIONS DE CERTAINS LEADERS POLITIQUES, VERITABLES OBSTACLES A LA PAIX ET AU DEVELOPPEMENT DU PAYS

octobre 10, 2016

 

Avec le déclenchement de la crise centrafricaine par la nébuleuse coalition Séléka, la RCA, notre cher et beau, a failli disparaître sur la carte du monde. Les Centrafricains ont souffert et continuent de souffrir. La paix et la sécurité ont fondu comme du beurre au soleil.

Et ce, à cause des actes barbares, inhumains, bestiaux, perpétrés par les combattants des groupes politico-militaires (Séléka et Anti-Balaka). Même si les exactions des Anti-Balaka ont baissé d’intensité, par contre, celles des combattants Séléka réfractaires au processus Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR) se poursuivent allègrement, au vu et au su de tout le monde. Chaque jour qui passe, amène son lot de malheurs. Pour le mois de septembre et début octobre 2016, combien de Centrafricains ont-ils perdu leur vie ? Combien de maisons et villages ont été incendiés. Il est difficile de donner un bilan exact. Ce ne sont pas les populations de Ndomété, de Kouango, de Koui et récemment celles de l’enclave musulmane du PK5 qui nous démentiront. Toutes ces maisons qui étaient parties en fumée, sont un manque à gagner pour les propriétaires. Les reconstruire, demande de l’argent. Mais où vont-ils trouver cet argent, dès lors que la pauvreté, la misère les rongent jusqu’aux os ? Qui leur viendra en aide, du moment où certaines ONG humanitaires commencent déjà à plier bagages dans certaines régions du pays ?

Cette situation doit interpeller la conscience de tout un chacun de nous. Si les combattants Séléka et autres ont pris les armes pour pratiquer la politique de la « terre brûlée » comme les Russes l’ont faite à l’approche des Nazis, nous disons non. La RCA est tombée plus bas que terre. Elle a besoin d’être entièrement reconstruite. Ajouter les malheurs aux malheurs, n’est pas propre aux Centrafricain qui ont été et demeurent très hospitaliers. Les mercenaires tchadiens, soudanais, camerounais, nigériens et autres qui pensent que les exactions de tout genre pourront résoudre leurs problèmes, nous leur disons que ce n’est pas  de cette manière que nous sortirons tête haute de cette crise larvée. Ces actes barbares ne font qu’aggraver la crise.

Au lieu d’en rester là avec les groupes armés, certains leaders des partis politiques tirent la ficelle vers eux. Ils veulent coûte que coûte semer le désordre dans le pays pour montrer à la Communauté Internationale que Touadéra n’est pas à la hauteur de sa tâche. Ils manipulent les groupes armés. Tantôt, ils sont du côté de la Séléka, tantôt on les retrouve dans les Anti-Balaka. Que cherchent-ils ? Qu’est-ce qu’ils veulent exactement ? Les Centrafricains qui meurent chaque jour comme des mouches ne sont-ils pas des êtres humains comme eux ? Pendant que le gouvernement cherche des voies et moyens pour sortir la RCA du bourbier, ces soi-disant leaders des partis politiques et de la société civile  ne l’entendent pas de cette oreille. Mais pourquoi ? En principe, ces politicards devraient se concerter et faire des propositions positives à Touadéra. Et ensemble, ils trouveront une solution durable à cette crise. Mais tel ne semble pas être le cas. Leur seule vision, c’est de mettre les bâtons dans les roues de Touadéra. Pendant qu’ils agissent ainsi, les Centrafricains, ceux qui doivent les élire très prochainement, sont abattus froidement par les criminels sans foi, ni loi. Et pourtant, ils ont perdu aussi leurs proches dans cette crise. Cela ne les émeut nullement. C’est le fauteuil de Touadéra ou des postes ministériels qui les intéresse, les préoccupe. Où allons-nous avec la manipulation de ces hommes véreux qui ne se soucient pas de leurs compatriotes ?

Voilà que toutes ces manipulations des politiciens, les exactions des groupes armés sont des obstacles à la paix. Elles constituent aussi un frein au développement socio-économique du pays. Car à l’allure où vont les choses, les investisseurs pourront-ils se bousculer à la porte de  la  RCA ? Les groupes armés réfractaires au processus Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR) qui commettent ces actes inhumains sur la population civile, et certains politicards qui manipulent ces derniers et jettent de l’huile sur le feu, savent-ils que, sans l’apport des bailleurs de fonds, le pays va au bord du gouffre ? La RCA, c’est pour les Centrafricains, groupes armés comme hommes politiques. Mais pourquoi se comporter de la sorte ?

De grâce, ayez pitié de votre pays et de vos concitoyens. Nous avons trop souffert depuis bientôt quatre (4) ans. Groupes armés, déposez les armes pour faire la paix. Hommes politiques, cessez vos manipulations pour permettre aux Centrafricains de vaquer librement à leurs occupations et souffler un nouvel air. Car il ne sert à rien de réduire le peuple centrafricain en esclaves et d’enfreindre à son décollage économique.

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

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