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RCA: LES DEPLACES DU CAMP DE MPOKO DE RETOUR PETIT A PETIT CHEZ EUX  

août 26, 2016

 

En Centrafrique, le site de déplacés de Mpoko est passé en quelques mois de 28 000 à 22 000 personnes. Il faut dire que le gouvernement et la communauté humanitaire s’efforcent d’appuyer le retour des déplacés dans leurs quartiers, dans une optique de fermeture prochaine du site. Mais il existe encore quelques freins au retour.

Sourire aux lèvres, regard triste, Marie-Victoire est une jeune femme, mère de 7 enfants. Elle a vécu pendant plus de deux ans, déplacée de chez elle. Depuis quelques semaines, elle est de retour dans son quartier : « Je suis heureuse, mais aujourd’hui la vie est difficile pour se nourrir, pour trouver du travail, pour dormir. Je suis de retour car Boulata est mon quartier. Je suis née ici. J’ai grandi ici, j’ai vécu ici. C’est normal que je revienne ».

Marie-Victoire fait partie des 1 500 personnes de retour dans le quartier Boulata, un quartier du 3ème arrondissement de Bangui. C’est un quartier qui a été en grande partie dévasté pendant la crise militaro-politique de 2013-2015. Et c’est un quartier qu’il a fallu rebâtir, comme l’explique Virgile Houssou, un responsable de l’ONG Première Urgence Internationale. Depuis fin 2015, l’ONG a construit plus de 300 maisons : « Une maison, c’est un peu trop dire, ce sont des abris d’urgence. On est conscients que c’est petit, mais ça nous permet de pouvoir satisfaire le plus grand nombre de familles, de cinq personnes en moyenne. Si non, on a des familles de 7 ou de 8. Mais il y a des familles de 2, de 3, ça compense. Donc tout le monde pour ne pas faire trop de distinction, on fait le même type de bâtiments à tout le molnde ».

Et même si petit à petit, les camps de déplacés de Bangui se vident, de nombreux habitants ne souhaitent pas retournés chez eux, notamment par peur de l’insécurité et du désœuvrement, mais aussi par peur de revivre les mêmes événements de l’année 2013 : l’angoisse de repartir une nouvelle fois de chez eux.

RFI

«LA MINUSCA N’A D’AUTRES AMBITIONS QUE DE SOUTENIR LE GOUVERNEMENT CENTRAFRICAIN», SELON LE REPRÉSENTANT SPÉCIAL

août 26, 2016

Les relations entre la MINUSCA et les autorités centrafricaines sont au beau fixe et la Mission n’a d’autres ambitions que de soutenir le gouvernement, a indiqué mercredi, le Représentant spécial du Secrétaire Général des Nations Unies en Centrafrique, Parfait Onanga Anyanga. « Conformément à son nouveau mandat (Résolution 2301), la MINUSCA va continuer à appuyer les autorités souveraines du pays dans la consolidation de la paix», a-t-il dit, en soulignant que la MINUSCA n’a aucun agenda caché.

Lors de la conférence de presse hebdomadaire de la Mission, Parfait Onanga Anyanga, a rejeté les accusations portées contre la mission onusienne par certains secteurs dont les médias après la fuite de certains leaders ex-séléka du Km5 et dont le convoi a été stoppé par les casques bleus dans les environs de Sibut. « Les médias jouent un rôle important pour le  retour de la paix et le vivre ensemble  dans ce pays, ils doivent consolider les acquis de la démocratie en jouant pleinement son rôle qui est celui d’informer  le public», a indiqué Onanga-Anyanga.

Le Représentant spécial a rappelé que la MINUSCA avait arrêté des membres du convoi avant de les remettre au gouvernement, tout en ajoutant qu’une opération menée par la MINUSCA et la gendarmerie nationale était en cours pour capturer les fugitifs afin de les remettre à la justice. Onanga-Anyanga s’est par ailleurs réjoui de la déclaration du Ministre de la Justice, selon lequel les individus arrêtés auront droit à un procès équitable, ainsi que du communiqué du Gouvernement appelant les fugitifs à se rendre.

Le chef de la mission onusienne a également rappelé qu’il n’y a pas de solution militaire à la crise centrafricaine, d’où le soutien de la MINUSCA à «la politique de main tendue du chef de l’Etat» aux groupes armés à travers la mise en place d’un programme DDR. «Nous appuyons la politique de main tendue du Président de la République. Le nouveau mandat de la MINUSCA accorde une place importante au consensus national dans la résolution des problèmes auxquels la Centrafrique est confrontée», a dit Onanga-Anyanga.

Sur le programme de DDR, le Représentant spécial a précisé que « ce n’est pas un échange de la paix avec de l’argent et n’a pas non plus pour but de partager les postes. Il doit traduire la réelle volonté des centrafricains à vivre ensemble». Le Représentant spécial a ajouté que le désarmement forcé n’a jamais marché « où que ce soit » et que le dialogue est l’unique voie pour y parvenir mais il a toutefois précisé que le paragraphe 30 de la résolution 2301 prévoit de «saisir, confisquer et détruire activement, selon qu’il conviendra, les armes et les munitions des éléments armés, y compris de toutes les milices et autres groupes armés non étatiques, qui refusent de déposer les armes ou qui ne l’ont pas encore fait ».

Onanga-Anyanga a conclu son intervention en appelant les Centrafricains à «donner le temps au gouvernement pour qu’il mène des réformes de fonds » et à la MINUSCA pour « mettre en œuvre le mandat ».

 

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«LA MINUSCA N’A D’AUTRES AMBITIONS QUE DE SOUTENIR LE GOUVERNEMENT CENTRAFRICAIN», SELON LE REPRÉSENTANT SPÉCIAL

août 26, 2016

Les relations entre la MINUSCA et les autorités centrafricaines sont au beau fixe et la Mission n’a d’autres ambitions que de soutenir le gouvernement, a indiqué mercredi, le Représentant spécial du Secrétaire Général des Nations Unies en Centrafrique, Parfait Onanga Anyanga. « Conformément à son nouveau mandat (Résolution 2301), la MINUSCA va continuer à appuyer les autorités souveraines du pays dans la consolidation de la paix», a-t-il dit, en soulignant que la MINUSCA n’a aucun agenda caché.

Lors de la conférence de presse hebdomadaire de la Mission, Parfait Onanga Anyanga, a rejeté les accusations portées contre la mission onusienne par certains secteurs dont les médias après la fuite de certains leaders ex-séléka du Km5 et dont le convoi a été stoppé par les casques bleus dans les environs de Sibut. « Les médias jouent un rôle important pour le  retour de la paix et le vivre ensemble  dans ce pays, ils doivent consolider les acquis de la démocratie en jouant pleinement son rôle qui est celui d’informer  le public», a indiqué Onanga-Anyanga.

Le Représentant spécial a rappelé que la MINUSCA avait arrêté des membres du convoi avant de les remettre au gouvernement, tout en ajoutant qu’une opération menée par la MINUSCA et la gendarmerie nationale était en cours pour capturer les fugitifs afin de les remettre à la justice. Onanga-Anyanga s’est par ailleurs réjoui de la déclaration du Ministre de la Justice, selon lequel les individus arrêtés auront droit à un procès équitable, ainsi que du communiqué du Gouvernement appelant les fugitifs à se rendre.

Le chef de la mission onusienne a également rappelé qu’il n’y a pas de solution militaire à la crise centrafricaine, d’où le soutien de la MINUSCA à «la politique de main tendue du chef de l’Etat» aux groupes armés à travers la mise en place d’un programme DDR. «Nous appuyons la politique de main tendue du Président de la République. Le nouveau mandat de la MINUSCA accorde une place importante au consensus national dans la résolution des problèmes auxquels la Centrafrique est confrontée», a dit Onanga-Anyanga.

Sur le programme de DDR, le Représentant spécial a précisé que « ce n’est pas un échange de la paix avec de l’argent et n’a pas non plus pour but de partager les postes. Il doit traduire la réelle volonté des centrafricains à vivre ensemble». Le Représentant spécial a ajouté que le désarmement forcé n’a jamais marché « où que ce soit » et que le dialogue est l’unique voie pour y parvenir mais il a toutefois précisé que le paragraphe 30 de la résolution 2301 prévoit de «saisir, confisquer et détruire activement, selon qu’il conviendra, les armes et les munitions des éléments armés, y compris de toutes les milices et autres groupes armés non étatiques, qui refusent de déposer les armes ou qui ne l’ont pas encore fait ».

Onanga-Anyanga a conclu son intervention en appelant les Centrafricains à «donner le temps au gouvernement pour qu’il mène des réformes de fonds » et à la MINUSCA pour « mettre en œuvre le mandat ».

 

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LES ETATS-UNIS IMPOSENT DES SANCTIONS FINANCIERES AUX 02 FILS DE JOSEPH KONY

août 26, 2016

Washington a annoncé mercredi 24 août avoir pris des sanctions économiques à l’encontre des deux fils de Joseph Kony, le leader de la guérilla ougandaise de l’Armée de résistance du Seigneur (LRA).

Le département du trésor américain a annoncé avoir gelé les avoirs détenus dans le pays par Salim et Ali Kony, les deux fils de Joseph Kony, l’Africain le plus recherché du continent. L’agence américaine expliquedans un communiqué qu’elle demeure « engagée à prendre des mesures agressives pour affaiblir les capacités d’action de la LRA et de ses affiliés ».

Une mesure également destinée à « cibler les finances de la LRA et de ses leaders tout en combattant leur participation dans le trafic d’ivoire », un commerce illégal qui participe largement à l’enrichissement de la rébellion.

Qui sont Ali et Salim Kony ? 

Les deux fils du leader de la sanglante rébellion ougandaise sont accusés par les États-Unis de faire partie du commandement de la LRA depuis 2010. Selon Washington, Ali Kony est considéré comme l’un des potentiels successeurs de son père et serait très impliqué dans la planification des opérations de la rébellion.

Quant à Salim Kony, il est également accusé d’avoir planifié des attaques pour le compte de la LRA et d’avoir pris en charge le commandement d’opérations sur le terrain. Salim Kony est également soupçonné par les États-Unis d’avoir tué deux membres de la rébellion ayant tenté de faire défection.

Au moins 60 000 enlèvements d’enfants 

Depuis la fin des années 1980, la guérilla ougandaise serait responsable selon l’ONU de la mort de plus de 100 000 personnes et de l’enlèvement de plus de 60 000 enfants.

Après avoir opéré au nord de l’Ouganda, au Soudan du Sud, en RDC, elle est désormais installée dans le sud-est de la Centrafrique (RCA) où elle est traquée par l’armée ougandaise et une centaine de membres des forces spéciales américaines. À sa tête, Joseph Kony, toujours insaisissable, a subi de nombreux revers ces derniers mois après les défections et arrestations de certains de ses lieutenants.

 

Jeune Afrique

 

La UNE et L’Éditorial de Julien BELA : LES FACA, UNE ARMEE A REBATIR

août 25, 2016

 

CMN°2290 du Jeu 25 Août 2016.Les Forces Armées Centrafricaines sont à rebâtir à partir de zéro. La déconfiture est si profonde qu’on peut à la limite dire qu’il n’y a pas d’Armée. Le peuple centrafricain réclame une armée qui n’existe pas, faute d’information suffisante et complète. Le ministère de la Défense Nationale a fort à faire en terme de communication pour que le commun des mortels comprenne dans quel état se trouve l’armée et ce qu’il y a lieu de faire.

En toute urgence, il faut sélectionner les hommes en armes, car quelques éléments des FACA sont restés dans la discipline militaire. La majorité, sans formation adéquate, doit intégrer le DDR car elle constitue un déshonneur pour une armée dite nationale : braquages, viols, vols, assassinats, rebellions, tribalistes, indisciplinés et irrespectueux, cette majorité est prête à jeter les armes pour prendre ses jambes au cou. Un vrai soldat meurt l’arme à la main, même seul contre vingt mille (20.000) en face. Il doit les contenir en attendant les renforts éventuels. C’est ce genre de soldat qu’il faut pour la défense de la patrie.

Les armées de nos jours sont modernes et s’adaptent à l’évolution des technologies et des innovations technologiques. Les ordinateurs ont fait irruption dans l’armée, avec des satellites, des missiles de courte, moyenne et longue portée. Les avions de guerre, les hélicoptères de combat, les mortiers font appel à des calculs de précision. Si l’on prend en compte ce tableau, l’Armée Centrafricaine est loin du compte. Selon les informations en notre possession, le général Yangango serait l’unique pilote au sein des FACA. Il a de l’âge et frôle presque la retraite. Les hélicoptères de la Minusca sont pilotés par de jeunes soldats dont l’âge varie entre 20 et 30 ans. Où était la RCA au temps chaud ? Dans le tribalisme ronflant et la médiocrité certes, les généraux ne voyaient partout que des coups d’Etat. La moindre occasion, les hommes valides sont expédiés à la retraite anticipée, vidant l’armée de sa substance.

Une vaste campagne de conscientisation, d’éducation, de sensibilisation, s’impose pour remettre l’Armée Centrafricaine dans sa mission républicaine de défense des biens et des personnes, de la liberté d’aller et venir, de l’intégrité du territoire nationale. Ensuite les recrutements par préfecture, pour l’Armée de Terre, l’Armée de l’Air, la Marine, etc. ; la formation des pilotes d’hélicoptères de combat comme de transport des troupes, les avions de chasse, les missiles sol-sol, sol-air, les chars et autres engins de guerre moderne. Le ministre de la Défense a cette vision de la future armée centrafricaine.

L’Armée est une émanation du peuple et au service de ce peuple. L’armée ne peut paraître comme un maillon de l’insécurité comme c’est le cas. Il faut donc du temps et des moyens financiers colossaux pour bâtir la nouvelle armée, telle que voulue par Faustin-Archange Touadéra. La tâche est ardue et très délicate. Il faut du sang froid. C’est la triste réalité des Forces Armées Centrafricaines.

Julien BELA

 

EN RDC, EN RCA, AU MALI, AU SUD-SOUDAN…, LES MISSIONS DE MAINTIEN DE LA PAIX ONT TOUTES ECHOUE : QUELLE HONTE POUR L’ONU ?

août 25, 2016

Les populations dans les pays en guerre s’attendent à leur véritable protection par les différentes missions de maintien de la paix des Nations-Unies dans le monde. Mais hélas, tel ne semble pas être le  cas. L’organisation des Nations-Unies (ONU), une institution mondiale qui regroupe en son sein plus de 190 pays dans le monde, que ça soit en Afrique, en Europe, en Amérique, en Asie, en Océanie, vogue au gré du vent. Ceux qui sont censés être protégés par ces Casques Bleus de la fameuse ONU, se lamentent, se plaignent quotidiennement de leurs comportements.

C’est le cas en République Démocratique du Congo (RDC), avec les Casques Bleus de la Monusco qui se sont installés dans ce pays depuis plus de dix (10) ans. Et jusqu’au jour d’aujourd’hui, la paix n’est jamais revenue ou maintenue en RDC. A titre d’exemple, dans la ville de Béni, les rebelles de l’ADF-Malou continuent toujours de défier la Monusco. Pas plus tard, ces rebelles ont incendié les maisons, massacré des populations civiles. Les blessés ne se comptaient plus. Et ce, sous la barbe des Casques Bleus de la Monusco qui assistent au spectacle sans réagir, ou interviennent en sapeurs-pompiers pour éteindre le feu. Malgré que leur mandat est passé du stade de maintien de la paix à celui de frappe (force). Donc en quelque sorte un mandat robuste qui les autorise à traquer, arrêter ou même participer au combat contre ces damnés de la terre. Mais les jours passent et se ressemblent en RDC, surtout dans le Sud du pays. C’est un statu quo. Les rebelles d’ADF-Malou ne faiblissent pas dans leurs attaques contre les populations civiles, puisqu’ils n’ont trouvé aucune résistance farouche des Casques Bleus de la Monusco devant eux. Et les mêmes horreurs se reproduisent quotidiennement.

Au Mali, les Casques Bleus de la Minusca se comportent de la même manière dans la région de Kidal. Au lieu de s’interposer entre les factions rebelles qui sévissent dans cette région, ils font à leur tête. C’est ainsi que, un groupe rebelle a contourné leur position, on ne sait par quel miracle, pour s’attaquer à un autre. Le bilan était lourd. Et le chef rebelle dont leur position est attaquée, n’avait pas mâché ses mots. Il a tenu la Minusma, responsable de ces actes. Etait-il un acte délibéré ou une manipulation ? Difficile de le savoir.

Ce qui prévaut aujourd’hui dans la capitale du Sud-Soudan, Duba, dépasse tout entendement humain. Il est identique, similaire à ce qui se passe en République Centrafricaine. Car, comment comprendre que les éléments restés fidèles au président Sud-Soudanais, Salvakhir et ceux de son ex-Vice-président Riak Machar, puissent s’affronter dans la capitale Duba alors qu’un nombre impressionnant des soldats onusiens se trouve dans ce pays ? Où étaient-ils ? C’est impensable et inadmissible. Des centaines d’individus qui ont perdu leur vie au su et au vu de ces soldats onusiens ne sont-ils pas des êtres à protéger ? Malgré l’incapacité de cette force onusienne à mettre en exécution son mandat, l’ONU se propose encore d’envoyer  huit mille (8000) Casques Bleus supplémentaires au Sud-Soudan. Pourquoi faire ? Nous osons croire que c’est à cause du pétrole dont regorge le pays. Il faut dans ce cas, diviser les soudanais du Sud pour bien régner. Et c’est ce qui est arrivé puisque Salvakhir s’est débarrassé de Riak Machar qui se trouverait aujourd’hui en Ethiopie, via la République Démocratique du Congo. L’ONU aurait parfaitement réussi.

En Centrafrique, notre cher et beau pays, n’en parlons pas. La complicité, les manœuvres dilatoires, l’ingérence des Casques Bleus, ne sont plus un secret pour les Centrafricains. Même un bébé qui vient de voir le jour aujourd’hui, en sait quelque chose. S’il pouvait parler à l’instant même, nous pensons que c’est lui qui peut éclairer davantage la lanterne des Centrafricains sur les bévues de la Minusca.

Les professionnels des médias, les membres de la société civiles, les leaders politiques et d’opinions, ont à maintes reprises, dénoncé les actes posés par les Casques Bleus de la Minusca. Mais rien n’a changé d’un iota. Est-il  souhaitable qu’un fantôme dise ouvertement à ces soldats onusiens que leur manipulation dans la crise centrafricaine a débordé le vase. Malheureusement, les fantômes, les cadavres ne parlent pas. S’ils s’exprimaient, nous ne serions pas là aujourd’hui. Les Casques Bleus auraient dû prendre leurs valises pour s’envoler dans leur pays respectif. Mais cela arrivera tôt ou tard.

Au vu et au su de ce sombre tableau brièvement dressé qui concerne les missions de  maintien de la paix de l’ONU dans les quatre (4) pays précités, il est clair, précis et net que ces missions à travers le monde, et précisément en Afrique, ont toutes échoué sur tous les plans. Et si aucun effort n’est fourmi par les hauts responsables onusiens pour redynamiser ces forces de maintien de la paix, les adapter aux besoins des populations civiles et au contexte des crises, l’ONU sera une coquille vide où tous ceux qui y vont, ne chercheront que leurs intérêts personnels, égoïstes au détriment de l’intérêt mondial dont elle prétend défendre et protéger. Le président burundais, Kurunziza a  parfaitement raison de s’opposer au déploiement des Casques Bleus dans son pays. Ce n’est pas l’ONU qui rétablira la paix dans le monde comme elle la prétend, mais les peuples des Etats eux-mêmes.

C’est vraiment une honte !

Denis LOUGOUSSOU-GOUVENDA

 

 

Un grand marabout français fait savoir que des enquêtes ont été ouvertes par la justice française sur les cas de viols et d’abus sexuels…

août 25, 2016

« L’être humain est sacré », selon la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme. Les normes nationales et internationales consacrent des principes et droits fondamentaux qui protègent la personne humaine, quelle que soit son origine. A cet effet, tout individu mérite un minimum de respect dans son propre pays, ou dans un pays tiers. Les Nations Unies et la France, qui enseignent la démocratie et le respect des Droits de l’Homme, n’ont-elles pas honte des bévues commises par leurs soldats sur les mineurs et les femmes en RCA ? Comment le Secrétaire Général de l’ONU, Ban Ki-Moon, et le président français, François Hollande, peuvent-ils fermer les yeux sur les crimes commis par leurs forces en RCA ? Ne sommes-nous pas des êtres humains  ayant les mêmes valeurs et droits que les autres ? Qu’avons-nous fait pour mériter toutes ces humiliations ? Autant d’interrogations qui dépassent l’entendement humain.

L’Opération Sangaris, la plus ordurière qui a ouvert la porte de la malédiction avec les agressions sexuelles commises sur les quatorze (14) mineurs dans le site des déplacés de l’aéroport Bangui M’Poko, en 2014, est entrain de quitter le territoire centrafricain. Il n’y a que quelques gouttes de ces ordures qui continuent en ce moment de polluer l’espace vital des Centrafricains. Dans un passé récent, un grand marabout français nous a fait savoir que des enquêtes ont été ouvertes par la justice française, pour faire la lumière sur ces crimes commis par les soldats français en RCA. Aujourd’hui, les auteurs de ces crimes se retrouvent dans leur propre pays. Mais depuis toujours, c’est un silence de cimetière qui ne dit pas son nom. Où en sommes-nous avec ces enquêtes ouvertes par la justice française ? Le peuple centrafricain attend des éclaircissements sur ce sujet pour avoir le cœur net. L’officier de l’Opération Sangaris qui a utilisé son chien pour faire l’amour avec nos filles mineures devrait automatiquement être traduit devant la justice. Est-ce le cas ?

Il en est de même des Casques Bleus de la mission onusienne en RCA. La Minusca œuvre-t-elle concrètement sur la base de son mandat ? Si oui, pourquoi tant d’indisciplines au sein des contingents de la Minusca, qui se sont livrés et continuent de se livrer à des actes odieux et crapuleux de tout genre : viols, manipulations des groupes armés, pillages de nos ressources naturelles, et que savons-nous ? Le contingent de la RD-Congo avait laissé ses traces dans la ville de Bambari. Des mineures violées par les Casques Bleus de ce contingent et qui sont tombées enceintes par la suite, ont été abandonnées à leur triste sort. Certaines d’entre elles ont aujourd’hui des nourrissants, et ne savent quoi faire pour les nourrir et les élever. Après une soi-disant audience de quelques jours, ouverte par les autorités judiciaires de la RD-Congo, qu’en est-il de sa suite ? Ce dossier est-il classé et donc qualifié d’un non événement ? Le cas du contingent camerounais est encore pire. C’est la déshumanisation que les Casques Bleus s’en sont livrés dans la ville de Kabo, en abusant excessivement des mineures et femmes, pour produire des films pornographiques. Jusqu’à la date d’aujourd’hui, personne n’est en mesure de dire exactement si les auteurs de ces actes ignobles sont poursuivis ou non. François Hollande, Ban Ki-Moon et Parfait Onanga-Anyanga, doivent nous dire clairement si ces crimes commis par les forces internationales sur les mineurs et les femmes doivent-ils rester impunis ?

« L’impunité zéro » ne se limite pas uniquement aux actes de tueries, de carnages, de massacres et d’incendies de maisons et villages perpétrés par les groupes armés. Cela vise également les violations des droits humains, à l’exemple des viols commis par les forces internationales sur les mineurs et femmes en RCA. Elle vise aussi les crimes économiques à travers l’exploitation illicite et frauduleuse des ressources naturelles de notre pays par les Casques Bleus : diamants de sang, or de sang, ivoires de sang, bois de sang … Ces exemples de crimes que nous venons de citer figurent dans le nouveau mandat de la Minusca. Ce n’est pas Vladimir Monteiro, porte-parole de la Minusca, qui nous dira le contraire. Les auteurs de ces crimes doivent être traqués, arrêtés et mis à la disposition de la Cour Pénale Internationale (CPI) ou de la Cour Pénale Spéciale (CPS), pour répondre de leurs actes barbares. C’est de là qu’on peut donner un véritable sens à « l’impunité zéro ».

 

Bénistant MBALLA

 

 

 

 

 

 

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