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MINUSCA : HERVE VERHOOSEL, UNE PERSONNALITE PEU RECOMMANDABLE, AVEC UN DEFICIT TRES PRONONCE DE CULTURE

octobre 10, 2016

Les Etats Unis, avec une très grande longueur d’avance en termes de presse, n’ont jamais tenu de bels propos, vis à vis de la presse centrafricaine. A peine arrivé, il n’a même pas eu le temps de s’asseoir, que sieur Hervé Verhoosel s’érige en chirurgien sans anesthésie de la presse privée. Un tireur d’élite en somme. A son arrivée après 24 heures, nous l’avons vu pour la première fois, lors de la cérémonie du départ du premier conseiller de l’Ambassade des Etats Unis. Il n’a pas la langue dans la poche. Celui-là, d’où sort-il ? De quelle planète tombe-t-il ? Selon, cet aventurier qu’a échoué quelque part, « en Centrafrique, n’eut été les Avis d’Appel d’Offres de la Minusca, la presse privée aurait disparu… ». Nous lui répondons que , « si la RCA n’avait pas existé quelque part avec sa crise, un monstre de ce genre ne profiterait pas d’un billet d’avion, de frais de mission, de salaire ronflant, pour venir trainer sa bosse en Centrafrique ».

La Minusca, à l’exception de sieur Hervé Verhoosel, est composée de démocrates, des gens de bonne éducation et de grande culture. Ils n’ont jamais osé se rabaisser jusqu’à ce niveau. Ils ont gardé de hauteur, vis-à-vis de la presse privée, malgré des dérapages parfois monstrueux que nous commettons. Le développement d’un pays, notamment de la presse, est un processus. Il y a beaucoup à faire. La presse privée ne peut sauter son ombre. Une chose est sûre, cette presse privée a joué un rôle historique durant la crise, pendant que les hommes politiques et la société civile sont sous leur lit. Comment les Nations Unies peuvent-elles se tromper de personne, pour nommer un Western à la direction de la communication et de l’information publique ? Ceux qui étaient là avant lui et qu’il est venu retrouver, n’ont-ils pas d’instruction, ne savent-ils pas lire, sont-ils incapables d’analyser la presse ? Sieur Hervé Verhoosel nous pompe l’air. Il n’a pas sa place au sein de la Minusca. Il donne l’impression de ne pas être équilibré.

« Les Avis d’appel d’offres » de la Minusca représentent un support important pour la presse privée. Ce qui est normal et se pratique dans tous les pays du monde, ce n’est pas une nouveauté. Les conventions voudraient que cela passe par les médias, dans la presse privée. Qu’est-ce que Hervé Verhoosel est venu faire à Bangui ? N’était-il pas au courant que c’est un pays dévasté par la guerre ? Est-ce un extraterrestre ? Pensait-il retrouver un pays comme les Etats Unis ? Sieur Hervé Verhoosel est loin d’être un communicateur, c’est peut-être un mercenaire déguisé. Nous avons connu, il y a deux ans, une mission des journalistes venus des Nations Unies à New York, pour se documenter sur les médias et surtout la presse. Le quotidien « Centrafric Matin » est le seul journal Centrafricain, à être dans les confidences de leur conclusion.

Ce sont des professionnels, ils ont été professionnels en tout bout de champ. Ils ont relevé toutes les faiblesses des médias centrafricains, les manquements à l’éthique et à la déontologie, les injures et les insultes, le peu d’effort dans la vérification de l’information pour qu’elle soit exacte et complète. La contribution de la Minusca est gigantesque, en terme de séminaire sur l’éthique et la déontologie, les droits de l’être humain, le droit humanitaire, l’information en période de crise et bien d’autres. La Minusca pousse sans tenir compte des tares de la presse privée. Nous en sommes conscients, mais il faut restaurer la paix et la sécurité, mais surtout l’autorité de l’Etat et ensemble avec la Minusca, nous laverons nos linges sales afin de ramer vers plus de professionnalisme. Il y a ces choses qui méritent de traîner la presse privée devant les tribunaux, mais les plus hauts responsables de la Minusca n’ont jamais osé le faire, parce que le pays est dans une convulsion. Le moment viendra où personne marchera sur la loi et l’honneur des uns et des autres.

La RCA sort peu à peu de l’enfer grandeur nature, sans foi, ni loi. Sieur Hervé Vershoosel aurait dû se renseigner auprès des plus anciens que lui. Sans la crise la plus grave de l’histoire de la RCA, la Minusca ne serait pas là et sieur Hervé Vershool non plus. Il ferait mieux de demander une mutation ailleurs puisqu’il a délibérément pollué ses relations avec la presse privée. Il y a un Haut Conseil de la Communication. Il y a également l’Observatoire des Médias Centrafricains qui n’a pas les moyens de sa politique, faute de ressources humaines appropriées. La crise ayant rasé tout le pays, les professionnels des Médias n’ont pas les moyens de faire fonctionner les outils de perfectionnement et de professionnalisme qu’ils se sont imposés. C’est la marche de l’histoire. Tous les pays de la planète sont passés par là avant de s’imposer la rigueur, le professionnalisme, dans le cadre de l’éthique, de la déontologie et de la Charte du journaliste. Après le génocide, le Rwanda connaît un développement impressionnant, pourquoi pas la RCA après cette crise périlleuse. Le manque de solidarité empêche les Centrafricains de faire un pas de géant. Mais nous espérons qu’un jour ou l’autre, les Centrafricains s’aviseront et prendront conscience que l’Union fait la force d’une nation.

Julien BELA

 

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