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  TANT QUE LES CRIMINELS DU KM5 NE SERONT PAS DESARMES, LES BANGUISSOIS COMPTERONT TOUJOURS DES MORTS

octobre 10, 2016

 

Le mardi 04 octobre 2016, Bangui, la capitale était en ébullition. Et ce, à cause de la mort du commandant des FACA, Marcel Mombéka, abattu froidement par les criminels, les malfrats, les hors-la-loi du Km5, spécialistes et patentés des tueries. Des pertes en vies humaines ont été enregistrées, des blessés aussi ont été signalés. Mais on ignore aujourd’hui le nombre exact des morts et des blessés. Des affrontements entre les combattants de Kapi alias « 50-50 » et les éléments d’auto-défense du Km5 ont aussi eu lieu au début de l’après-midi. Car des détonations de grenades et des crépitements d’armes légères ont résonné tout l’après-midi. Les habitants proches du Km5 qui ont regagné leur domicile respectif, ont pris la tangente pour se refugier, soit chez des parents à Bimbo, soit sur les sites des déplacés, afin de se mettre à l’abri des balles perdues. C’était à la tombée de la nuit que les tintamarres des armes se sont tus. Un calme relatif s’est installé. Durant la nuit, c’était un silence de cimetière qu’on pouvait observer dans des quartiers aux alentours du Km5.

Il convient aussi de signaler que  ces drogués du Km5 ne sont pas à leur premier forfait. Au 26 septembre 2015, ils s’en étaient pris violemment aux non musulmans habitant le 5ème arrondissement de la ville de Bangui à cause d’un décès d’un peuhl dont le corps avait été découvert au quartier combattant, dans le 8ème arrondissement. Le 29 octobre 2015, juste un mois après ce massacre dans le 5ème Arrondissement, ce fut le tour du 6ème Arrondissement d’être attaqué lui aussi. Ces attaques se sont soldées par des dizaines et des dizaines de morts, des centaines de blessés et de nombreuses maisons d’habitation incendiées. Aujourd’hui, ces lieux ressemblent à la forêt Amazonienne. Il est difficile à toutes personnes de s’y aventurier.

Bien avant ces tueries à grande échelle, ces mêmes drogués avaient attaqué la paroisse Notre Dame de Fatima, faisant des victimes dont un abbé. Mais leurs incursions dans le 6ème arrondissement de la ville de Bangui, tuant des innocents, étaient presque quasi-quotidiennes, ainsi que dans le 5ème arrondissement.

Face à ces exactions de tout genre perpétrées tant sur les populations civiles, que sur les hommes en treillis, l’urgence de les désarmer s’impose. Car ils constituent un danger, non pour les civiles mais aussi pour les autorités légitimes issues des dernières élections. Quand aux commerçants musulmans du Km5, n’en parlons pas. Depuis leur retranchement au croisement des avenues Koudoukou et France, non loin de la Mosquée centrale de Bangui, les commerçants musulmans du PK5 sont devenus leurs valets. Les taxes que la mairie de Bangui perçoit, leur sont revenues de droit, ainsi que les impôts de l’Etat. Parfois, ils réclament une forte somme à ces derniers. Les menaces, les intimidations et même les assassinats secrets de ces malfrats sont devenus monnaie courante. Les braquages des motos, les rackets, les kidnappings viennent se greffer à ces actes barbares. Ce ne sont pas ceux qui se rendent au Km5 qui nous démentiront, ni les habitants du 3ème Arrondissement de la ville de Bangui. En plus de cela, ils ont leurs B2 au sein des populations non musulmanes. Ces derniers manipulent leurs concitoyens et les conduisent dans la gueule de ces hommes qui n’ont ni foi, ni conscience. C’est le cas d’un jeune au quartier Kpétènè qui a été livré le mardi 04 octobre 2016 à ces loups, lors de cet évènement. Il a été égorgé et  son corps a été ramené au domicile parental par des jeunes courageux.

Nous ne pouvons énumérer tous les actes barbares perpétrés par ces criminels, ces bandits de grand chemin sur les populations non musulmanes et aussi musulmanes. D’où nécessité de les désarmer tous pour un retour de la paix et de la sécurité à Bangui. C’est la raison pour laquelle, nos compatriotes musulmans du Km5 ont marché pour crier leur ras-le-bol. Il doit en être ainsi pour les combattants Séléka, encore réfractaires, réticents, récalcitrants au processus Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR). Nous citons entre autres les groupes politico-militaires tels  que le FPRC, le RPRC, le MPC et récemment le RRR de Sidiki. Le gouvernement, la Minusca doivent prendre leur responsabilité dès à présent pour que le pire n’arrive pas. Des stratégies sécuritaires très efficaces doivent être prises pour épargner des vies humaines. Les leaders des partis politiques et de la société civile qui s’agitent, ont l’obligation d’aider le gouvernement et la Minusca, par des propositions, des suggestions pour la protection du peuple centrafricain. S’ils se contentent seulement des discours, alors le pays ne sortira pas du bourbier.

Les hommes de Kapi, alias « 50-50 », encore très actifs, agressifs, barbares et sanguinaires au Km5 doivent être désarmés et cantonnés dans un site. Au cas contraire, les Banguissois ne cesseront de compter des morts à longueur de journée. L’heure n’est plus à des propos stériles, vains, dépourvus de tout sens et de fondement.

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

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