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FONDATION ZINSOU A OUIDAH AU BENIN

septembre 27, 2016

 

Dans son danshiki (tissu tissé de trois pièces) qu’il arbore en bon garant de la tradition yoruba, Romuald Hazoumè est béat. Il est, à l’instar de Marie-Cécile Zinsou, présidente de la Fondation Zinsou et fille de l’économiste franco-béninois Lionel Zinsou, la vedette de cette soirée à laquelle a été convié un public de mécènes, de diplomates, d’artistes et de personnalités publiques ou politiques.

Le samedi 6 juin 2016 est célébré le onzième anniversaire de l’institution culturelle à but non lucratif portée sur les fonds baptismaux en 2005. A l’époque, il n’existait aucune structure dédiée à l’art contemporain au Bénin. Quelques artistes jouissant déjà d’une notoriété en Occident et présents dans les collections de grands musées étaient exposés au Centre culturel français. Pour Romuald Hazoumè, « Cela n’était pas suffisant. Mais il faut quand même remercier les Français ». Le projet d’ouvrir une fondation privée dédiée à l’art contemporain a été pour les créateurs l’opportunité de se faire connaître dans leur pays. Cependant, certains avaient tôt fait de voir en l’ouverture d’une telle structure dans un pays pauvre préoccupé par le chômage, la sécurité alimentaire, l’accès à l’eau potable ou la stabilité énergétique, un pari risqué. « Au début de la fondation, les gens ne voyaient pas l’intérêt. Ils n’étaient pas sûrs que cela serve à quelque chose. La question qui revenait systématiquement, c’était : Pourquoi une fondation d’art contemporain en Afrique ? Les artistes ne savaient pas ce que cela allait donner puisque moi, j’avais 21 ans et n’avais jamais fait d’expositions », raconte Marie-Cécile Zinsou. Le premier soutien est donc venu de Romuald Hazoumè. « Il est le premier artiste à nous avoir fait confiance. Alors, on s’était donné rendez-vous dix ans plus tard. Le temps est vite passé. Lui a eu un parcours assez incroyable ces dix dernières années. Nous, nous existons toujours », ajoute, enthousiaste Marie-Cécile Zinsou. En novembre 2013, la fondation a ouvert un musée à Ouidah, ville symbole de l’histoire de l’esclavage, en passe d’être classée par l’Unesco, pour exposer les œuvres acquises par la famille Zinsou, dont plusieurs stars africaines : Cyprien Tokoudagba, Samuel Fosso, Malick Sidibé, Seydou Keïta, Chéri Samba, entre autres. Outre les activités dédiées à l’art contemporain, la fondation a ouvert deux mini-bibliothèques dans des quartiers de Cotonou qui n’en disposaient pas, pour permettre aux écoliers d’avoir un accès aux livres et d’aiguiser leur goût pour la lecture. Cette activité n’était pas prévue au départ. « Les bibliothèques sont arrivées comme une surprise dans le parcours. Mais c’est aussi cela la fondation. C’est de s’adapter au public et de répondre à des besoins dans un secteur de culture et d’éducation », estime la présidente.

« Nous avons des expositions partout dans le monde, mais on rêvait surtout que nos pièces soient aussi vues dans notre pays », poursuit Romuald Hazoumè, connu pour son style singulier. L’artiste utilise des bidons issus du trafic de l’essence de contrebande pour représenter le peuple pauvre dans ses œuvres. La fondation Zinsou lui rend une nouvelle fois hommage en présentant ses œuvres dans une exposition éponyme « Romuald Hazoumè-Arè ». Il aborde cette fois des thématiques très politiques, avec des représentations du peuple martyrisé par les gouvernants. Il rend aussi hommage à un symbole de la culture yoruba, le culte Egoun (réincarnation du mort) dont la profondeur des connaissances est réservée aux seuls initiés. Le temps fort de la soirée a été le lancement de l’application Wakpon, qui veut dire en langue fongbé « vient voir ». Disponible gratuitement en ligne, pour Android ou IOS, elle fonctionne grâce à des images « magiques » (des motifs de pagne en mosaïque) auxquelles ont été associées des œuvres de différents artistes. Une fois ouverte sur l’écran d’une tablette ou d’un smart phone, l’application remplace l’image magique exposée au mur ou imprimée sur papier par des œuvres d’artistes majeurs qui y sont virtuellement associées.

Cette technologie de réalité augmentée, conçue par le Franco-Béninois Pierrick Chabi, permettra à des personnes qui ne peuvent pas avoir accès au musée de voir les œuvres à distance. Tout en donnant le temps aux invités médusés de s’approprier cette application 100 % made in Africa, Romuald Hazoumè, Marie-Cécile Zinsou et les 63 employés de la fondation se sont fixés encore un nouveau rendez-vous, dans dix ans.

 

Jonas DEMBA

 

 

ABSENCE DE FORMOL DANS LES HOPITAUX : VERS UNE CRISE SANITAIRE EN RCA ?

septembre 27, 2016

Depuis plusieurs semaines, les hôpitaux de la ville de Bangui, manquent de formol. L’UCM (Unité de Cession des Médicaments) a facturé de 12 000 FCFA le récipient de formol, au lieu de 7 000 FCFA. Ceci pose un problème sanitaire aigu. Les morts sont entreposés les uns sur les autres à la morgue, déplorent les responsables du service. Ces derniers conseillent même aux familles endeuillées d’enterrer directement leur mort. Ceci pose aussi la question de la réorganisation et de l’approvisionnement en produits pharmaceutiques de la ville de Bangui.

On se pose la question de l’action du Ministère de la Santé pour l’encadrement des approvisionnements et du contrôle des prix de médicaments. C’est comme si l’UCM qui détient le monopole pour la revente des médicaments, fait la pluie et le beau temps en RCA. Résultat : il y a rupture de stock de formol, les cadavres sont en décomposition, ce qui s’ajoute encore au désarroi des familles endeuillées.

Sans parler de la problématique de l’accès aux soins des populations centrafricaines, et des faux médicaments en circulation. En effet, une grande partie de la population centrafricaine n’a même pas le minimum vital pour se soigner et payer un traitement antipaludéen. Alors, quand ils n’ont pas les moyens de se soigner, ils achètent les médicaments des vendeurs ambulants, qui sont souvent de faux médicaments, et qui mettent en danger la vie des centrafricains, qui par inconscience, avalent ces comprimés sans connaître la posologie, ou se font injecter au bord de la route par des vendeurs qui n’ont même pas la qualification pour injecter. Ceci engendre des complications qui aboutissent au décès de la personne. Le niveau d’accès aux soins et l’organisation de la morgue laissent vraiment à désirer en RCA. C’est à se demander ce que fait Madame la Ministre de la Santé, Fernande Ndjengbot. On ne l’entend jamais sur ces différents sujets qui intéressent directement le centrafricain lambda.

Ce sont pourtant des sujets fondamentaux auxquels il faut trouver des solutions urgentes et idoines. Nos morts ne peuvent être traités de la sorte, il y va du respect de la dépouille du défunt, le respect dû aux morts qui existe dans toute société civilisée.

Mais à Bangui, c’est une véritable cour des miracles, avec des situations surréalistes de ce genre. Pauvre RCA !

 

Jonas Demba

 

 

 

TRAITEMENT DU VIH/SIDA : ET SI ON POUVAIT ESSAYER AVEC IMMUNOREX-DM28 DU PROFESSEUR DONATIEN MAVOUNGOU

septembre 27, 2016

Immunorex-DM288, c’est le nom du nouveau médicament mis au point par le gabonais Professeur MAVOUNGOU au bout de sa recherche effréné au Canada et au Gabon.

Depuis la découverte du virus du SIDA qui décime il y a plus de 30 ans, des recherches se font sans succès pour le neutraliser. Les Etats et les organismes internationaux mettent un budget colossal à coût de plusieurs milliards de dollar américain pour la prise en charge médicale et psycho-sociale des malades du VIH. Des antirétroviraux (ARV) et des antibiotiques sont, à cet effet, fournis à titre gracieux aux séropositifs. Des usines pharmaceutiques spécialisées dans la production de ces produits font une bonne affaire. L’opportunité est là ; tant qu’il n’y a pas une autre formule découverte pour la lutte contre le VIH/SIDA, ces industries pharmaceutiques continueront de faire fortune. « Le malheur des uns fait le bonheur des autres », dit-on. Mais la moindre découverte d’un remède curatif du VIH/SIDA risque de sonner le glas et la faillite de ces usines. Le VIH/SIDA est une bonne affaire.

Un lobbying des producteurs d’antirétroviraux (ARV) a failli faire limoger par son Etat la Secrétaire Permanente d’un Comité National de Lutte Contre le Sida, il y a six ans dans un pays de la sous-région de l’Afrique Centrale. La raison est simple. Cette dernière a opté pour une autre usine dont le prix des antirétroviraux (ARV) est abordable pour un pays pauvre. Elle a été accusée à tort par les médias internationaux d’avoir détourné les fonds alloués pour l’approvisionnement en antirétroviraux (ARV) et que les malades couraient le risque de rupture de produits. L’association des personnes vivant avec le VIH/SIDA de ce pays africain avait débrayé à cause de cette rumeur.

Il faut noter aussi que le VIH/SIDA fait la part belle aux tradi-praticiens dont nous ne doutons pas forcément des vertus des plantes médicinales qu’ils proposent aux séropositifs ou aux personnes vivant avec le VIH/SIDA. Ces plantes dont ils prônent les vertus thérapeutiques qui éliminent, d’après eux et certains patients, le virus du sida. Cependant, le dosage laisse à désirer. Des charlatans en profitent bonnement pour se faire la richesse sur le dos des âmes les plus faibles. Des « marchands d’illusions » entrent aussi dans la danse. Il s’agit des serviteurs de Dieu qui vantent les guérisons miraculeuses du VIH/SIDA attribuées à la puissance divine suite à moments d’intenses prières surtout en lieux publics. Ce qu’on ne peut pas exclure quand on sait que certaines guérisons d’origine spirituelle sont confirmées par la médecine moderne après des analyses bio médicales qui attestent l’absence de l’antigène dans le sang du patient. Même si la tendance officielle est de faire plus confiance aux antis rétro viraux distribués par l’Etat dans son rôle régalien de santé publique.

Oui, c’est du business. Et, le business de l’industrie pharmaceutique sur le traitement du VIH/SDA c’est 16 milliards de $, US  chaque année que se partagent les big Pharma. D’ailleurs, les entreprises qui contribuent aux œuvres sociales ont toujours gagné des exonérations si ce ne sont pas des crédits impôts. A plus forte raison investir dans les usines pharmaceutiques des antirétroviraux (ARV). Nous pensons que si l’objectif est de sauver des vies humaines, il est urgent et nécessaire de faire autant confiance à l’IMMUNOREX-DM28 que le Professeur Donatien MAVOUNGOU vient de découvrir. L’introduction de ce produit dans les protocoles de traitement du VIH/SIDA dans nos pays, ne sera pas la fin des usines pharmaceutiques. Mais une solution de plus pour le traitement de cette pathologie. Il faut d’ailleurs souligner que si l’Etat achète les antirétroviraux (ARV) aux usines pharmaceutiques, les soins parallèles qu’offrent les autres praticiens sont payants à l’exemple de ceux que nous avons cités ci-haut. L’Etat a donc le choix entre continuer avec les usines qui produisent les antirétroviraux (ARV)  et l’offre du Professeur Donatien MAVOUNGOU.

En effet, l’IMMUNOREX-DM28 pourrait être disponible et distribué par les officines pharmaceutiques par la simple autorisation de l’Etat.Cependant, le Gabon dont l’inventeur est originaire n’a pas encore accordé ce feu vert pour la distribution du produit. « Il m’est difficile de pouvoir vous donner des informations précises à vos questions relatives à la distribution du médicament à Libreville. En effet le médicament au Gabon a été utilisé uniquement dans le cadre d’essais cliniques de phases 1,2 et 3. Pour pouvoir prescrire un médicament, il est nécessaire et obligatoire d’obtenir de la part des autorités de santé du pays une AMM (Autorisation de Mise sur le Marché). A ce titre cette AMM n’a pas encore été obtenue au Gabon et donc il devient impossible aux médecins de procéder à des prescriptions médicales et aux  pharmaciens d’en distribuer.», a indiqué Michel Paul CORREA, Chargé de Mission en Communication de BIOSANTECH et Président de l’Institut IDSRSI(Institut International pour le Soutien à la Recherche Scientifique Innovante). « Comme le déclare le dicton populaire  » Nul n’est prophète dans son pays «  …. Des demandes d’AMM sont actuellement en études auprès de divers Ministères de la santé de plusieurs pays notamment sur le continent Africain. A ce titre je ne manquerai pas de vous informer sur les pays qui accorderont très prochainement cette autorisation.», poursuit Michel Paul CORREA.

Par ailleurs, à propos du coût d’acquisition du médicament par les patients, Michel Paul CORREA affirme que la fixation prend en compte plusieurs considérations. « Concernant le prix de vente via les pharmacies, celui-ci ne peut dans l’état actuel des choses être communiqué. Le prix prend en question notamment le nombre de lots industriels commandés car plus ceux-ci sont importants, plus le PRI (Prix de revient industriel) baisse. Toutefois je peux vous annoncer que le médicament sera vendu à un prix inférieur à tous les traitements actuels dans le cadre des thérapies anti-VIH ceci afin de permettre à un maximum de malades de pouvoir y avoir accès.», indique Michel Paul CORREA.

« (…) L’IMMUNOREX-DM28, de part ces effets thérapeutiques sur les maladies opportunistes liées au VIH/SIDA, pourrait être une solution viable en matière de réduction du coût de la dépense de santé auprès des ménages comme auprès des institutions publiques et privées. Mais, les gens ont été vachement démobilisés au tour des thérapies anti sida à cause de la stigmatisation de certains protocoles thérapeutiques liés au traitement de VIH/SIDA que la réalité des faits. Donc, il revient au laboratoire d’IMMUNOREX-DM28 de prouver l’efficacité de leur invention de manière plus pratique, en d’autres termes, par des témoignages concrets (…)», émet en réserve Nestor KAMVOUATOU, Economiste de la Santé et Expert en Marketing Social en République du Congo, suite à l’intervention du Professeur Donatien MAVOUNGOU lors de son passage à Pointe-Noire en République du Congo.

Nous dirons qu’au même titre que tous ceux qui luttent contre le VIH/SIDA au travers des moyens multi formes de traitement du malade, l’effort fourni par le Professeur Donatien MAVOUNGOU devrait être reconnu. Ce, afin de motiver la recherche scientifique en Afrique.

« A cet effet l’ONUSIDA dénombre plus de 35 millions de personnes infectées par le VIH au plan mondial. Paradoxalement, ce qui est une cause humanitaire en matière de santé publique, seulement 15 millions de malades ont accès aux traitements, la principale cause de cet état étant le coût des traitements.», conclut Michel Paul CORREA qui soutient et accompagne le Programme IMMUNOREX depuis 1998.

Toutefois, il faut retenir quIMMUNOREX n’est pas un vaccin contre le VIH/Sida comme il a été dit par d’autres médias, mais un traitement qui permet de booster les défenses immunitaires et de réduire les effets secondaires de l’infection VIH. En aucun cas, il faut arrêter la prise du traitement VIH.

Le SIDA a tué plus de 30 millions de personnes depuis le début des années 80, c’est à dire plus que tous les individus morts depuis la seconde guerre mondiale dans tous les conflits sur la planète, toutes les famines et toutes les catastrophes naturelles associés depuis 70 ans.Le SIDA tue chaque jour 5000 personnes dans le monde dont plus des 2 tiers sur le continent africain (celles n’ayant pas accès aux ARV) et on dénombre 7500 nouvelles contaminations chaque jour.

L’ONU-SIDA & l’OMS estime qu’en 2030, 57 millions d’individus auront besoin d’un traitement contre le VIH.

Pour une Afrique qui gagne !

 

Athanase NGUENGO PAGBIA, Directeur Gérant Associé de G@P’AGENCY

Agence de Communication à 390°

 

 

QUE PEUVENT ATTENDRE LES FONCTIONNAIRES ET AGENTS DE L’ETAT DE L’ISSUE DE LA RENCONTRE DU 22/09/2016 ENTRE LE PREMIER MINISTRE ET LES SG DES CENTRALES SYNDICALES ?

septembre 27, 2016

Le Premier ministre, Chef du gouvernement, Simplice-Mathieu Sarandji, avait reçu les Secrétaires Généraux (SG) des centrales syndicales, dans son cabinet à la Primature, le jeudi 22 septembre 2016. Cela fait suite au mémorandum des centrales syndicales du secteur public, envoyé au gouvernement que dirige Simplice-Mathieu Sarandji, exigeant le versement de deux (2) mois de salaire dont un (1) arriéré sur les deux (2), laissés par le régime du président obligé à la démission, Michel Djotodia. Et ce, pour que la rentrée des classes de cette année soit effective. C’est justement par rapport à cet unique point de revendication, que le Premier ministre s’est vu obliger de rencontrer les SG des Centrales syndicales pour en débattre. Mais que peuvent attendre les fonctionnaires et agents de l’Etat de l’issue de cette rencontre, tant attendue ?

A notre humble avis, pas certainement grand chose. Car, le pays n’est pas encore totalement sorti de la crise militaro-politique qui l’a plombé depuis plus de trois (3) ans. Et surtout que les salaires payés à terme échu sont pris en charge par les partenaires au développement et certains pays amis de la RCA.

C’est pour tout dire que les fonctionnaires et agents de l’Etat en général, les enseignants du fondamental 1 et 2 en particulier, devraient prendre leur mal en patience pour quelque temps encore. Et ce, par rapport à l’amélioration des recettes d’Etat, pour prétendre à l’apurement de ces deux (2) mois d’arriérés de salaire. Le point positif de cette rencontre bipartite, est le renouement du Cadre Permanent de Dialogue Social (CPDS) entre le gouvernement et ses partenaires sociaux, à savoir les centrales syndicales, pour plus d’entente sur les solutions à trouver.

 

Le Petit YEKOA

 

 

 

ET SI LES CENTRAFRICAINS RECOURAIENT A LA SORCELLERIE, AUX HOMMES-CAIMANS, A LA FOUDRE … POUR BOUTER HORS DU TERRITOIRE NATIONAL LES ENNEMIS DE LA PAIX ?

septembre 27, 2016

 

Dans toutes choses, il y a de « bons et de mauvais côtés ». Il en est de même de la tradition centrafricaine. Face à la situation politico-sécuritaire très tendue sur presque l’étendue du territoire national, due aux actes criminels, barbares et ignobles des ennemis de la paix et de la démocratie, qu’attendent les Centrafricains pour recourir à leurs pratiques et méthodes traditionnelles, pour bouter hors du territoire national, ces va-t-en guerre et mercenaires tchadiens, soudanais, peulhs … de la nébuleuse ex-coalition Séléka ?

Où sont passés les grandes sorciers, les grands féticheurs, les grands « Hommes-caïmans », c’est-à-dire les « Talimbi » en sango … pour ne pas entrer en action contre les bourreaux, les oppresseurs et les envahisseurs du peuple centrafricain ? Que dire aussi des phénomènes de la tonnerre ou de la foudre, « Békpa » très répandue à Bambari dans la Ouaka, et de la métamorphose, très pratiquée dans certaines régions du pays ? Pourquoi ces praticiens recourent toujours à toutes ces pratiques et méthodes traditionnelles pour ne nuire et ne rendre que la vie difficile à leurs propres compatriotes ? Mais pour gagner quoi par la suite ?

Peuple centrafricain, du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest, l’avenir de ton pays et de ton destin est entre tes mains. Car la sécurité et la paix ne concernent pas uniquement les gouvernants. C’est également l’affaire de tous les gouvernés. Nous osons dire que, si les Centrafricains recouraient à leurs pratiques et méthodes traditionnelles contre les ennemis de la sécurité, de la paix et de la démocratie, alors, ils vont partir d’eux-mêmes de la RCA, et le peuple centrafricain ne sera plus leur otage.

 

Le Petit YEKOA

La République centrafricaine assure avoir tourne la page de l’instabilite

septembre 27, 2016

Le président de la République centrafricaine (RCA), Faustin Archange Touadéra, a affirmé vendredi que son pays avait « tourné une page sombre de son histoire » avec le retour à l’ordre constitutionnel après trois ans de troubles sanglants.

« Les Centrafricains sont plus que jamais déterminés à rompre définitivement avec le cycle de la violence pour aspirer légitimement à la paix, à la sécurité, à la justice, à la liberté et au développement durable », a déclaré M. Touadéra dans un discours devant l’Assemblée générale des Nations Unies.

Evoquant sa tâche de reconstruction du pays, il a promis que son gouvernement « ne ménagera aucun effort pour mettre en place un mécanisme de lutte implacable contre la corruption et la délinquance financière ».

Reconnaissant que la situation dans son pays « reste encore fragile », le président a rappelé s’être engagé à « conduire une œuvre de transformation politique, économique, sociale et culturelle qui va permettre de conjurer les périls que sont l’insécurité, la désagrégation des institutions publiques, la corruption, la dégradation des conditions de vie et la perte des repères moraux qui minent notre société ».

Cette action s’articulera autour de plusieurs grands axes : paix et sécurité, réconciliation nationale, réforme de l’administration, relance économique, justice et droits de l’homme, a-t-il précisé.

 

Xinhua

L’Éditorial de Julien BELA : RCA :  COUP D’ETAT ?

septembre 26, 2016

cmn2311-dulun-26-sept-2016Touadéra est élu à la majorité écrasante de 63%. Depuis son investiture, il est totalement absorbé par le dossier de la paix et de la sécurité. Il s’est engagé à fond pour la restauration de la paix, avec pour stratégie, la non violence et le dialogue, malgré les caprices de quelques groupes armés. Il ne se décourage pas. La Communauté internationale, les Nations-Unies ont approuvé sa démarche hautement patriotique. Faire un coup d’Etat, c’est se fourrer le doigt dans l’œil. Personne ne pourra occuper le Palais de la Renaissance, selon le Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations-Unies, Parfait Onanga-Anyanga : « il n’y aura pas de coup d’Etat tant que la Minusca sera là … ».

Ce que les sous-marins ignorent, c’est que le peuple centrafricain est devenu très agressif. Les mêmes qui, hier, ont « somalisé » le pays avec un bain océanique de sang, des viols, des incendies de maisons, de villages, la misère absolue, le chômage des jeunes devenu endémique, sur fond de tribalisme exacerbé, veulent replonger le pays encore dans le sang. Le peuple centrafricain observe. Certains risquent de reprendre le chemin de l’exil et pour toujours. Le peuple centrafricain refuse d’être le dindon de la farce, car trop, c’est trop. La RCA n’est pas la propriété privée d’un clan, d’une ethnie ou d’une famille. C’est un bien commun à tous les Centrafricains, du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest.

L’engagement de la Communauté, des Etats, la ruée des investisseurs vers la RCA, donnent le vertige à certaines personnes. Les marchands d’illusions reprennent leurs lugubres entreprises. Des réunions nocturnes, la manipulation de certains groupes armés bien connus et bien identifiés, pour leur sombre dessein. C’est triste de voir les mêmes personnes vouloir le pouvoir pour le pouvoir. Les braquages des collecteurs à l’échelle national n’ont pas suffi. Le pillage des richesses avec la complicité des mafieux doit revenir. Les Centrafricains aspirent au bien être comme tous les peuples du monde. Les cinq (5) ans de mandat de Touadéra vont à leur terme. Il faut le battre dans les urnes. Mais un coup d’Etat, les Centrafricains ne sont prêts l’accepter. Touadéra n’a pas encore commis une faute grave aux yeux du peuple centrafricain.

Comme l’a si bien dit Gaston Mandata-nguérékata, « la tâche est difficile, Touadéra n’a pas d’armée, il ne peut pas faire des miracles… ». Il ya des avancées, des progrès, mais difficilement mesurables pour ceux qui ont l’esprit aveuglé par la haine, la rancœur, la jalousie, pour tout dire. L’économie est en bonne place, mais elle est conditionnée par le retour de la paix et de la sécurité. Quelques groupes armés seulement sont encore récalcitrants et bloquent la dernière marche vers la paix. La non violence est une vertu, le dialogue un principe, qui ont fait leur preuve à travers le monde. Ce n’est pas une faiblesse. C’est la RCA qui compte.

Les mêmes ennemis de Touadéra vont provoquer les ex-Séléka à Ndomété et disent qu’ils sont envoyés par Touadéra. Les Séléka ne doivent pas oublier qu’il y a des hommes de Bozizé (Anti-Balaka) qui veulent aussi briser les efforts de Touadéra. Un chef d’Etat au pouvoir ne peut utiliser des milices. C’est de l’intoxication qui profite à leurs auteurs. Si Touadéra veut attaquer, la Minusca est à son service. Mais ce n’est pas encore le cas. Touadéra veut toujours le dialogue et rien que le dialogue, jusqu’à l’épuisement de ses forces. Et Dieu seul connait la suite.                      Julien BELA