Skip to content

BABACAR GAYE MET LA CHARRUE AVANT LES BOEUFS

juillet 3, 2015

« Il n’y aura pas de désarmement avant les élections. Nous ferons tout pour que les armes se taisent durant les opérations électorales … », dixit le général Babacar Gaye, patron de la Minusca et représentant du Secrétaire Général des Nations-Unies en Centrafrique. Cette déclaration de Babacar Gaye lors de la conférence de presse hebdomadaire de la Minusca, ce mercredi 1er juillet 2015 est claire, précise et nette. Le Centrafricain lambda ne peut l’interpréter autrement. Le général Gaye a mis la charrue avant les bœufs.

Pour ces élections couplées d’octobre-novembre 2015, deux voix discordantes se sont faites entendre. Les conseillers Nationaux de Transition ont pour leur part conditionné la tenue effective des élections au désarmement des combattants de tous les groupes armés non conventionnels. Babacar Gaye a coupé l’herbe sous les pieds des Conseillers Nationaux en leur faisant clairement savoir que les élections se tiendront avant le désarmement, non pas le désarmement avant les élections. « Qui paie, commande », dit un adage. Comme les opérations électorales sont entièrement prises en charge par la Minusca, Babacar Gaye a raison d’avancer un tel propos ou du moins, de s’imposer comme il se doit à qui veut l’entendre.

La RCA, à vrai dire, n’est plus un Etat souverain, ni indépendant. C’est un Etat à la solde onusienne et française. Les élections couplées de l’an 2015 sont vraiment imposées par les Nations-Unies. Cette accalmie précaire observée ça et là par les responsables onusiens en Centrafrique ne permet pas l’organisation des élections crédibles, transparentes et démocratiques. Des élections apaisées dont les résultats seront acceptés par tous ne peuvent être organisées dans de pareilles circonstances. Mais comme la RCA est sous tutelle de l’Organisation des Nations-Unies (ONU), un caporal, un commandant, un colonel, un général peut donner des ordres à ses subordonnés, à ses hommes de rang qui doivent absolument les exécuter. Comme les Centrafricains sont des hommes primitifs, les hommes de Cro-Magnon ou de Neandertal qui ne réfléchissent pas ou qui ne peuvent prendre des décisions engageant la vie de leur pays, d’autres individus le font à leur place. Avons-nous vraiment des hommes politiques, des dirigeants capables ? Nous regretterons amèrement feu empereur Bokassa 1er, paix à son âme, et feu président Ange-Félix Patassé. Ces deux (2) ex-président centrafricains ont eu le courage, la détermination de dire non aux futurs colonisateurs. Qui des hommes politiques centrafricains aura délié sa langue un jour pour s’opposer à ceux qui nous dictent leur loi ?

Nous attendons la réaction de la classe politique centrafricaine, de celle de la Société civile. Mais nous osons croire que les valets de ces puissances occidentales sont prêts pour dire oui, oui à la déclaration de Babacar Gaye. Et que dira aussi l’ANE ? Pourra-t-elle organiser ces élections dans cette insécurité ?

Quant à l’Exécutif de la transition, nous pensons qu’elle va s’aligner coûte que coûte derrière cette déclaration. D’ailleurs, un ministre de la transition avait déclaré, nous citons, « qu’il pleuve ou qu’il neige, les élections auront bel et bien lieu aux dates indiquées ».

Donc sur ce point, nous n’avons pas de commentaires à faire. Que les armes se taisent durant les opérations électorales comme la prédit Babacar Gaye. Seule la fin du processus lui donnera raison. Nous observerons et suivrons de bout en bout l’évolution et le déroulement des élections couplées de 2015. Mais à notre humble connaissance, le général Babacar Gaye a mis la charrue avant les bœufs en disant que, les élections auront lieu avant le désarmement.

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

LA DOUCE VERITE SUR LE MIEL : ses Effets sur la composition du sang

juillet 3, 2015

 C’est l’idée que les aliments ne sont que la somme des nutriments qu’ils contiennent.

Connaissez-vous le terme « nutritionnisme » ?

Le nutritionnisme est un piège où tombent beaucoup de passionnés de nutrition : à force d’étudier au microscope les antioxydants, acides aminés, vitamines, acides gras, et leurs effets sur la santé, ils finissent par oublier que l’aliment consommé entier a des effets spécifiques qui vont au-delà de ce que fait chacune des molécules présentes à l’intérieur.

Les aliments bruts naturels ne peuvent être découpés en molécules bien répertoriées.

Ils contiennent des substances variées, dont certaines sont connues et d’autres restent mystérieuses, qui dépendent de leur mode de culture, et qui peuvent affecter la santé de manières qui n’ont pas encore été découvertes. De plus, les interactions entre les nutriments sont très mal connues, surtout qu’elles dépendent du moment où vous mangez, avec quel accompagnement, quelle cuisson, etc.

Ainsi, les fruits ne sont pas de simples sacs de fructose et d’eau, les noix de sont pas de simples coques remplies d’acides gras oméga-6, et le miel n’est pas un simple mélange de fructose et de glucose.

Le miel est plus que du fructose liquide

De nombreuses personnes se méfient du miel car il est très riche en fructose. Certains nutritionnistes vont même jusqu’à dire qu’il n’est pas meilleur que le sucre blanc.

Il est vrai que 40 % environ du poids total du miel est représenté par le fructose.

Le fructose est un sucre qui se transforme facilement en graisse dans le foie. Très utilisé par l’industrie agroalimentaire qui produit du fructose à bon marché à partir du maïs et du blé (sirop de blé), on attribue aujourd’hui au fructose une forte responsabilité dans la montée de l’obésité et du diabète.

Toutefois, manger du fructose ajouté dans des aliments industriels n’est pas la même chose que manger du miel riche en fructose.

Le miel est un authentique aliment naturel qui a été accessible aux êtres humains tout au long de leur histoire. Il mérite de figurer sur nos tables et d’être mieux connu.

L’origine du miel

Les abeilles butinent les fleurs pour y collecter le nectar, un liquide riche en sucre, qu’elles stockent dans leur jabot et rapportent à la ruche.

La fabrication du miel a lieu à l’intérieur de la ruche. C’est une activité collective qui consiste à avaler, digérer et régurgiter le nectar, de façon répétée, en l’expulsant de la voie digestive.

Après quelques cycles de ce type, le nectar est transformé en miel, puis chauffé par l’activité des abeilles pour en faire évaporer l’excès d’eau. Sa composition et ses propriétés nutritionnelles dépendent de l’origine du nectar, et donc des fleurs qui sont à proximité de la ruche.

La composition habituelle du miel est la suivante :

  • Le sucre représente 82 % de son poids
  • 30 à 50 % de fructose, les miels les plus liquides ayant la teneur la plus élevée en fructose
  • Contient de petites quantités de vitamines et de minéraux
  • Contient un mélange varié d’antioxydants
  • Contient du péroxyde d’hydrogène (eau oxygénée, très oxydant et antiseptique)
  • Contient des enzymes, des acides organiques, des acides aminés et des peptides.

Le miel contient de nombreux composants rares et intéressants pour la santé

Plus de 4000 études scientifiques ont été faites sur le miel.

Elles ont montré qu’il a des propriétés cicatrisantes et antibactériennes lorsqu’il est appliqué sur la peau. Il agit contre une soixantaine de germes et contre certaines souches de bactéries multirésistantes aux antibiotiques. Il peut particulièrement être utilisé contre les infections à E. Coli, Staphyloccocus aureus, Helicobacter pylori et Salmonella.

Ses vertus proviendraient d’abord de sa composition : acide, il empêche les bactéries de se développer, d’autant plus qu’il est capable d’attirer et absorber l’eau dont elles ont besoin pour vivre. Il contient aussi du peroxyde d’hydrogène (antiseptique et antifongique), ainsi que des défensines, des peptides capables d’inhiber la croissance des germes, et surtout des flavonoïdes et de nombreuses enzymes qui détruisent les micro-organismes en les « digérant ».

Le miel est donc une substance vivante hautement active et il n’est pas étonnant qu’il puisse servir à lui seul de traitement contre de nombreuses maladies dans le domaine des infections ORL, des infections gastro-intestinales et des infections cutanées.

Effets du miel sur la composition du sang

Maintenant, quand vous mangez du miel, vous vous rendez bien compte qu’il s’agit d’un produit extrêmement riche en sucre et en calories. Il est normal que vous vous demandiez si cela ne risque pas de vous faire grossir, d’augmenter votre taux de sucre sanguin et votre taux de triglycérides.

Une étude sur ce sujet a été réalisée auprès de 48 personnes diabétiques. Vous serez sans doute heureux d’apprendre que celles qui ont mangé de miel pendant 8 semaines ont perdu du poids et ont vu baisser leur taux de triglycérides et de cholestérol total.

Cependant, leur taux de HbA1c (un marqueur du taux de sucre sanguin) avait augmenté, ce qui est mauvais.

Une autre étude sur trois types de personnes : en bonne santé, diabétiques, ou souffrant d’hyperlipidémie (trop de graisse dans le sang) a révélé que le miel :

  • Augmente moins la glycémie que le dextrose (glucose) et le saccharose (sucre de table, chimiquement formé de molécules de glucose associées à du fructose)
  • Réduit le taux de protéines C-réactives, un marqueur de l’inflammation et du risque cardiaque
  • Réduit le taux de cholestérol et de triglycérides
  • Réduit aussi le taux d’homocystéine, un autre marqueur sanguin associé au risque de maladie cardiovasculaire.

Les antioxydants dans le miel

Le miel non traité contient une abondance d’antioxydants variés qui pourraient avoir des implications majeures pour la santé. De façon générale, la consommation d’antioxydants dans le régime alimentaire est associé avec une meilleure santé et un risque plus faible de maladie.

Deux études sur les êtres humains ont révélé que la consommation de miel d’acacia augmente le taux d’antioxydants dans le sang.

Choisissez un miel sombre

Nous sommes naturellement attirés par la couleur dorée du miel, et nous avons tendance à penser qu’un miel bien clair ou même blanc est meilleur.

Il est vrai que le miel de lavande, par exemple, très clair et crémeux, est exquis.

Toutefois, le contenu du miel en antioxydants peut varier de 1 à 20. En général, les miels les plus sombres, comme le miel de châtaigner, sont supérieurs aux autres sur un plan nutritionnel.

En Amérique du Nord, c’est actuellement le miel de sarrasin du Canada qui est le plus recherché pour ses vertus thérapeutiques. Brun et dense, épais et typé, le miel de sarrasin dégage des arômes et des senteurs de bois et de terre, même si sa première odeur est relativement discrète.

Mais en réalité, il s’agit d’un produit traditionnellement purement de chez nous. Il était jadis couramment produit en Bretagne et dans l’Ouest de la France. C’est lui qui donnait du caractère aux pains d’épices traditionnels et faisait partie des emblèmes de la Bretagne. Malheureusement, il fut victime de la raréfaction de la culture de cette céréale. (la suite ci-dessous)

Que penser du miel de manuka ?

J’ai recommandé il y a quelques temps le miel de manuka pour ses vertus antibactériennes et cicatrisantes : de nombreuses études, y compris cliniques, ont montré que ce miel permet de réduire la durée de cicatrisation, de réduire le nombre de récidives, etc.

Cependant, le succès commercial du miel de manuka, produit en Nouvelle-Zélande, fait grincer des dents certaines associations d’apiculteurs français. Ils expliquent aujourd’hui que si les mêmes études avaient été faites avec des miels locaux (thym, romarin, acacia, lavande, etc.), les résultats auraient sans doute été identiques.

Problème : autant le gouvernement néo-zélandais a consenti à investir dans les recherches sur le miel de manuka, autant il y a peu d’études comparables réalisées sur les miels français.

Toutefois, les arguments développés paraissent convaincants. Il semblerait que le prix du miel de manuka soit fortement exagéré, et que ses vertus thérapeutiques pourraient même être inférieures à celles des autres miels !

Miel : seulement si vous n’avez pas de tendance au diabète

Devez-vous manger du miel ? C’est à vous de le décider et, comme dans la plupart des autres questions de nutrition, cela dépend.

Cela dépend du type de miel : son index glycémique peut aller de faible à élevé.

Mais cela dépend surtout de vous :

Si vous êtes en bonne santé, actif, et n’avez pas de tendance au diabète, le miel sera bon pour vous s’il est consommé avec parcimonie (au petit-déjeuner par exemple).

En revanche, les personnes en surpoids et qui ont déjà tendance à manger beaucoup de sucreries et glucides (pain, pâtes, pommes de terre, pâtisseries) devraient plutôt éviter le miel autant que possible. Mais à choisir entre une énorme cuillerée de miel et une poignée de bonbons, c’est sans aucun doute le miel qui vous fera le moins de mal !

Lorsque vous faites de la pâtisserie, pensez à remplacer le sucre par du miel. C’est une excellente alternative qui donnera un parfum supplémentaire, plus riche, une texture plus fondante, et apportera son lot d’antioxydants.

À votre santé !

Jean-Marc Dupuis

« pas de DDRR avant les élections couplées de 2015 » dixit Amadou Touré, porte-parole de la Minusca

juillet 3, 2015

C’est l’essentiel de la substance tirée de la conférence de presse hebdomadaire annoncée par le responsable de la Minusca, du mercredi 1er juillet 2015 à Bangui. Pour cette-fois-ci, il est question pour ces responsables de la Minusca d’éclairer la lanterne de l’opinion nationale sur les délicats problèmes du Désarmement, de la Démobilisation, de la Réinsertion et du Rapatriement (DDRR) des éléments des groupes armés non conventionnels, et du rapatriement des combattants étrangers, y compris la tenue des élections couplées d’octobre-novembre 2015 en RCA.

Selon Amadou Touré, porte-parole de la Minusca, « il n’y aura pas de DDRR avant la tenue des élections couplées de 2015. Toutefois, des dispositions sont déjà prises pour mettre en marche le programme du pré-DDRR des combattants, bien avant la tenue de ces élections couplées. Le pré-DDRR devrait se faire par les casque bleus, appuyés par les Forces de Défense et de Sécurité Intérieures (FDSI) sur toute l’étendue du territoire national ». Et Amadou Touré de conclure en ces termes, « c’est pourquoi j’exhorte les FDSI de faire montre de leur professionnalisme et de leur patriotisme, en se mettant au-dessus de leurs régions et ethnies lors des opérations du pré-DDRR des combattants des groupes armés ».

N’oublions pas que le pré-DDRR est l’une des recommandations pertinentes du Forum National de Bangui, tenue du 04 au 11 mai 2015. C’est aussi pour ramener la sécurité sur l’ensemble du territoire national en garantissant la libre circulation des personnes et des biens à l’intérieur du pays. Nous osons même croire que le pré-DDRR est l’une des conditions indispensables pour aller à des élections couplées dans un environnement sécurisé, dans un esprit apaisé pour que celles-ci (élections) soient véritablement libres, transparentes, crédibles et démocratiques, et que leurs résultats puissent refléter réellement le choix fait par les électeurs centrafricains dans le vote de leurs futures dirigeants politiques (président de la République et les députés de la nation).

Mais à seulement trois (3) mois de l’organisation effective du 1er tour de ces élections couplées, le programme pré-DDRR va-t-il être bouclé avant ? C’est la problématique qui se pose avec plus d’acuité en termes de temps, c’est-à-dire de la durée de l’ensemble des différentes opérations de ce programme DDRR. Les responsables de la Minusca n’ont-ils pas perçu cet aspect combien important du programme pré-DDRR ? « Qui veut aller loin, ménage sa monture », dit un sage diction populaire.

 

Le petit Yekoa

La Minusca se désengage du processus du DDRR : s’agit-il de la fuite de responsabilité ?

juillet 3, 2015

 

RCA. « Il n’y aura pas de désarmement avant les élections ». C’est ce qu’avait déclaré l’un des responsables de la Minusca, monsieur Amadou Touré, lors d’une conférence de presse, animée ce mercredi 1er juillet 2015. Grande fut la surprise de tout Centrafricain lambda d’écouter un tel propos sur les ondes de la radio Ndeke-Luka. Et pourtant, l’une des tâches qui incombe à la Minusca est le désarmement des groupes armés non conventionnels. Que devient la résolution 2127 du Conseil de Sécurité des Nations-Unies ? Pourquoi aller si vite aux élections si le contexte actuel du pays ne le permet pas ? L’Autorité Nationale des Elections (ANE) a du plomb dans l’aile.

La Minusca, l’autre jour avait fait savoir lors de sa conférence de presse hebdomadaire « qu’elle est entrain de se mobiliser à travers une série de tournées organisées pour le programme DDRR ». Jusque-là, l’on ne sait avec exactitude ce que la Minusca avait obtenu comme résultat. S’agit-il d’un problème financier ou d’une fuite de responsabilité ? Le souci actuel de toute la population, demeure le Désarmement, la Démobilisation, la Réinsertion et le Rapatriement (des combattants étrangers), de tous les groupes armés non conventionnels avant d’aller aux élections groupées. Un simple processus de pré-DDRR ne suffira pas, vu l’état des choses. L’achèvement des travaux du Forum National de Bangui, le 11 mai 2015, en dit long. La journée du vendredi 26 juin 2015 dans le 3ème arrondissement, est un son de cloche, non seulement pour l’ANE, mais aussi pour l’ensemble du peuple centrafricain et de l’exécutif de la transition. À la moindre chose, le pays sera à nouveau à la merci des seigneurs de guerre. Voilà comment les élections sont entrain de s’annoncer en RCA.

Le responsable de la Minusca dans ses propos a fait savoir que « le délai ne permet pas de procéder au DDRR avant d’aller aux élections ». Et pourtant, c’est depuis fort longtemps que l’on ne cesse de parler de la condition sécuritaire comme seul moyen permettant de tenir les élections dans la quiétude. Où étaient les responsables de la Minusca quand on criait du jour au lendemain ? Les élections de 2015 sont considérées comme les élections de dernière chance. C’est pourquoi, il est nécessaire que nos autorités se ressaisissent pour mener le bateau électoral à bon port. La Minusca doit se réveiller de son sommeil pour sécuriser l’ensemble du processus électoral. Le pays a trop souffert. Ces élections doivent être crédibles, transparentes et démocratiques pour un retour définitif à l’ordre constitutionnel en RCA, après la fin de la transition du régime de Catherine Samba-Panza.

Bénistant Mballa

Les choses se clarifient pour les élections de 2015 en RCA : le code électoral est enfin approuvé

juillet 3, 2015

Le code électoral amendé, a été approuvé par acclamation par les Conseillers Nationaux, après avis de la Cour Constitutionnelle de Transition, le mardi 30 juin 2015. C’est pour signifier que les candidats et candidates seront désormais en mesure de connaitre leurs statuts avant d’aller déposer leurs dossiers de candidature auprès de l’ANE. Voilà l’un des défis à relever par l’Autorité Nationale des Elections (ANE). Le code électoral approuvé par les conseillers nationaux va permettre aux Centrafricains de prendre connaissance de la qualité des candidats et candidates qui pourront être retenus pour les élections couplées. Le Centrafricain lambda est appelé à prendre connaissance de l’ensemble du contenu du code électoral afin de déterminer qui de ces candidats remplit les critères fixés par le code électoral.

L’expérience a toujours démontré que la majeure partie de la population centrafricaine ne s’intéresse pas aux textes du code électoral, car l’analphabétisme aidant. La principale préoccupation des Centrafricains demeure la période des campagnes électorales pour bénéficier des tee-shirts, des savons, du sucre, sel, pagnes… Après tout, c’est cette même population qui se dit être trompée par les candidates et candidats à la présidentielle et aux législatives. A qui la faute ? Le code électoral détermine les conditions d’éligibilité pour être candidat et candidate à ces élections couplées. C’est donc une possibilité offerte à tout citoyen, quelque soit son sexe, sa religion, son ethnie, son rang social, de connaitre la valeur intrinsèque de chaque candidat ou candidate. Si nous ne le faisons pas, qui va le faire à notre place ?

Le moment est venu pour faire un bon choix afin de sauver le visage de notre pays relégué au dernier rang. Il existe actuellement plus d’une soixantaine de partis politiques en RCA. C’est le moment tant attendu pour connaitre qui est qui, qui est le véritable fils ou fille du pays, soucieux de l’avenir de son peuple. N’attendons pays que des hommes politiques véreux et manipulateurs viennent nous tromper pour des intérêts égoïstes et personnels. L’expérience qu’avaient démontrée les habitants du 3ème arrondissement de Bangui lors du lancement officiel du recensement électoral, le vendredi 26 juin 2015 à l’école Koudoukou, est un « mal nécessaire ». Car, il appartient aux Centrafricains de botter hors de la RCA tous les hommes politiques assoiffés du pouvoir pour assouvir leurs intérêts égocentriques, partisans et ethniques, au grand dam de ceux du peuple tout entier. Laissons le peuple Centrafricain gérer ses affaires. A tous les électeurs, lisez le code électoral pour mieux vous informer sur la qualité des candidats et candidates à ces élections couplées.

 

Bénistant Mballa

« le deficit de communication et le decalage des operations du recensement sont les causes de manque d’engouement des electeurs »

juillet 3, 2015

 L’un des rédacteurs de votre journal préféré « Centrafric Matin », s’est rendu au centre d’enregistrement de l’Ecole Centre Filles et Garçons, sise dans le 1er Arrondissement de Bangui, le jeudi 02 juillet 2015 aux environs de 12 heures, pour palper du doigt les réalités concernant le déroulement de l’inscription des électeurs sur les listes électorales.

Dès son entrée dans l’enceinte dudit centre, il a aperçu trois agents recenseurs vêtus en tablier de couleur bleue-ciel avec inscription en blanc « Autorité Nationale des Elections (ANE) » et bien installés de droite à gauche comme suit : une présidente, un rapporteur et son adjoint, tous deux des jeunes hommes. Après les civilités, il leur a présenté sa carte de presse et le mobile de sa visite. La présidente a pris cette carte presse pour vérification et transcription dans un registre avec tous les détails qui y figurent. Ce n’est qu’après qu’il avait entamé des conversations avec cette équipe des agents recenseurs.

Pour ces derniers, « le déficit de communication et le décalage des opérations du recensement électoral sont les causes de ce manque d’engouement des électeurs à venir s’inscrire sur les listes électorales. Nous avions commencé le mercredi 1er juillet 2015, de 08 heures à 16 heures. Mais nous sommes arrivés au centre une heure d’avance, c’est-à-dire 07 heures pour tout arranger et nous préparer à recevoir les électeurs. Pour la journée du mercredi 1er juillet 2015, nous avons enregistré au total 43 électeurs, et pour cette journée du jeudi 02 juillet 2015, 22 électeurs aux environs de 12 heures. Pour le moment, nous ne sommes pas confrontés à des difficultés. Seulement, certains électeurs ne savent pas qu’il faut se munir d’une pièces d’identité pour se faire recenser. D’autres désorientés sont venus ici pour se faire inscrire, mais nous les avons orientés dans leur arrondissement respectif pour de plus amples renseignements. Nous espérons qu’au fur et à mesure, les choses vont s’améliorer ».

A la sortie de notre rédacteur, il a croisé un homme qui entrait pour se faire inscrire sur la liste électorale.

 

                                                                                       Le Petit YEKOA         

DISCOURS DE SON EXCELLENCE MONSIEUR ALEXANDRE FERDINAND N’GUENDET PRESIDENT DU CONSEIL NATIONAL DE TRANSITION A LA CLOTURE DE LA SESSION EXTRAORDINAIRE CONSACREE A L’EXAMEN DES AMENDEMENTS AU CODE ELECTORAL

juillet 3, 2015

 Après un six(6) jours de travaux, le Conseil National de Transition clôture aujourd’hui la session extraordinaire consacrée à l’examen des amendements à la loi n° 13.003 du 13 novembre 2013 portant Code Electoral de la République Centrafricain.

C’est l’occasion pour moi de remercier, encore une fois, nos invités pour leur participation à la présente cérémonie.

Et c’est aussi le bon moment, je crois, de féliciter sincèrement l’ensemble de mes collègues Conseillers Nationaux, pour le travail qu’ils ont accompli au cours de cette session : un travail diligent qui permettra au pays de disposer d’un Code Electoral adapté aux exigences des futures élections générales.

Notre session a été consacrée aux modifications à apporter au Code Electoral en respect du principe du parallélisme des formes.

Nous avons profité de ce moment pour appeler l’attention du Gouvernement et l’organe de gestion des élections sur les obstacles qui jalonnent le chemin des élections et la nécessité pour eux à tout faire pour que ces questions trouvent des réponses judicieuses.

Le Conseil National de Transition a joué son rôle et personne ne peut le lui reprocher car la mission du parlement est de servir d’aiguillon au Gouvernement. Le parlement doit toujours veiller au respect de l’intérêt général à travers les mises en gardes et autres propositions qu’il adresse au pouvoir exécutif.

Si nous voulons bâtir demain une République Centrafricaine plus forte, plus unie, capable de prendre en charge ses problèmes, il nous faut dès aujourd’hui apprendre à nous parler entre nous car, un pays dans lequel les gens se parlent pas, ne se disent pas la vérité est un pays qui va vers l’abime.

Donc, notre souci concernant le réalisme du chronogramme des élections, la nécessité pour le Gouvernement à s’impliquer davantage dans la préparation des élections, en particulier le concours financier conséquent qu’il doit apporter dans la proportion de ses obligations, le budget des élections qui doit être revu pour qu’il soit soutenable s’inscrit dans l’ordre normal des choses.

Tout cela étant dit, je reste convaincu que nous fournirons des efforts pour tenir le pari des élections.

Pour en revenir à notre session, comme je viens de le dire, elle a trait à la révision du Code Electoral.

En effet, le Gouvernement avait saisi le Cadre de Concertation aux fins de consulter les principales parties prenantes au processus électoral sur les difficultés que posent l’application de certaines dispositions du Code électoral au regard des diverses contraintes de mise en œuvre des opérations électorales.

Un projet de Loi portant dérogation à certaines dispositions de la Loi n°13.003 du 13 novembre 2013 a été confié pour examen et approbation au Cadre de Concertation qui, du 20 au 21 juin 2015 a organisé à Bangui une session à cet effet.

Le projet comporte :

  • Des modifications au Code Electoral déjà adopté par le Conseil National de Transition et approuvées par la Cour Constitutionnelle de Transition,
  • Les ajustements demandés par la Cour Constitutionnelle de Transition suite à sa saisine par le Gouvernement sur la conformité des premières modifications à la Charte Constitutionnelle de Transition,
  • Des propositions de l’Autorité Nationale des Elections et validées par le Comité stratégique de Suivi du Processus Electoral.

Et c’est l’ensemble de ces ajustements, approuvés par le Cadre de Concertation, qui a été soumis à l’examen du Conseil National de Transition à l’exception de la question du vote des réfugiés qui n’a pas recueilli le consensus nécessaire et que le Cadre de Concertation a décidé de transmettre en l’état au parlement de transition.

Le Conseil National de Transition a accordé une attention toute particulière à l’examen de ces amendements et les a adoptés.

L’examen du projet de loi a aussi mis en exergue, la question du vote des réfugiés Centrafricains qui se trouvent dans les pays limitrophes.

La conclusion du Conseil National de Transition, après débat, est qu’il faut sursoir au vote de ceux-ci et le Conseil National de Transition exhorte le gouvernement à réunir les conditions pour le retour de ces compatriotes.

Tout devra être fait pour que nos compatriotes qui se trouvent aujourd’hui dans cette situation puissent participer aux élections futures.

Mesdames et Messieurs,

Je vais m’arrêter là en souhaitant que notre pays connaisse la paix pour permettre le bon déroulement des opérations électorales.

Oui, l’effort de retour à la paix doit se poursuivre grâce à l’appui de la Minusca et des Forces Armées Centrafricaines qui sont remobilisées et qui commencent un travail remarquable.

Le chemin du retour à la paix est long mais nous devons ensemble persévérer pour ramener la quiétude dans nos villes et villages, la sécurité des personnes et des biens, la liberté d’aller et venir.

Je souhaite à chacune et à chacun de vous, mes chers collègues Conseillers Nationaux, un bon retour dans vos foyers et une intersession de satisfaction et de sérénité.

Prêchez la paix là où vous serez !

Prêchez la réconciliation entre les filles et les fils de Centrafrique !

Sensibilisez nos concitoyens à participer massivement aux opérations de recensement électoral pour qu’ils aient la possibilité d’élire, dans les mois à venir, leurs députés et Président de la République !

Expliquez- leur que nous devons tous participer au processus électoral pour permettre le retour de la République Centrafricaine à la légalité constitutionnelle, c’est-à-dire un pays aux autorités élues qui ont la responsabilité de relever le défi de la reconstruction et du développement.

Sur ce, je déclare clos les travaux de la session extraordinaire consacrée à l’examen des amendements au Code Electoral.

Que Dieu bénisse la République Centrafricaine et son peuple.

Je vous remercie de votre aimable attention.

Suivre

Recevez les nouvelles publications par mail.

Rejoignez 33 autres abonnés