Skip to content

  UNE REUNION ORGANISEE PAR LA DIRECTION DE L’INFORMATION PUBLIQUE DE LA MINUSCA, BOYCOTTEE PAR LES PROFESSIONNELS DES MEDIAS 

mai 23, 2016

La direction de l’information publique et de la communication de la MINUSCA, a convié les professionnels des médias (presse écrite, radio, télévision et blog), à participer à un groupe de réflexion sur le travail de la MINUSCA, mercredi 18 mai 2016 aux environs de 13 heures. Une occasion qui aurait dû permettre aux journalistes centrafricains de cracher toutes les vérités aux responsables de la MINUSCA sur les relations qu’ils entretiennent depuis lors avec cette institution basée en RCA. Malheureusement, ce n’était pas le cas, car les journalistes ont eux mêmes boycotté cette belle occasion.

Selon Madame Fabienne Pompey, animatrice de ce groupe de réflexion : «  j’ai quitté les Etats-Unis, pour me rendre d’abord au Congo, où j’ai travaillé dans ce même sens sur la MONUSCO. Je suis ici à Bangui pour quelques semaines, pour faire le même travail… ». Nous espérons que madame Fabienne Pompey est en quelque sorte la porte-voix des journalistes, car à la fin de sa mission, des rapports seront sans doute établis, pouvant éclairer les plus hauts responsables des Nations-Unies.

Dès le début de ce travail, un questionnaire composé de six (6) pages fut distribué aux journalistes. Dans ce questionnaire, toutes les interrogations qui touchaient les journalistes étaient là. Il y avait même certaines places réservées pour des commentaires. Il suffit que les journalistes prennent leur temps sérieusement pour dire et cracher toutes les vérités, en remplissant ce questionnaire. Hélas, les journalistes ont jugé utile d’emprunter un autre chemin, celui d’un sabotage. ont-ils trouvé quoi par la suite ? Il faut savoir prendre ses maux en patience. Le litige qui oppose les journalistes de la « Synergie des Médias » à la MINUSCA et au PNUD, ne concerne pas tous les journalistes centrafricains. Les journalistes ont tous une vision commune, celle de répondre à l’obligation du public à travers la diffusion de l’information. Mais ce sont les moyens qui nous font défaut. Malgré tout, cela ne nous empêche de faire notre travail. Aurélien Agbénonci est parti avec un sombre et triste souvenir de la presse privée. Ce 18 mai 2016, c’est encore le comble de l’incivisme, de la sauvagerie et de l’indélicatesse face à la MINUSCA. Est-il impossible de rencontrer les hauts responsables de la Minusca et du PNUD ? Où va la presse privée ?

Nous avons autant d’organisations professionnelles (L’UJCA, le GEPPIC, l’ARC, l’AFPC), qui peuvent se réunir et fixer un jour ou elles convient les responsables de la MINUSCA et PNUD et discuter ensemble pour trouver des solutions. Le comportement affiché est indigne d’un journaliste et déshonore la profession en RCA.

 

Bénistant MBALLA

 

 

 

 

 

EDUCATION NATIONALE : LA LISTE DES ADMIS AU BACCALAUREAT EST-ELLE UN DOCUMENT TABOU OU ESOTERIQUE ?

mai 23, 2016

Des élèves en classe de terminale, ont été informés par leurs collègues admis au BAC 2014-2015, qu’ils sont sur la liste des admis. Il faut adresser une demande au Directeur du Service des Examens et Concours pour autoriser les recherches. Les demandes sont nombreuses. Malheureusement, le directeur en charge des listes des admis au BAC, est resté indifférent, insensible. Les cadres du ministère de l’Education Nationale sont des éducateurs, des pères d’enfants. Les collaborateurs du directeur ne comprennent pas une telle attitude vis-à-vis des enfants, des adolescents, que l’on dit être l’« avenir du pays ».

S’il y a une Direction des Examens et Concours au ministère de l’Education Nationale, comment comprendre que de tels cadres, véritables goulot d’étranglement du système éducatif, puissent rester en poste. Les parents de ces élèves qui veulent avoir le cœur net, mais ils sont frustrés, meurtris dans leurs âmes. A quoi sert l’Association des Parents d’Elèves (APE) ? Ces élèves vont passer les épreuves du BAC 2015-2016, alors que certains sont déjà admis. Le chef de l’Etat, le Premier ministre sont des enseignants, donc des éducateurs. Ils doivent autoriser urgemment la liste des admis au Bac pour que ceux dont l’admission au Bac 2014-2015 est confirmée, ne puissent pas composer pour le Bac 2015-2016. C’est triste d’avoir de tels cadres au sein du ministère de l’Education Nationale. La haine, la méchanceté, sont incompatibles avec la qualité d’éducateur.

Le chef de l’Etat, le Premier ministre et le ministre de l’Education Nationale, doivent voler au secours de ces élèves : « quand on a proclamé le Bac 2014-2015, je n’ai pas suivi mon nom. Ce sont mes collègues admis qui m’ont informé que mon nom figure bien sur la liste des admis. On n’a demandé d’écrire au directeur. Ce que j’ai aussitôt fait. Mais à ce jour, aucune réponse m’autorisant à vérifier la liste. J’ai aussi vu beaucoup de demandes demeurées sans suite. C’est triste, c’est malheureux, c’est frustrant. Nous sollicitons le secours des plus hautes autorités pour nous sortir de cette impasse ».

Cet élève a requis l’anonymat pour préserver son avenir. La balle est désormais dans le camp du ministre de l’Education Nationale, du Premier ministre et du chef de l’Etat. C’est horrible ! C’est méchant !

Jean-Max DELOUGA

 

SUR QUEL PIED DANSE LE PROGRAMME DDRR EN RCA ?       

mai 23, 2016

Il y a de cela, plus de trois (3) semaines que le programme Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR), fut lancé. Certains groupes politico-militaires, qui veulent réellement la paix y ont adhéré sans condition. Bien avant le lancement de ce programme, le chef de l’Etat, Faustin- Archange Touadéra, avait reçu à tour de rôle au Palais de la Renaissance les leaders des groupes armés pour qu’ensemble, un point d’entente soit établi. Nous espérons que l’initiative du chef de l’Etat, concernant le programme DDRR, va permettre à tous les politico-militaires de déposer définitivement les armes, et réintégrer la vie sociale. Malheureusement, tel ne semble pas être le cas de la situation que nous vivons en ce moment.

En l’espace d’une semaine seulement, la situation sécuritaire devient de plus en plus sombre. Les véritables ennemis de la paix veulent coûte que coûte remettre le pays à feu et à sang. Tel est le cas de la ville de Bouca où des peulhs armés, assimilés aux éléments des ex-Séléka, ont attaqué des civiles, faisant des victimes, tout en incendiant des  dizaines de maisons. C’était le même son de cloche à Paoua et à Kaga-Bandoro, en allant vers la ville des Mbrés. Que veulent réellement les politico-militaires, fauteurs de trouble en RCA ? Ont-ils vraiment le sens du patriotisme ? Nous ne le pensons pas. La dernière perche tendue à la RCA pour une sortie définitive de la crise demeure le désarmement. Mais à l’allure où vont actuellement les choses, nous sommes obligés de poser la question suivante : sur quel pied danse le programme DDRR en RCA ? Il revient aux groupes armés qui ne veulent plus de la paix d’éclairer la lanterne du peuple centrafricain à ce sujet.

Si le programme DDRR échoue, la RCA sera exposée à toutes sortes de terrorismes. Le groupe islamique Boko Haram est déjà à la porte de la RCA, notamment au Tchad et au Cameroun. La moindre erreur suffit pour qu’il fasse son entrée sur notre territoire. Or, si les groupes armés arrivent à déposer les armes, cela va permettre à tout le monde de contrôler même son plus proche voisin, pour connaître qui est qui et qui fait quoi quotidiennement. Nous demandons simplement à ces groupes armés récalcitrants de suivre comme les autres groupes armés cette logique qui est le DDRR, qui vient à peine d’être lancé. « Il y a un temps pour faire la guerre et un temps faire la paix », et « la paix n’a pas de prix », dit-on.

Les élections qui viennent à peine de terminer, avec l’installation à la tête du pays, de nouvelles autorités, démocratiquement élues sont les fruits d’une longue souffrance dont le peuple centrafricain était victime pendant plus de trois (3) ans. Le gouvernement mis en place par le premier ministre, Simplice Sarandji représente les seize (16) préfectures de la RCA.

Une chose est certaine. Que tous les groupes armés qui ne veulent plus faire la paix comprennent qu’on ne construit jamais un pays, ni faire la paix avec les armes. Le dialogue demeure l’unique moyen de résoudre les différends. La RCA restera toujours une et indivisible. Il n’y’aura jamais un Etat dans un Etat où chacun peut décider comme bon lui semble. L’Etat souverain, c’est ce que le peuple centrafricain à lui-même choisit dans les urnes. Il est hors de question que les va-t-en-guerre continuent de rendre la vie pénible à la population qui a tant souffert pendant trois (3) années.                   Bénistant MBALLA

 

 

LES DEPLACES DU SITE M’POKO VIVENT DANS DES CONDITIONS PITOYABLES ET INDECENTES

mai 23, 2016

Depuis leur entrée dans le site M’Poko, sis dans le 8ème Arrondissement de la ville de Bangui, le 05 décembre 2013, suite à l’assaut des Anti-Balaka contre la nébuleuse coalition Séléka, les déplacés vivent dans des conditions pitoyables et indécentes. Et surtout que ce site est très proche de l’aéroport international de Bangui la capitale, baptisé « Aéroport Bangui-M’Poko ». Il ne faut pas aussi perdre de vue que nous sommes entrés déjà dans le premier mois de la saison des pluies en RCA. Allez-y donc comprendre le reste.

Selon l’un des délégués des déplacés de ce site, qui a requis l’anonymat, « jusqu’aujourd’hui, il y a plus de 25.000 déplacés (enfants, jeunes, femmes, hommes et personnes de troisième âge) qui y vivent dans des conditions pitoyables et indécentes.  Les plus touchés sont les habitants des 3ème et 5ème arrondissements de la ville de Bangui. Ce sont les plus vulnérables, car leurs biens et maisons ont été saccagés et incendiés. Et c’est grâce aux aides et assistance multiformes de différents organismes et ONG comme le HCR, la CICR, le PAM, l’ACTED, le MSF, l’UNICEF … que survivent les déplacés. Ces divers organismes et ONG ont leurs domaines d’intervention spécifiques. Et c’est l’ONG Première Urgence (PU) qui coordonne les activités de ce site, mais elle ne remplit pas bien sa tâche, en s’enrichissant sur le dos des déplacés. Un adage populaire dit ceci : « le malheur des uns fait le bonheur des autres ». Et c’est le cas qui se passe actuellement au site M’Poko.

Depuis quelques mois, les déplacés n’ont reçu aucune assistance alimentaire, ni matérielle, ni financière. Si bien qu’ils ne vivent que par la grâce divine et ne savent à quel saint se vouer pour avoir gain de cause. Les responsables de la PU en s’enrichissant sur le dos des déplacés, ne veulent pas entendre parler de leur retour dans leurs quartiers respectifs. Il en est de même pour ACTED en charge de la salubrité et de l’assainissement au niveau de ce site. Il y a treize (13) zones bien reparties mais l’insalubrité y est de mise. On peut estimer à mille cinq cent vingt sept (1527) déplacés par zone, et pour deux(2) latrines seulement. Ce qui va obliger certains déplacés d’aller se soulager dans la brousse. Imaginez ce qui pourra advenir par la suite sur la santé de la population environnante

C’est pourquoi nous lançons un SOS au gouvernement de mettre rapidement en œuvre le programme DDRR des groupes armés afin de créer les condition de sécurité et de paix, pour permettre notre retour dans nos domiciles respectifs. Car, nous avons aussi droit à une vie décente comme tous les autres centrafricains ».

Eu égard à tout ce qui précède, gageons que le gouvernement Sarandji fera de son mieux pour rappeler à l’ordre ces ONG humanitaires œuvrant en RCA, au strict respect des lois de la République dans l’accomplissement de leurs différentes missions. Dans le cas contraire, nous osons dire que leur place n’est  pas en RCA. Car , « nul n’est au-dessus  des lois de la République ».

 

Petit YEKOA

 

MLCJ : COMMUNIQUE FINAL

mai 23, 2016

 

REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

MOUVEMENT DES LIBERATEURS CENTRAFRICAINS POUR LA JUSTICE

(M.L.C.J)

Droit – Justice – Paix

 

Ref : ……/MLCJ/PR/2016.               PRESIDIUM DE L’ASSEMBLEE GENERAL

Tél : 72 81 03 95                                           TENUE A BIRAO

         75 44 71 16

 

COMMUNIQUE FINAL

 

Le Mouvement des Libérateurs Centrafricains pour la Justice (MLCJ), groupe politico-militaire basé dans le Nord-Est, précisément à Birao Centre, Ouadda-Djallé et les Frontières de TISSI avec le Tchad et AMDA FOCK avec le Soudan, s’est réuni en Assemblée Générale le 15 Mai 2016 à Birao en présence de plusieurs invités conviés pour la Circonstance notamment les autorités locales (Préfet et Sous-préfet), la Société Civile, la Confession Religieuse, la MINUSCA et d’autres organismes internationaux dont le Centre pour le Dialogue Humanitaire (CDH).

Une Centaine de Cadres et Officiers dudit mouvement dont les COM-ZONES des différentes bases étaient aussi présents à cette Assise.

Plusieurs points sont débattus durant cette rencontre entre autres, le compte rendu des rencontres du Président du MLCJ, Monsieur Gilbert TOUMOU DEYA avec le Chef de l’Etat, le Professeur Faustin Archange TOUADERA dont l’Assemblée a pris acte. Des remaniements techniques sont également opérés au sein du Bureau politique, de l’Etat Major et des zones militaires.

Le désarmement, la paix, le développement, la prise en compte de différentes revendications des combattants du MLCJ, à   savoir la construction des infrastructures de base (les Ecoles, les Hôpitaux, les routes, l’eau potable et la sécurisation  de  la population  civile  etc.)  ont  été  les  points  saillants  des interventions.

Un geste symbolique de dépôt des armes est programmé quelques jours après cette rencontre.

Ensuite, deux (02) recommandations fortes sont assorties à l’issue de ladite rencontre, à savoir des poursuites judiciaires contre :

– Monsieur ABAKAR SABONE, Président démissionnaire du MLCJ depuis 2011, mais qui continue d’usurper et de s’enrichir au nom du mouvement, malgré qu’il se trouve actuellement dans son village natal à MOUNDOU au TCHAD ;

– Le Colonel SERVICE alias LAPADJO, Commandant de détachement des FACA à Birao en 2011, pour arrestations arbitraires et tortures de certains responsables du MLCJ ayant entrainé la mort pour certains, des inaptitudes pour d’autres, puis l’emportation des 310 (Trois Cent Dix) armes des éléments du MLCJ et 15 (quinze) motocyclettes dont 4 (quatre) seulement pour les éléments et le reste pour des civiles, en violation de l’Accord de Paix signé par le MLCJ en 2008 à Libreville au Gabon avant le Dialogue Politique Inclusif également en violation des Droits de l’Homme.

– Toutefois, l’Assemblée Générale recommande que ces armes soient prises en compte dans le nouveau programme DDR-R/RSS et les motos soient restituées. Un appel à la vigilance et à la sécurité dans la VAKAGA en général et la ville de Birao en particulier, des tournées dans les divers sites par le Président du MLCJ sont prévus avant la fin de sa mission.

– Au demeurant, le Collectif des Officiers du MLCJ, réuni autour du Président au cours de cette assise, décide de soutenir le nouveau Président de la République dans l’aboutissement du programme DDR-R/RSS en
vue du retour de la cohésion sociale et de la paix dans notre cher et beau pays, la RCA.

– Le MLCJ appelle tous les groupes armés à privilégier la voie de la paix, en optant pour le Dialogue et non les armes pour la sécurité, la libre circulation des personnes et des biens afin de favoriser le retour des déplacés internes et externes dans leurs foyers respectifs.  

 

Fait à Birao, le 16 Mai 2016

 

Le Président du Présidium                                Le Rapporteur Général

 

 

 

Col. NORDINE MAHALBA                        ABDEL AMIDE Grâce à Dieu

 

 

 

 

Pour le Bureau Politique

 

 

DEPECHE RJDH-RADIOS COMMUNAUTAIRES

mai 23, 2016

05 ALLIES DE TOUADERA AU SECOND TOUR NOMMES A LA PRESIDENCE

Cinq anciens candidats à la présidentielle et soutiens de Touadéra au second tour font partie du cabinet présidentiel dont la liste a été publiée dans la soirée du mercredi.

Jean Willybiro Sako, Fidèle Gouandjika, Jean Baptiste Koba, Stanislas Moussa-Kembe et Régina Konzi Mongot, sont les cinq candidats malheureux à la dernière présidentielle, que Touadéra a nommés dans son 1er cabinet. Deux sont ministres conseillers spéciaux et trois ministres conseillers.

Jean Willybiro Sako 0,82% à la dernière présidentielle est nommé ministre conseiller spécial, coordonateur au DDR, à la RSS et la réconciliation nationale.  Fidèle Gouandjika, l’un des tous premiers soutiens de Touadéra au second tour, devient ministre conseiller spécial chargé des relations avec les organisations nationales avec ses 1,25% au premier tour de la présidentielle. Jean-Baptiste Koba ayant obtenu 0,20% lors du 1er tour de la présidentielle, est nommé ministre conseiller chargé des investissements. Stanislas Moussa-Kembe, avant dernier du 1er tour de la présidentielle avec 0,17% est désormais ministre conseiller chargé de la diplomatie. Régina Konzi Mongot, seule femme candidate lors de la dernière présidentielle qu’elle perd avec 0,58% va conseiller le président en matière de réconciliation nationale.

Sur les huit postes de ministre conseillers à la présidence, Faustin Archange Touadéra a réservé cinq à ses alliés dits proches. Le très convoité programme de DDR, considéré comme vache à lait en Centrafrique, n’échappe à l’entourage restreint de Touadéra. C’est le très respectueux Willybiro Sako, considéré comme l’un des hommes propres proches de Touadéra qui est appelé à le gérer. De sources autorisées, d’autres soutiens seront appelés dans les organes déconcentrés chargés de piloter ce processus DDR.

 

Faustin Archange Touadéra a déjà réussi à placer à des postes clés dix de ses anciens challengers et soutiens au second tour. Trois sont entrés au gouvernement, un est devenu président du nouveau parlement centrafricain, un autre est nommé à la mairie de Bangui et cinq deviennent aujourd’hui ministres conseillers à la présidence.

La volonté du nouvel homme fort de Bangui de récompenser ces alliés est de plus en plus perceptible. Une dizaine d’allié (candidats malheureux) est toujours en attente.

Le nouveau cabinet présidentiel est composé de vingt deux membres contre 27 sous Catherine Samba-Panza.

****************

UNE FEMME ENCEINTE ECHAPPE A UN VIOL DES HOMMES ARMES A KABO

Une femme enceinte a échappé à une tentative de viol orchestrée par des hommes armés assimilés aux ex-Séléka. L’acte a eu lieu le mercredi dernier dans la ville de Kabo.

De sources bien informées, la femme âgée de 35 ans a été torturée par ses bourreaux. Elle a confié avoir échappé au viol auquel ses agresseurs s’apprenaient à la soumettre. Un parent de la victime contacté par le RJDH est revenu sur les circonstances de l’incident en ces termes « les malfrats étaient au nombre de trois, tous habillés en tenue militaire. Ils avaient fait irruption dans la concession pour tenter de violer la femme qui est enceinte de huit mois. Face à la résistance de la victime, ils l’ont torturée ».

La victime a été transférée à l’hôpital de la ville où elle reçoit des soins médicaux. Le RJDH n’a pas pu entrer en contact avec le responsable des ex-Séléka de Kabo mis en cause dans cette affaire. De sources locales, ces hommes armés ont quitté leur camp proche de la gendarmerie depuis que l’affaire a éclaté.

Les exactions attribuées aux ex-Séléka se sont multipliées ces derniers temps à Kabo, ce malgré la présence des forces onusiennes.

***********

LA MINUSCA RECONNAIT LA HAUSSE DES VIOLENCES DANS LE PAYS

Le porte-parole de la Minusca, Vladimir Monteiro a déclaré lors de la conférence de presse hebdomadaire de ce mercredi, la hausse des violences dans le pays. L’organisation a documenté plus de 30 cas au courant de la semaine dernière.

Vladimir Monteiro annoncé la documentation de plus de trente violations des droits de l’Homme la semaine dernière, « la Minusca a pu vérifier et documenter 36 violations et abus des droits de l’Homme, avec au moins 77 victimes dont 7 femmes et 6 mineurs à Bangui et à l’Intérieur du pays. Il s’agit d’une hausse par rapport à la semaine précédente. Des sources concordantes, il ressort que les auteurs présumés sont les ex-Séléka de l’UPC, du FRPC mais aussi des agents de la police », a-t-il fait savoir.

Le lieutenant Konseiga Salafou, porte-parole de la police de la Minusca a fait le point de la situation dans l’arrière-pays en ces termes « relativement calme à Bangui, la situation sécuritaire a connu une vive tension entre les groupes armés à Ndélé, les incursions d’hommes armés à Bossangoa avec l’incendie du village Bossoukpa. A Kaga-Bandoro, les conflits entre éleveurs et agriculteurs ont fait huit morts  et 4 blessés. Nous avons enregistré un cas d’enlèvement, deux cas de séquestration, un corps retrouvé, un blessé par balle, quatre cas de viols sur mineur, une attaque à main armée, deux braquages. Nous avons saisi environ 2kg de cannabis et une grenade ».

Cependant, Vladimir Monteiro est revenu sur le programme de réduction de la violence qui selon lui va aider à minimiser ces cas« les opérations de profilage se poursuivent à Bangui et ses environs. 893 ex-combattants ont été enregistrés. Ce vendredi, au village Sékia, nous allons enregistrer au moins 500 ex-combattants. A Paoua, le MPC et la RJ ont accepté de respecter le désarmement pour prendre part au programme de réduction des violences », a relevé Vladimir Monteiro.

Plusieurs groupes armés ont fait parlés d’eux depuis la mise en place du gouvernement dans lequel le nouveau président n’a pas souhaité appelé les leaders de ces groupes.

 

***** RJDH ******

 

RCA : Un employe MSF tue lors d’une embuscade

mai 23, 2016

Amsterdam/Bangui, 19 Mai 2016 -MSF outré par le meurtre d’un collègue

Médecins Sans Frontières (MSF) condamne, dans les termes les plus forts, l’embuscade contre son équipe en République centrafricaine (RCA), au cours de laquelle un de ses employés a été tué.

Mercredi 18 mai 2016, un convoi MSF, composé de deux véhicules bien identifiés avec du personnel et des patients, a été arrêté par des hommes armés à Kouki, village situé à 82 kilomètres au nord de la ville de Bossangoa. L’équipe a été contrainte de quitter les véhicules, avant que les individus ne soient dépouillés. Un des chauffeurs a été tué au cours de l’incident, qui a duré plus de quarante minutes.

«Il est inacceptable que notre équipe médicale et ses patients aient été attaqués en fournissant des soins médicaux d’urgence dans la région», dit Michelle Chouinard, chef de mission MSF en RCA. « Il est scandaleux que l’un de nos collègues ait été tué au cours d’un tel incident. L’équipe de MSF et ses patients ont été harcelés, ils ont reçu des menaces verbales et des coups de feu ont été tirés près de leurs têtes ».

A la suite de cet incident, MSF a été contrainte de suspendre ses activités médicales humanitaires dans la région. La suspension sera levée quand MSF recevra des garanties suffisantes pour la sécurité de son personnel et l’acceptation de ses activités médicales et humanitaires. « Les travailleurs humanitaires doivent être protégés dans l’exercice de leur mission dans les zones touchées par la violence », dit Chouinard.

MSF continue de recueillir des informations sur les circonstances de l’incident et ne fera aucun autre commentaire jusqu’à ce que tous les détails soient confirmés. MSF demande à la police et aux autorités locales de mener une enquête complète sur cet incident et que les agresseurs soient traduits en justice. MSF est choquée et profondément attristée par cet incident. MSF transmet ses sincères condoléances à la famille de notre défunt collègue.

MSF a commencé à fournir des soins médicaux gratuits en République centrafricaine (RCA) en 1997, à un moment où les taux de mortalité dans certaines régions étaient cinq fois au-dessus du seuil d’urgence. Dans les années suivantes, la RCA a continué à faire face à une situation d’urgence médicale prolongée. La crise politique et un regain de violence qui ont secoué le pays depuis 2013 ont aggravé la situation médicale : 72 pour cent des établissements de santé du pays ont été endommagés ou détruits. En réponse à la récente crise, MSF a doublé la taille de son intervention médicale, et gère 17 projets dans le pays. Actuellement, un Centrafricain sur cinq est déplacé, soit au sein de la RCA ou au-delà des frontières du pays  (vivant en tant que réfugiés dans les pays voisins).

Contacts : +236. 75.11 59 81

                               72.52 16 71

 

Suivre

Recevez les nouvelles publications par mail.

Rejoignez 43 autres abonnés