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DEPECHE RJDH-RADIOS COMMUNAUTAIRES

février 5, 2016

LE CENTRE DE SANTE DE NGUERENGOU MANQUE DU PERSONNEL ET DE MEDICAMENTS

Le manque du personnel soignant et de médicaments a été déploré par des habitants du village Nguerengou situé à 26 kilomètres à la sortie Nord de Bangui, route de Damara.

Selon les témoignages recueillis par le RJDH, les femmes de ce village accouchent à domicile et plusieurs cas de malnutrition sont enregistrés.

Solange Amadianie, habitante dudit vilage déplore le manque de personnel soignant « nous n’avons pas un médecin ni un  infirmier diplômé d’Etat au centre de santé de Nguerengou.  Celui qui était affecté ici est toujours à Bangui. C’est seulement les volontaires qui ont reçu la formation sur le tas qui tiennent le centre. Il y’a même pas de médicaments pour soigner les malades ni de l’eau potable. La majorité de nos enfants souffre de kwashiorkor.  Nous demandons à ce qu’on nous envoie un médecin au centre de santé pour soigner les malades », a-t-elle souhaité.

Flora Marceline Gbédékouzou, cheffe du village Nguerengou 1 déplore aussi l’éloignement du centre de santé et plaide pour la construction d’un centre de santé au centre du village« c’est difficile de se rendre toujours à Begoua ou à Bangui pour avoir des meilleurs soins. Les femmes accouchent parfois à domicile, ce qui fait qu’il y’a trop de mortalité maternelle et infantile dans le village. Si le gouvernement peut nous aider pour construire un centre de santé dans le centre du village et le doté », a proposé Flora Marceline Gbédékouzou.

 « Nous avons des difficultés pour nous soigner car, il faut parcourir 3 km au dispensaire de Goundjia ou à 2 km en allant vers Bangui pour avoir des soins. L’ambulance de Begoua qui devrait couvrir  Nguerengou ne le fait pas. Les femmes accouchent dans des conditions déplorables et risquent leurs vies », a regretté Jean Francis, habitant de Nguerengou 1.

Le village Nguerengou n’est pas loin de la capitale Bangui, mais les habitants éprouvent d’énormes difficultés de soins.

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LES ETUDIANTS EN GREVE POUR RECLAMER LEURS BOURSES

Les étudiants centrafricains sont montés au créneau ce mercredi 03 février 2016 pour  revendiquer 9 mois d’arriérés de bourses d’études ainsi que l’affichage de la liste additive des boursiers. Ces derniers ont barricadé, à cet effet l’avenue des martyrs ce matin.

Nzan-nou Paterne, l’un des manifestants a avancé quelques raisons de leur mécontenement « c’est inadmissible, comment un Etat peut refuser de verser les bourses aux étudiants sous-prétexte que la caisse du trésor public est vide ? C’est du sabotage total, c’est pourquoi nous sommes là ».

Nobert Pounaba, président du Bureau Exécutif de l’Association Nationale des Etudiants Centrafricains (ANECA) trouve cette démarche légitime, car selon lui, les étudiants sont dépassés « les étudiants ont totalisé au moins un an d’arriérés  des bourses. Egalement, la liste des boursiers de l’année académique 2014-2015 n’ait été publié que partiellement. Nous avions mené des démarches, on a touché toutes les instances, et je pense que les gens n’ont pas la bonne volonté  pour pouvoir sauver la situation. C’est pourquoi ces derniers estiment que trop c’est trop », a-t-il expliqué

Il a par ailleurs signifié que tant que ces revendications ne sont pas prises en compte, le mouvement va perdurer sur le campus « les étudiants centrafricains veulent seulement le versement total de leurs bourses et la publication de la liste additive de 700 étudiants boursiers qui ont été élagués. C’est un droit et le gouvernement doit prendre ses responsabilités sinon le mouvement va perdurer », a-t-il menacé.

C’est à l’issue d’une Assemblée Générale, ce mercredi matin que ce mouvement a été décidé. Rappelons que c’est la première manifestation organisée par le nouveau bureau de l’ANECA intronisé le 21 janvier dernier.

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LES MALADES DU VIRUS MONKEYPOX A BANGASSOU SONT GUERIS

Aucun cas de malade à virus Monkeypox  n’est signalé actuellement à Bangassou, trois semaines après la découverte de la maladie dans la localité. L’information est confirmée au RJDH par le Médecin chef du centre de santé universitaire et hospitalier de Bangassou, Jean-Paul Ogbia.

« Tous les malades que nous avons reçus et qui ont été isolés au niveau de l’hôpital ici, sont guéris et ont déjà regagné leurs familles. Donc je peux vous confirmer que pour le moment, aucun cas de malade à virus Monkeypox n’est signalé à Bangassou », a relevé Jean-Paul Ogbia. Le médecin a évoqué, toutefois un cas suspect.

Jean-Paul Ogbia a annoncé l’arrivée une mission de vérification à Bakouma d’où est partie la maladie « les deux premières personnes qui avaient présenté cette maladie étaient venues de Bakouma. Nous allons organiser une mission de travail dans les prochains jours dans cette localité pour vérifier la situation dans la ville» a-t-il précisé.

Le centre de santé universitaire et hospitalier de Bangassou avait enregistré six cas en mois de janvier dernier.  Deux malades étaient morts et les autres sont guéris.

La maladie à virus  Monkeypox  a été détectée en 1970 en République Démocratique du Congo. C’est en 2001 qu’elle a été découverte en République Centrafricaine précisément dans le Mbomou.

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UNE FEMME MORTE DANS UN INCENDIE AU QUARTIER LAKOUANGA A BANGUI

Une sexagénaire nommée Christine Guéret,  a trouvée la mort suite à l’incendie d’une maison survenu le mardi 2 février 2015 à 18 heures  au quartier Lakouanga  à Bangui. Les raisons de cet incendie ne sont pas encore connues.

Selon nos informations, la victime était déjà dans sa chambre vers 18 heures quand l’incendie s’est déclanché.

Eric, un des parents de la victime a expliqué les faits en ces termes  «on m’a appelé que la maison a pris feu et nous sommes intervenus  en vain pour éteindre le feu afin de  sauver  la victime », a-t-il expliqué.

Il a ajouté que malgré leur effort, la victime a été calcinée « nous l’avons retrouvée morte et tout ce qui est meuble est parti en fumée. C’est vraiment regrettable car, il n’y a pas d’électricité ni de lampe dans la maison  quand il y avait l’incendie », a-t-il regretté.

Les forces de la Minusca et les Sapeurs Pompiers étaient arrivées tardivement sur les lieux de l’évènement et le corps de la victime  a été  enterré  ce mercredi matin.

Plusieurs cas d’incendie de maison se sont produits ces derniers jours à Bangui.

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UN HOMME POIGNARDE A MORT AU KM5

Un homme âgé d’une trentaine d’années a été poignardé, le mardi 2 février dernier  au quartier camerounais au km5. La victime est morte ce mercredi dans la matinée de suite de sa blessure. Les raisons seraient liées à la répartition des taxes que les autodéfenses du secteur prélèvent auprès des bouchers.

C’est à 9 heures et demi près du canal de Saye-voir qui sépare le  quartier Sara et le quartier camerounais, surnommé Texas au Km5 que l’acte s’est produit. Des coups de feu et explosion de grenade ont été entendus.

Un témoin s’est confié sur l’incident en ces termes « c’est hier  02 février 2016, aux environ de 19 heures que la dispute avait commencé. Un jeune homme âgé d’environ 36 ans a poignardé l’autre âgé d’une trentaine d’années. Ce matin, la victime a succombé à ses blessures».

« Des tirs d’armes automatiques et des explosions de grenades ont été entendus ce matin, du coté de la famille de la victime qui voulait venger leur parent. Dieu merci, les Forces Armées Centrafricaines (FACA) basées dans le secteur sont vite intervenues pour calmer la tension », a ajouté le même témoin.

Le RJDH a tenté en vain d’entrer en contacte avec les parents de la victime. Selon nos informations,  le présumé auteur est arrêté et détenu au commissariat de police du 3e  arrondissement pour nécessité d’enquête.

Depuis aout 2015 les jeunes autodéfenses du Km5 prélèvent des taxes auprès des bouchers qui abattent clandestinement les bœufs dans le secteur.

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LE COORDONNATEUR HUMANITAIRE FAIT LE BILAN DE SES ACTIVITES ET PROJETTE LES ACTIONS POUR 2016

L’effectif des déplacés sur toute l’étendue du territoire centrafricain est en baisse selon OCHA qui a indiqué que l’effectif est passé de 469307 en novembre à 461986 en décembre  2015, soit une baisse de 4%. Pour soutenir les actions humanitaires d’urgence, environ 4,5 milliards de FCFA sont octroyés. L’annonce a été faite par Aurélien Agbénonci, coordonateur humanitaire de OCHA lors d’un point de presse tenu, le mardi dernier.

Le coordonateur humanitaire, Aurélien Agbénonci, a relevé qu’environ 2,3 millions de personnes en Centrafrique ont, aujourd’hui besoin d’une assistance humanitaire d’urgence « La sécurité alimentaire s’est fortement détériorée en un an. Plus de 586.000 personnes sont touchées par l’insécurité alimentaire en Centrafrique suite à la crise militaro-politique », a expliqué le coordonateur humanitaire.

Pour répondre à ces exigences humanitaires, un appui d’environ 4,5 milliards de FCFA est offert par le Fonds Commun Humanitaire afin d’apporter un soutien aux personnes affectées « ces Fonds aideront les organisations humanitaires à fournir de l’eau potable et l’assainissement, la gestion des sites des déplacés, l’accès à l’éducation et aux services sanitaires, alimentaires et nutritionnels », a énuméré Aurélien Agbénonci.

Le coordonateur humanitaire a fait savoir que les ONG bénéficiaires de cet appui sont celles qui ont présenté des rapports d’activités fiables et crédibles« nous ne pouvons plus donner des Fonds qui sont non remboursables à des humanitaires incertains. C’est une réponse à des personnes en situation difficile et il s’avère important que cet appui atteigne ces vulnérables », a-t-il suggéré.

Selon les chiffres de OCHA, environ 451 986 personnes vivent dans la précarité en Centrafrique.

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LES HABITANTS DU 5E ARRONDISSEMENT SALUENT LA PRESENCE DES FACA DANS LE SECTEUR

Les éléments des Forces Armées Centrafricaines (FACA) sont désormais présents dans les quartiers du 5e  arrondissement de Bangui. Cette présence est très bien appréciée par les habitants qui affirment se sentir de plus en plus en sécurité.

Les éléments des Forces Armées Centrafricaines (FACA) ont érigé plusieurs check-points dans le 5ème arrondissement pour fouiller les véhicules, les motos et les personnes. La présence de ces forces est saluée par les habitants.

Jérémie Blanchard Zembrou, commerçant au marché Yassimandji est satisfait de la présence des éléments FACA dans les quartiers « je suis très satisfait par le retour des éléments des FACA dans mon secteur. Je suis tout proche de leur base et nous constatons que l’ordre règne actuellement au niveau du quartier Yassimandji. Je vends maintenant les produits jusqu’aux environs de 20 heures », a-t-il expliqué.

Gervais Ngoayet, candidat aux élections législatives dans le cinquième arrondissement de Bangui salue cette initiative prise « après quelques jours de présence, j’ai constaté que la sécurité revient de plus en plus. J’encourage l’initiative prise par le ministère de la défense nationale pour avoir remis les choses dans l’ordre », a-t-il salué.

Saint-Esprit Komassé, habitant de quartier Basse-Kotto note qu’avec le retour des FACA, il y a une différence « avec le retour des FACA, nous avons constaté un réel changement. Ils connaissent bien la profondeur des quartiers et donc ils font mieux que les forces internationales », a-t-il indiqué.

Les éléments de Faca sont déployés dans le 5ème arrondissement depuis le 27 Janvier 2016.

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LA CAMPAGNE ELECTORALE POUR LES LEGISLATIVES TOUJOURS TIMIDE DANS L’ARRIERE PAYS

La campagne électorale pour les élections  législatives, lancée le 30 janvier 2016, n’est  pas effective  dans plusieurs villes de province. Les activités liées à cette période sont timides dans les villes de Batangafo, Berberati, Nzako, Birao, Nola et Bangassou.

A Berberati, la campagne a pris du retard «  seuls les Quartiers Généraux (QG) des candidats sont ouverts tous les jours. Les candidats sont encore à Bangui pour des raisons financières », a indiqué Jean Claude Yapongo, correspondant du RJDH à Berberati.

C’est le même constat à Batangafo « l’Autorité Sous préfectorale des Elections a organisé une sensibilisation à l’intention des représentants des candidats sur le respect du code de bonne conduite. En dehors de cette activité, il n’y a pas de mouvement par rapport à la campagne», a fait savoir Justin Singa, le correspondant du RJDH dans cette ville.

« L’on  a constaté l’absence total de la campagne électorale dans la ville, bien que la date de la campagne est lancée officiellement le 30 janvier 2016. Les QG des candidats sont ouverts, mais il n’y a pas des militants qui battent  campagne en ce moment », a confié Ousmane Mahamat, préfet de la Vakaga joint au téléphone par le RJDH.

C’est à Bangassou que la campagne a commencé à se faire sentir.  Selon  Victor Komas, correspondant du RJDH dans la région, certains candidats sont arrivés et ils commencent à organiser des manifestations. Selon la même source,  « la population de Niakari est dans la psychose suite à la présence des éléments de la LRA de Joseph Konny  qui  empêche  le bon déroulement de la campagne».

A NZacko et Nola, la présence de certains candidats est signalée. Mais rien n’est visible sur le terrain.

La période  de propagande qui a commencé le 30 Janvier dernier prendra fin le 12 févier 2016. Les électeurs se rendront aux urnes le 14 février 2016 pour le 1er tour des législatives et le second tour de la présidentielle.

 

********  RJDH  *******

 

HISTOIRE QUI ME FAIT RIRE : LE CHAT ET LA SOURIS  

février 5, 2016

Un beau soir, du vendredi 29 janvier 2015, à 17 heures 45 minutes, le chat poursuit une souris. En courant, la souris, très maline, entre dans une église par un petit trou et se croit sauver.

Désolé, le chat passe par la persienne.

Tous deux (2) se trouvent désormais dans l’église.

En tremblant, la souris lui dit : « Ici, c’est le temple du Christ. On ne se tue pas, car il a dit, aimons-nous les uns et les autres ».

Calmement, le chat répondit : « c’est ici qu’on mange le corps du Christ. Donc, je ne vais pas laisser le tien ».

A l’instant même, un chrétien entre pour allumer la bougie. En voyant le chat face à face avec la souris, ce dernier a …

******* Hervé-Benjamin LANGOSSENGUE ********

 

Perturbation de la circulation sur l’avenue des Martyrs : et pour cause, la grogne des etudiants boursiers

février 5, 2016

Du mercredi 03 au jeudi 04 février 2016, la circulation était perturbée sur l’avenue des Martyrs à Bangui, pendant la matinée de ces deux (2) jours. Et pour cause, il y avait grogne des étudiants boursiers de l’Université de Bangui qui ont fait une descente musclée sur l’une des plus grandes avenues de Bangui la capitale, et surtout la plus fréquentable. Et ce, pour réclamer de l’Exécutif de la transition et par le truchement du ministère de l’Enseignement Supérieure et des Recherches Scientifiques, le versement immédiat de leurs neuf (9) mois d’arriérés de bourse, au titre de l’année Universitaire 2014-2015.

Même si leur réclamation était fondée et justifiée, nous osons dire que le fait pour ces étudiants manifestants de s’en prendre violemment aux véhicules des particuliers, des ONG humanitaires nationales et internationales, des organismes internationaux, est un acte d’incivisme et de barbarie qui ne les honore, ni les grandit. Car ils ont franchi le rubicond dans le cadre de leur grogne, réclamant le versement immédiat de leur neuf (9) mois d’arriérés de bourse.

Sous d’autres cieux, c’est un acte criminel susceptible de poursuites judiciaires et de condamnation à l’encontre de leurs acteurs. Il y a des institutions de la transition auprès desquelles, ces étudiants boursiers ont le droit de s’y rapprocher pour faire entendre leur cause. Donc, ça ne sert à rien de perturber la circulation routière, en s’en prenant violemment à tout véhicule qui passe. Mais pour gagner quoi par la suite ? Méditons en ensemble.

L’Association Nationale des Etudiants Centrafricains (ANECA) a du travail à faire pour conscientiser et moraliser les étudiants et étudiantes sur leurs droits, mais surtout aussi sur leurs devoirs envers toute la nation. Car ailleurs, le monde a évolué et les mentalités ont changé. Pourquoi pas en RCA ?

Le Petit YEKOA

 

Joseph Bindoumi aux F.E.T.A : « prenez votre mal en patience et attendez le programme DDRR »  

février 5, 2016

Le ministre Joseph Bindoumi de la Défense Nationale, de la Restructuration de l’Armée, des Anciens Combattants et Victimes de Guerre, a réagi sur les ondes de la radio Ndéké-Luka, le mardi 02 février 2016, suite à la plainte de cent soixante neuf (169) FETA (Formation Elémentaire de Toutes Armes) de l’ex-coalition Séléka, réclamant leur incorporation dans les Forces Armées Centrafricaines (FACA).

A en croire ces FETA, « nous avions reçu des formations militaires et à la fin, des numéros de matricule. De ce fait, nous devrions être incorporés dans les FACA. Malheureusement, nous sommes abandonnés à notre triste sort depuis deux (2) ans, et nous ne comprenions rien ».Mais pour le ministre Joseph Bindoumi, « je ne maîtrise pas votre dossier, bien qu’étant informé que quelques éléments de la Séléka auraient été formés dans quatre (4) centres d’instruction du pays. Mais ces formations n’étant pas terminées pour être complètes, on leur a attribuer des numéros de matricule ». Et le ministre Joseph Bindoumi de dire ses quatre (4) vérités  en ces termes : « l’accord de principe d’engagement sur le DDRR du Forum National de Bangui (FNB) concerne tous les groupes politico-militaires. Donc ces 169 FETA de l’ex-coalition Séléka n’ont qu’à patienter et attendre le programme DDRR ».

Nous osons dire que le moment n’est pas opportun pour ces FETA de réclamer leur incorporation dans les FACA. Et ce, pour plusieurs raisons fondées et justifiées. D’ailleurs, qui les avait recrutés ? Qui les avait formés ? Surtout qu’à cette époque, l’Armée Nationale avait disparu au fort de la crise, face à la barbarie des combattants de la Séléka. N’oublions pas que tous évoquent la question de restructuration de nos FACA, car très tribalisées et politisées par les régimes des feus présidents : André Kolingba, Ange Félix Patassé, et celui du déchu président François Bozizé. En plus, le Conseil de Sécurité de l’ONU vient à peine de prolonger d’un an l’embargo sur l’importation d’armes et des munitions à destination de la RCA. Si aujourd’hui, les FACA ne sont pas encore totalement réhabilitées pour être redéployées sur l’ensemble du territoire national, comment peut-on parler d’incorporation des combattants des forces non conventionnelles dans les FACA ? Cela dépasse tout entendement humain.

 

Le Petit Yékoa

 

RCA: A KAGA-BANDORO, LES ARMES N’ONT PAS COMPLETEMENT DISPARU

février 5, 2016

Kaga-Bandoro est la préfecture de la Nana-Grebizi, au centre-nord de la Centrafrique, une région qui reste sous contrôle des ex-Seleka. Après l’échec de la tenue du référendum mi-décembre suite à des violences, le représentant spécial de Ban Ki-moon pour la Centrafrique avait déclaré la ville « zone exempte d’armes » et le contingent de la Minusca sur place avait renforcé les contrôles. Un mois et demi plus tard, Kaga-Bandoro est-elle vraiment devenue une ville sans arme ?

Pour le maire de Kaga-Bandoro, nommé il y a trois mois, la consigne de l’ONU n’est pas vraiment respectée : « On a entendu à la radio que Kaga-Bandoro était sans arme. Mais les gens se promènent toujours avec leurs armes et en tenue. »

Il confirme toutefois que la tension a beaucoup baissé depuis mi-décembre. Pour ce qui est du centre-ville en journée, on constate que de petits groupes d’ex-Seleka sont bien présents, notamment aux abords des bâtiments administratifs. Mais les éléments aperçus étaient presque tous en civils et sans armes visibles.

Selon les habitants, c’est surtout la nuit que les armes ressortent. Mohamed, musulman, habite un quartier à majorité chrétienne : « L’autre jour, dans la nuit, les Seleka sont venus chez moi pour braquer. Il y en avait un qui avait une kalachnikov et un autre des machettes. Ils ont forcé la porte et je leur ai dit en arabe que les gens étaient en train de dormir. Là, ils m’ont dit que leur frère arabe habitait ici et ils sont partis. Si j’avais été chrétien, je ne sais pas ce qu’ils m’auraient fait. »

Dans le camp de l’évêché aussi, les armes sont souvent cachées, mais bien présentes. Les représentants des déplacés se plaignent de la présence nocive de certains ex-combattants anti-balaka. La semaine dernière encore, une rixe entre deux d’entre eux a fait un blessé à l’arme blanche.

RFI

 

La UNE et L’Éditorial de Julien BELA : ELECTIONS DE DERNIERE CHANCE

février 4, 2016

 

CM N°2155 du Jeu. 04 Fev. 2016.Le peuple centrafricain revient de très loin, après une grave crise militaro-politique qui a chamboulé les fondements de la République et ébranlé toutes les institutions. La RCA est au fond d’un gouffre profond. De l’autre, la transition est chancelante, médiocre, incompétente. D’où la ferme conviction de la Communauté internationale que seules des élections crédibles, justes, transparentes, peuvent fournir des interlocuteurs valables. Et ce, après le consentement de toute la classe politique, à la sortie du Forum National de Bangui.

Tous les Centrafricains ont adhéré au processus électoral en s’inscrivant très massivement sur les listes électorales. Les Centrafricains ont compris à demi mot le bien fondé de ces scrutins, d’où cette mobilisation générale sur l’ensemble du territoire national. Malgré l’insécurité qui rugit, ils sont allés se faire enregistrer à presque deux millions (2.000.000). C’est la première surprise agréable réservée par le peuple centrafricain à la Communauté internationale. C’est un message fort au monde entier.

Il y a eu trente (30) candidats pour la présidentielle. Les trois quart (3/4) ont reconnu leur fair-play. Deux (2) partis, trois (3) indépendants ont déposé des requêtes  auprès de la Cour Constitutionnelle de Transition (CCT). Ce qui est normal dans toutes les élections à travers le monde. Mais le dernier mot revient à la CCT. Les requêtes ayant été rejetées pour insuffisance de preuve, il faut avoir présent à l’esprit la souffrance, la misère, la pauvreté qui accablent le peuple centrafricain. Malheureusement, certains sont allés très loin pour chercher à retourner le couteau dans les plaies encore béantes. C’est un cinglant désaveu populaire qui a accueilli cette manifestation de la rue, dénuée de tout fondement. Dans l’état actuel du pays, ne faut-il pas transcender les intérêts égoïstes, le « moi » ? Les leaders politiques doivent s’aligner sur la même longueur d’onde que le peuple. Ce premier mandat de cinq (5) ans, n’est qu’une véritable transition pour remettre les institutions de la République en place, restaurer l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du pays. Celui qui gagne doit rassembler ses frères au chevet de la RCA malade, voire très malade. Il n’y a donc pas à s’inquiéter de son lendemain.

Le programme Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR) est la priorité des priorités, pour permettre aux groupes armés de reprendre une vie normale. C’est un programme très lourd et étalé dans l’espace et  le temps. Imbu de légitimité populaire, le nouveau chef d’Etat prêtera une oreille très attentive aux attentes des groupes armés. C’est avant tout notre pays, à nous tous. D’ici l’investiture, les groupes armés ont tout le temps de mûrir leur réflexion, d’approfondir les débats pour une sortie honorable du pays de cette crise. Ce qui est bien pensé, s’énonce également bien. L’unité, la réconciliation et la cohésion nationales sont les maîtres mots qui gouvernent et gouverneront ce quinquennat de résurrection de la nation centrafricaine.

Ce n’est donc pas la fin du monde. Les vraies élections se préparent maintenant pour 2021. Ayons un peu d’égard pour ce peuple meurtri et mort plus qu’à moitié et qui dit : « pitié, pitié, pitié ». Faites un tour au sein du monde rural pour voir comment vivent vos frères en dessous du seuil animal, c’est inhumain, sans compter les populations déplacées aux prises à la fraîcheur piquante de la saison sèche. Les présentes élections ne sont que des parenthèses de renaissance.

 

Julien BELA    

 

HISTOIRE QUI ME FAIT RIRE

février 4, 2016

HISTOIRE QUI ME FAIT RIRE

LE CHAT ET LA SOURIS

Un beau soir, du vendredi 29 janvier 2015, à 17 heures 45 minutes, le chat poursuit une souris. En courant, la souris, très maline, entre dans une église par un petit trou et se croit sauver.

Désolé, le chat passe par la persienne.

Tous deux (2) se trouvent désormais dans l’église.

En tremblant, la souris lui dit : « Ici, c’est le temple du Christ. On ne se tue pas, car il a dit, aimons-nous les uns et les autres ».

Calmement, le chat répondit : « c’est ici qu’on mange le corps du Christ. Donc, je ne vais pas laisser le tien ».

A l’instant même, un chrétien entre pour allumer la bougie. En voyant le chat face à face avec la souris, ce dernier a …

******* Hervé-Benjamin LANGOSSENGUE ********

 

 

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