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DJOTODIA N’EST PAS SERIEUX : « LES POPULATIONS DU NORD SONT CONSIDEREES COMMES DES ANIMAUX »

mars 13, 2015

Djotodia est un chef de guerre de la pire espèce. Et pourtant, il a été chef d’Etat, fut-il de transition. Djotodia étale au grand jour son inculture politique. Un homme doué de raison et de bon sens ne ferait pas une telle déclaration. Avant l’invasion du pays par la nébuleuse Séléka, tous les Centrafricains jusqu’aujourd’hui, ont reconnu le bien fondé de la révolte des Séléka, à savoir « la marginalisation des régions de Vakaga, Bamingui-Bangoran, Haut-Mbomou, Haute-Kotto ». Une chose est sûre, aucune région n’est plus avancée, plus développée que d’autres, notamment la capitale Bangui. C’est une question de très mauvaise gouvernance, un concert qui ronge la RCA depuis quarante (40) ans. L’humilité aurait dû amener Djotodia à reconnaître d’abord son échec lamentable et cuisant, et à présenter ses excuses, voire demander pardon au peuple centrafricain. Dire aux populations du Nord que « leurs porte-flambeaux n’ont pu les représenter dignement. Qu’ils ont tué et détruit le pays, pire que vous les autres régimes… »

Djotidia était un chef de d’Etat figuratif, car les chefs de guerre, les généraux, les colonels en faisaient à leur tête. Chacun tuait, violait, pillait, détruisait à sa guise. Tout le monde était président dans sa zone de juridiction. Les mercenaires soudanais, Ndjandja-Wide, tchadiens se sont évaporés dans la nature avec les butins, car ils étaient les plus forts. La Séléka constituée de Centrafricains est restée sur le carreau, malheureuse, plus démunie que jamais. Les véhicules, plus de vingt mille (20.000) ont pris la direction du Tchad, du Darfour, du Soudan, d’autres se retrouvent au Mali. Les meubles, les biens de la présidence, les ordinateurs de l’administration, ceux des particuliers, les motos, les postes téléviseurs, les congélateurs, les frigidaires, les banques, rien a été épargné. Les archives de l’Etat, dont les Etat-civils dans toutes les communes, les écoles, les hôpitaux, les biens des sociétés d’Etat et des parapubliques, tous ont été vampirisés.

La vie humaine n’avait aucune valeur, aucun sens. Des charcutiers humains ont envahi le pays comme des criquets qui dévorent les plantations. Nous avions cru que Djotodia et la coalition Séléka voulaient le pouvoir pour bâtir une République digne de ce nom. Dans quel pays au monde peut-on ménager une telle horde de tueurs patentés, avec des méthodes horribles dignes du paléolithique supérieur. Djotodia au lieu d’une fuite en avant, doit reconnaitre ses limites, son incapacité avérée de mettre de l’ordre dans les rangs de ses troupes. Des incultes, analphabètes, des ingrats pour tout dire, se sont jetés sur le pays, comme des « barraconda » sur une proie. En quelques mois, le pays est tombé au fin fond du gouffre.

Le 24 mars 2013, Djotodia est-il en mesure de dire qu’un Centrafricain s’est opposé à sa prise de pouvoir ? Bien au contraire, la coalition Séléka a été accueillie les bras ouverts par tous les Centrafricains. Il a formé un gouvernement. Le Conseil National de Transition (CNT) a été mis en place. La CEMAC, la CEEAC l’ont adopté malgré la prise du pouvoir par la force. Mais que s’est-il passé ? Djotodia n’a jamais évoqué les conditions qui ont milité pour son départ. Pourquoi a-t-il été congédié sans protocole, sans ménagement, sans détour ? Une faute avouée, dit-on, est à moitié pardonnée. Djotodia doit reconnaître haut et fort son échec, rentrer dans ses petites bottes pour contribuer à la recherche de la paix en Centrafrique. Qu’est ce que Djotodia a fait en un (1) an pour les populations du Nord dont il se fait le chantre. Rien du tout, si non, qu’il a construit les conditions de l’autodestruction de tout un peuple. S’il a eu le courage de trinquer avec Bozizé son ennemi juré, qu’il ait ce même courage pour faire son mea culpa au peuple centrafricain, au lieu de tenir des propos sectaires. Il n’y a pas de population du Nord, mais des Centrafricains. Les mercenaires ont tué, pillé, violé, détruit, ils sont partis, même s’il y a encore quelques rescapés comme Ali Daras. Ceux-là connaissent déjà leur sort car l’étau se resserre peu à peu autour d’eux. Ils seront cueillis comme des chenilles.

« Malheureusement, la paix n’est pas revenue après mon départ ». Comment asseoir la paix quand depuis leur exil doré, Djotodia et Bozizé tirent les ficelles de la crise à travers leurs chefs de guerre restés fidèles qui ne jurent que par Nairobi ? Depuis qu’ils sont revenus à de bons sentiments, le calme aussi revient peu à peu sur l’ensemble du pays. Depuis que les bourreaux ont compris qu’ils n’ont aucune chance, ils se sont rangés derrière la transition, les choses avancent. Quant au Forum de Bangui, que peuvent apporter Bozizé et Djotodia, ces piètres dirigeants de toute la planète, qui n’ont que la culture de la guerre et rien dans la tête. Est-ce qu’ils ont même le Certificat d’Etude Indigène (CEI) dans leur cursus ? Les Centrafricains ont trop souffert et continuent de souffrir atrocement dans leur âme et leur chair. Ils n’aspirent qu’à la paix, afin d’arranger les ruines de la coalition Séléka. Le discours sectariste n’a plus sa raison d’être. « NZAPA A MOU NA DJOTODIA, NA BOZIZE KANGA NGO BÊ »

Djotodia se préoccupe des statistiques des mosquées détruites. Et les églises et le pays dévasté ? Djotodia, tel qu’on l’a vu ici à Bangui, n’a véritablement rien d’un musulman. Faut-il attiser la haine communautaire, alors que les tensions sont en baisse ? Djotodia n’est pas un homme d’Etat, c’est un aventurier qui veut se servir de l’islam comme tremplin. Peut-on évaluer les dégâts causés par la coalition Séléka ? « Si les Séléka disposent des armes, on va aller les massacrer ». En voilà des déclarations qui peuvent entraîner Djotodia à la Cour Pénale Internationale (CPI). S’agit-il qu’un groupe dépose les armes et que d’autres les conservent ? Qui va aller faire des massacres au Nord et pourquoi ? Les Séléka à Bria, une partie a déposé les armes et a pris goût au travail et la vie est belle. La justice centrafricaine doit poursuivre Djotodia pour incitation à la haine communautaire, entêtement des combattants de la Séléka à ne pas déposer les armes. C’est une haute trahison.               Julien BELA

Le conseil de sécurité, instance mondiale, arrive à Bangui sans trompette, incroyable !

mars 13, 2015

Les Nations-Unies se sont fortement déployées en Centrafrique, dans la crise qui la mine. Ban-Ki-Moon a fait un tour à Bangui pour s’enquérir de la situation et ce, dans une période très chaude. La RCA est en proie à l’insécurité, des têtes tombent toujours, ensuite les élections qui constituent le tournant décisif. Force est de constater que les autorités centrafricaines ont laissé passer une occasion en or ; à Bria, il y a la Sangaris, la Minusca, la Gendarmerie, la police. Tous les seigneurs de guerre qui nous cassent les oreilles, auraient dû être face au conseil de sécurité pour poser leur problème concernant le programme Désarmement, Démobilisation et Réinsertion (DDR) pour avoir gain de cause. Ce qui n’a pas été fait. Heureusement, quelques Séléka étaient là et les Anti-Balaka.

C’était aussi l’occasion d’organiser une marche monstre pour revendiquer l’attachement du peuple centrafricain à la sécurité, à la paix et au développement. Les hommes politiques comme d’habitude, manquent d’imagination et d’anticipation en toute circonstance. Il en est de même des autorités de transition, de la société civile. C’est un groupuscule de femmes qui a eu le bon reflexe au bon moment. C’est bien dommage qu’une telle occasion n’ait été mise à profit pour un marketing national de haut standing. Quand il s’agit de marche pour revendiquer les « dadawan », les carcasses de crocodiles ou des jetons, il faut voir les gens qui gesticulent. Mais l’instinct de survie qui commande le sursaut patriotique n’existe quand un tournant historique comme celui-là se présente. Ce n’est pas parce que les membres du conseil de sécurité doivent rencontrer les autorités de la transition, les leaders politiques et la société civile qu’il faut faire de cette ultime occasion, une société secrète.

Nous espérons malgré tout que l’essentiel a été dit pour l’édification complète des membres du conseil de sécurité. Les entretiens dans « la case du sorcier » porteront fruits pour que les Centrafricains puissent respirer à pleins poumons, un temps soit peu. Il semble qu’il y a une société civile moribonde, pire encore que les partis politiques. En Centrafrique, aucune entité ne se distingue pour servir de locomotive vers le nouveau Centrafrique. Quelle sera la RCA d’ici à 2020, personne ne le sait. Malgré cette crise profonde, l’aveuglette persiste et signe, le pays vogue au gré du vent des humeurs de la Communauté internationale. Qui va réveiller les Centrafricains pour qu’ils prennent leur pays en main ? On tue les trois (03) gendarmes sur l’axe Damara, personne ne réagit, ni les leaders des partis politiques, ni la société civile, ni les autorités de la transition. Est-ce que la vie humaine a encore un sens sacré ? Où allons-nous ?

A propos de la constitution, des contradictions apparaissent. Le candidat à la présidentielle Wilibyro Sacko estime pour sa part que celle de 2004 est plus plausible. Et pourtant le projet de constitution doit passer dans tous les laboratoires pour être tamisé. A-t-on besoin de soulever d’autres débats pour tout remettre en cause ? Ce compatriote a-t-il déjà lu le projet de constitution qui est transmis au gouvernement ? Il faut une constitution centenaire comme ailleurs et non une constitution que chaque régime apporte chez le tailleur pour une coupe sur mesure. Nombre de régimes dans le temps, nombre de Constitutions, c’est trop !

L’instabilité est chronique. En plus la gouvernance est mise à l’écart. Alors qu’il faut une loi contre la corruption et les biens mal acquis, pour baliser la gouvernance qui est à la base de toutes les crises que la RCA a connue. C’est un saut qualitatif pour le conseil national de transition, à l’exemple de celui du Burkina-Faso. Les uns et les autres ont murmuré aux oreilles du conseil de sécurité, nous espérons que l’essentiel a été dit. Quand l’argent est à la porte, les discours sont si enchanteurs qu’on pourrait rêver au paradis terrestre. L’ACFPE dévoile ce qu’il y a lieu de faire des trois (3) milliards. Le plus important est d’atteindre les objectifs. Nous savons que l’argent et les Centrafricains ne font pas bon ménage. La jeunesse a entendu, la jeunesse a suivi les propos de l’ACFPE, pourvu que ça dure. Une chose est de former, une autre est d’embaucher et enfin, qu’il y ait un impact réel sur le pays par la transformation du cadre de vie.

Les autorités de la transition sont dans leur tour d’ivoire, les leaders des partis politiques dans leur petit coin, la société civile muette. Quel est ce genre de pays, alors que l’ « union fait la force ».

 

Julien BELA

Samantha Power, ambassadrice des Etats-Unis auprès du conseil de sécurité es nations-unies

mars 13, 2015

L’Ambassadrice des Etats-Unis d’Amérique, Représentante permanente auprès des Nations-Unies et membre du cabinet du président Obama, a animé un point de presse le mercredi 11 février 2015, à l’hôtel Ledger Plazza à Bangui, à partir de 21 heures, et ceci, lors de la visite du Conseil de Sécurité des Nations-Unies à Bangui.

Dans son propos liminaire, Samantha Power a clairement indiqué à la presse que c’est sa troisième visite en République Centrafricaine, en un an, depuis le mois de décembre. Et qu’elle vient ici en tant que membre du Conseil de Sécurité des Nations-Unies, ainsi que membre du cabinet du président Obama. Elle a souligné par ailleurs que les Etats-Unis feront de leur possible pour le retour de la sécurité en RCA. Elle s’est dit ravie de voir moins de violences à l’encontre des civiles à l’heure actuelle. Elle a réaffirmé l’engagement des Etats-Unis de continuer à appuyer ceux qui ne se sentent pas en sécurité. En ce qui concerne la Minusca, le forum de Bangui et le processus électoral, elle s’est exprimée en ces termes : « je rentre aux Etats-Unis et je tiendrai informer le président Obama pour le renforcement de la Minusca, le soutien au forum de Bangui et au processus en cours ». Elle a évoqué aussi les souffrances qu’endure le peuple centrafricain à longueur de journée, « le peuple centrafricain a beaucoup souffert depuis des décennies. Et ces 14-15 mois, les souffrances ont été brutales ».

Tout en évoquant les souffrances du peuple centrafricain, elle a annoncé la priorité des actions que son pays compte faire très prochainement, « notre souci, c’est d’éduquer les enfants, aider à reconstruire des maisons détruites afin que les gens se remettent après la crise ». En dernier ressort, elle a brossé brièvement ses rencontres avec la présidente de la transition, Catherine Samba-Panza, qui a donné son engagement pour que les élections se tiennent, et ceci avec le concours du Conseil National de Transition de Ferdinand-Alexandre Nguéndet.

Abordant les questions des journalistes sur le soutien que les Etats-Unis apporteront à la RCA, elle a clairement fait savoir que cela dépendra des orientations du gouvernement et de la société civile. Elle s’est aussi adressée aux médias pour leur soutien au processus de sortie de crise, « vous-mêmes en tant que médias, vous avez un rôle à jouer dans ce processus pour que cela aboutisse à de bons résultats. Vous devez encourager une forte implication de la population ».

Quant à ce qui concerne l’aspect électoral, Samantha Power a reconnu la difficile tâche de l’ANE, car tous les matériels électoraux et les administrations publiques ont été détruits lors de cette crise et aussi l’insécurité qui persiste. Pour clore son point de presse, elle a laissé entendre que ce sont les investissements qui sont nécessaires aujourd’hui en Centrafrique afin de préparer la génération future. « Nous verrons avec les Nations-Unies quels sont les investissements qui seront nécessaires », a-t-elle avoué. Dans le domaine des infrastructures routières, elle a signifié que la présence de la Minusca aidera un peu dans les réfections des routes pour faciliter les échanges commerciaux et la libre circulation des personnes et des biens ». Et d’ajouter, « c’est une question politique. Tout dépendra du forum de Bangui, des élections et d’un accord de cessez le feu. Aujourd’hui, il y a plus d’un (1) million de personnes déplacées et nous dépensons énormément nos ressources pour la Minusca, avec l’espoir que ces personnes peuvent rentrer chez eux. Notre préférence, c’est de dépenser nos ressources pour les infrastructures et le peuple au lieu de la Minusca ». C’est en ces termes que Samantha Power a bouclé la boucle de son point de presse.

 

Denis Lougoussou-Ngouvenda

François de Lattre et Ismaël Martins, membres du conseil de sécurité dressent le bilan de leur visite en RCA

mars 13, 2015

Lors d’un point de presse tenu le mercredi 11 mars 2015 à l’hôtel Ledger Plazza aux environs de 20 heures, François de Lattre, Représentant de la France auprès des Nations-Unies et Ismaël Matins, lui aussi Représentant de l’Angola auprès des Nations-Unies, ont dressé brièvement le bilan des rencontres menées au cours de leur visite en RCA.

Dans son propos liminaire, François de Lattre a signifié que c’est un immense plaisir pour lui, pour le co-président, l’ambassadeur de l’Angola et pour l’ensemble du Conseil de Sécurité des Nations-Unies d’être à Bangui. Il poursuit son propos en ces termes : « C’est la première fois que le Conseil de Sécurité se rend en RCA. C’est une question historique pour la RCA et pour nous. Le Conseil de Sécurité voyage peu et cible ses endroits ».

Abordant le thème de ce point de presse proprement dit, il a suggéré qu’ils ont eu trois (3) grands types de rencontres pendant ces moments très nourris. D’abord le Conseil de Sécurité s’est entretenu avec les autorités de transition, en commençant par la présidente Catherine Samba-Panza, ensuite le président du CNT. Il affirme par ailleurs que ces entretiens sont très nourris. Puis avec le dispositif international (Minusca, Sangaris, Eufor-RCA) mis en RCA. Il n’a pas manqué de remercier le Représentant des Nations-Unies en RCA, le général Babacar Gaye, qui était à leurs côtés lors de ce point de presse pour son accueille chaleureux qui a permis aux membres du Conseil de Sécurité et de rendre à Bria pour voir de leurs propres yeux les réalisations tout à fait extraordinaire de la Minusca selon ses propres termes. Et enfin, la 3ème série de rencontres à Bangui et à Bria, leur a permis de rencontrer les responsables clés de la société civile, les acteurs religieux et les responsables des personnes déplacées. Pour François de Lattre, cette visite consiste à porter le poids du Conseil de Sécurité pour la stabilité de la RCA, mais aussi le succès de la transition politique qui passe par les consultations populaires à la base, le forum de Bangui qui débouchera sur les élections que nous souhaitons vivement qu’elles auront lieu à l’été prochain, c’est-à-dire dans les mois de juin-juillet 2015. Il a loué les dynamiques des autorités de transition à l’égard de la sécurité et des acteurs à la paix (société civile), tout en reconnaissant les difficultés qui restent, les défis à surmonter qui sont nombreux, la situation humanitaire qui est grave et la situation sécuritaire qui reste très fragile. Pour clore son propos, voici ce qu’il a dit : « Voilà les messages du Conseil de Sécurité, confiance pour ce grand pays qu’est la RCA, pour le succès de sa transition politique que le Conseil de Sécurité apportera son soutien ». Il a appelé les dirigeants politiques de la RCA à continuer l’œuvre déjà entreprise, à savoir assurer l’organisation des élections à l’été prochain. Et ce sera fondamental pour l’avenir du pays. François de Lattre a promis tout mettre en œuvre pour encourager un soutien financier accru des partenaires au développement en faveur de la RCA. Et d’ajouter, « c’est un message que nous avons reçu et que nous allons porter à nos collègues de la Communauté internationale. Nous allons appeler la Communauté internationale à rester mobiliser au chevet de la RCA ». Et de conclure « l’avenir de ce pays, ça sera la mobilisation des ses fils et filles d’abord, c’est clair ».

Quant au représentant de l’Angola, co-président auprès des Nations-Unies, il a orienté ses propos à l’endroit des médias et leur a demandé de s’impliquer davantage pour la sortie de crise. « Je pense que le processus évolue bien et que la Communauté internationale est au côté des Centrafricains. Nous avons vu que les populations sont divisées. Il faut que la presse fasse son travail, unisse le peuple ».

En réponse aux questions des journalistes sur les dossiers brulants de l’heure, voici ce qu’on dit les deux ambassadeurs : « comptez sur nous et nous comptons sur vous »

FACA : « Nous avons beaucoup parlé avec les autorités de transition. Eumam-RCA, la future force européenne en RCA, contribuera à la réhabilitation des FACA. »

Embargo sur les armes : « La question de l’embargo demande un consensus. Il suffit à l’Exécutif de faire la demande pour obtenir l’exemption. La question de l’embargo est très délicate », a lâché François de Lattre.

Désarmement : « Le désarmement est une nécessité. Les armes doivent être tenues par les gendarmes, les policiers disciplinés. La presse doit désarmer aussi l’esprit des gens », a martelé Ismaël Martins.

Elections : « Les élections sont une priorité. Nous en avons parlé avec la présidente de transition et l’ANE. Nous voulons la tenue des élections à l’été prochain. L’Union Européenne a déjà déboursé dix-huit (18) millions d’euros. La France est en première ligne pour mobiliser des ressources financières », a avoué François de Lattre. « Les résultats de l’accord de Brazzaville étaient bien appréciées par le conseil de sécurité de l’ONU. Les échéances seront respectées. Nous sommes rassurés qu’on va respecter ces échéances. Pour le financement, c’est un problème technique que nous allons trouver des solutions. Ce que nous avons retenu, on tient et on reste dans le délai », a ajouté l’ambassadeur de l’Angola au conseil de sécurité.   LRA : « Le conseil de sécurité va poursuivre des actions contre la LRA. La LRA est sous l’œil des Nations Unies », a conclu Ismaël Martins. Le point de presse des deux ambassadeurs a pris fin à 21 heures.                                       Denis Lougoussou-Ngouvenda

 

Invité Afrique : MICHEL DJOTODIA: «L’ACCORD DE NAIROBI EST UN ACCORD EXCEPTIONNEL»

mars 13, 2015

L’ancien président centrafricain Michel Djotodia s’est très peu exprimé depuis qu’il a quitté le pouvoir en janvier 2014 lors du sommet de Ndjamena. Il reste pourtant le chef de l’ancienne alliance rebelle Seleka et à ce titre l’un des principaux acteurs de la crise actuelle. Ces derniers mois, il a négocié à Nairobi, au Kenya, un accord de paix avec des représentants des milices anti-balaka et avec l’ex-président François Bozizé. Accord rejeté par les autorités de Bangui qui n’y ont pas été associées. Et considéré comme de « nul effet » par les pays d’Afrique centrale. Michel Djotodia, pourtant, persiste à croire que ce texte offre de vraies solutions de sortie de crise pour la Centrafrique. Il l’a redit, dans cette interview exclusive à RFI.

 

RFI : Quel bilan faites-vous de la transition telle qu’elle s’est poursuivie après votre départ ?

Michel Djotodia : Un constat amer, parce que lorsqu’on était à Ndjamena, on me disait que j’étais un obstacle pour un retour définitif de la paix… Mais malheureusement la paix n’est pas revenue après mon départ. On a assisté à la destruction de milliers de maisons des musulmans et des chrétiens. On a détruit plus de 465 mosquées. On a déchiré le Coran. On a tué des gens. Des gens ont pratiqué le cannibalisme chez nous. Donc, vraiment, c’est triste. Et jusque-là, on n’arrive pas à maîtriser la situation. La paix est précaire chez nous en Centrafrique alors qu’on disait que, si je partais, une semaine ou deux après, ce serait la paix. Mais malheureusement voilà, nous sommes en train de vivre une page sombre de l’histoire de notre pays.

Qui est responsable selon vous de cette poursuite des violences ?

Je ne peux pas dire qu’un tel ou un tel est responsable. Il y a une transition qui est mise en place, il y a la communauté internationale qui est là. C’est à ces deux entités de prendre leurs responsabilités et de ramener la paix.

Qu’est-ce qui vous semble nécessaire, Michel Djotodia, pour sortir la Centrafrique de la crise ?

J’aimerais que vous jetiez un coup d’œil sur l’accord qui a été rédigé ici entre les anti-balaka et l’ex-Seleka. C’est un accord exceptionnel. Exceptionnel. Qui devait, en principe, ramener la paix définitivement en République centrafricaine. Malheureusement il a été rejeté.

Et dans l’accord que vous aviez réussi à trouver, qu’est-ce qui vous semblait le plus important pour ramener la stabilité en Centrafrique ?

Bon, vous savez, je n’ai pas l’accord avec moi. Comme je vous le disais tantôt, si vous pouvez parcourir l’accord… c’est un truc volumineux.

L’accord a été considéré comme « nul et de non effet » par les pays d’Afrique centrale. Du coup, est-ce que vous souhaitez que les chefs d’Etat d’Afrique centrale reviennent sur leur décision concernant cet accord de Nairobi ?

Je ne peux pas obliger un chef d’Etat à revenir sur sa décision. S’ils reviennent sur leur décision, c’est bon. S’ils ont d’autres propositions qui puissent ramener la paix chez nous, c’est une très bonne chose. Nous, on nous a demandé de venir nous asseoir et de trouver les solutions qu’il faut pour que notre pays retrouve la paix. Si ça a été rejeté, peut-être qu’ils ont d’autres propositions à faire ? Le peuple attend toujours…

Est-ce que, selon vous, il faut une nouvelle transition en Centrafrique ? C’est l’un des points que vous aviez souhaité faire figurer dans cet accord de Nairobi.

Oui, il y a eu ce problème qui a été soulevé, bon mais si les gens disent que « non, il n’y aura pas une troisième transition », ils ont leurs raisons.

A quelle condition est-ce qu’un processus de DDR (Démobilisation, désarmement et réinsertion) vous semble possible pour les combattants de l’ex-Seleka ?

Seulement si tout le Nord se reconnaît dans ce qui va se faire. Les populations du Nord ont des raisons de soutenir l’ex-Seleka. Si les conditions ne sont pas remplies, je ne vois pas pourquoi ils vont se faire désarmer pour après se faire assassiner. On se connaît, nous Centrafricains. Aussitôt que les ex-Seleka seront désarmés, ce sera maintenant un carnage. Et personne ne viendra comme d’habitude à notre secours, nous du Nord. Puisqu’on est considérés comme des animaux, pas comme des êtres humains. Depuis plus de cinquante et quelques années, c’est ce qui se passe… Il faut qu’on sache : ou bien nous appartenons à la communauté centrafricaine, ou non !

Il faut donc, selon vous, qu’on donne des garanties de sécurité aux populations musulmanes pour qu’un DDR des combattants de l’ex-Seleka soit envisageable ?

Non seulement à la population musulmane, mais à tout le monde… Aux chrétiens du Nord, du Sud, de l’Est, de l’Ouest. A tout le monde. Nous voulons la paix sur tout le territoire. L’affaire de la Centrafrique est profonde. Il faut aller en profondeur pour trouver les solutions qu’il faut. Moi, j’ai trop fait pour la paix ! J’ai donné mon pouvoir pour la paix ! C’est ce que personne n’osera faire, et je l’ai fait. On est en train d’aider les gens à trouver des solutions, les gens n’en veulent pas. Bon nous on est là à l’écart… Il y a des préalables, mais les gens ne veulent pas écouter parler de ces préalables. Donc qu’est-ce que vous voulez qu’on fasse ?

Quels sont les préalables selon vous pour un retour à la paix ?

En tout cas se référer à l’accord de Nairobi. Ceux qui se sont battus sont venus se retrouver et disent : « Nous on fait la paix de cette manière, de cette manière. Voilà les conditions. » Ce sont deux personnes qui se battent. Ce n’est pas tout le pays ! Donc, si les deux qui se battent s’assoient autour d’une table et disent « on fait la paix », pourquoi refuser ? On ne peut que les accompagner !

Est-ce que vous envisagez de rentrer à Bangui ?

Pour l’instant, non. Pour l’instant je n’ai aucune intention d’y aller.

Est-ce que vous souhaitez que vous ou vos partisans participent au Forum de Bangui ?

Moi personnellement je n’irai pas à Bangui participer à ce forum. Si Madame la présidente Samba-Panza estime que nous sommes des Centrafricains et qu’on peut participer à ce forum, il y aura une délégation de l’ex-Seleka.

Quel est le message que vous souhaitez qu’on porte en votre nom lors du Forum de Bangui ?

Moi, je souhaite la paix, et je souhaite une paix durable en République centrafricaine. Voilà mon message. Je veux la paix pour tout le monde sans exception.

Le médiateur kényan vous demande de vous engager à ne plus faire de politique jusqu’à la fin de la transition, est-ce que vous êtes prêt à prendre cet engagement ?

Il fallait dès le départ m’interdire d’être Centrafricain. J’aurais compris. Maintenant que vous avez laissé passer ça, que je suis Centrafricain, c’est la mort seulement qui peut m’interdire de prendre part à la vie politique de mon pays. Moi, je suis Centrafricain. Si je ne le suis pas, qu’on me le dise…

Est-ce que vous souhaitez être candidat aux prochaines élections présidentielles ?

Pour l’instant, je n’ai aucune intention.

 

Par Laurent Correau

PAUVRE VISITE DU CONSEIL DE SECURITE DE L’ONU EN RCA

mars 13, 2015

Le mercredi 11 mars 2015, un point de presse a été convoqué par les membres du conseil de sécurité des Nations-Unies en visite à Bangui, à l’Hôtel Ledger Plazza. Initialement prévu pour 19 heures, ce point de presse a débuté à 20 heures. Or, avant cette conférence, il est prévu que les journalistes seront reconduits dans leurs quartiers respectifs à bord des véhicules de la MINUSCA. Force est de constater que les journalistes sont rentrés à pied, aux risques et périls de leur vie. Si la MINUSCA qui est censée ramener la paix en Centrafrique a peur de l’insécurité, qu’en sera-t-il des journalistes qui n’ont aucun moyen de défense contre les bandits de grand chemin au cas où ils seront agressés dans la nuit du mercredi 11 au jeudi 12 mars alors qu’ils rentraient tard dans la nuit ?

Pour une grande institution planétaire telle que l’ONU, un journaliste qui participe à leur conférence de presse, peut-il recevoir seulement une somme de deux (2000) francs CFA ? C’est lamentable. Nous déplorons ces comportements onusiens qui n’honorent pas leur institution et appelons la Communauté internationale et nationale à s’investir davantage sur les conditions de travail des journalistes centrafricains.                                   Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

MINUSCA : AVIS DE RECRUTEMENT de deux (02) ASSISTANTS(Es) DU CONTROLE DES MOUVEMENTS (GL-5)

mars 13, 2015

 MINUSCA PUBLICATION

Interne / Externe

Intitulé publication :                 Assistants(es) du Contrôles des Mouvements (GL-5)

Nombre de postes :                               Deux (2)

Intitulé code d’emploi :                           Unité du Contrôle des Mouvements (MOVCON)

Lieu d’affectation :                  Bangui

Date de publication :                              11 mars 2015

Date limite de dépôt de candidature :    25 Mars 2015

Numéro de Poste                   13911534 § 1391535

Numéro de l’AC :                      MINUSCA-2015-GS-020

 Durée du Poste :   Un (1) an conformément aux exigences opérationnelles et                       sous réserve d’une performance satisfaisante

Cette offre d’emploi est ouverte exclusivement aux ressortissants de la République Centrafricaine

 

VALEURS FONDAMENTALES DE L’ONU : INTEGRITE, PROFESSIONNALISME, RESPECT DE LA DIVERSITE

 

Le bureau des Ressources Humaines de la MINUSCA invite tous les candidats qualifiés à soumettre leur candidature au poste publié. Tous les candidats intéressés devront soumettre :

– Copie d’acte de naissance / Passeport.

– les copies certifiées des diplômes.

– les lettres de référence ou attestations de travail des précédents employeurs.

L’application devra indiquer le numéro de l’avis de vacance indiqué ci-dessus et la région/ville prétendue à l’emploi. Seuls les candidats présélectionnés seront contactés.

 

Cadre organisationnel

 

Sous la supervision directe du Chef de l’Unité, les titulaires des postes seront chargé(e)s d’accomplir entre autres les tâches suivantes:

 

  1. Responsabilités :

 

  • Planifier, procéder par ordre de priorité, coordonner et faire le suivi de toutes les tâches liées à l’administration des activités dans son domaine de responsabilité ;
  • Fournir un soutien aux clients dans l’exécution du contrôle de mouvement multimodal;
  • Aider les passagers voyageant à bord des avions des Nations Unies dans les formalités
    d’embarquement (check-in) et leur attribuer leurs cartes d’embarquement;
  • Rester en contact permanent avec le préposé au suivi des vols et l’officier de service de la Section de l’Aviation pour avoir tous les détails relatifs à l’arrivée et au départ effectifs des vols afin de répondre aux demandes des passagers et fret ;
  • Coordonner et assurer la liaison avec l’Unité chargée de réservation des passagers pour le
    mouvement des entrants et sortants des passagers sur les vols de la MINUSCA ou commerciale
    ou aéronef affrété par les Nations Unies dans un court terme ;
  • Informer les passagers des interdictions et restrictions à observer ;
  • Préparer et finaliser les manifestes des passagers et archiver électroniquement les fiches de
    déplacements (MOPs) et les manifestes de tous vols ;
  • Assurer l’embarquement et le débarquement des passagers de l’avion/du terminal ;
  • Recevoir les demandes de transport de cargaisons (CMR), accepter les cargaisons si elles
    respectent les normes établies et en vigueur, informer les passagers des horaires de vols de
    cargo, en mettant l’accent sur les articles et produits prohibés et les procédures de sécurité
    en vigueur au terminal et durant les vols ;
  • Veiller à ce que les bagages accompagnés sont pesés, mesurés, manifestés et cela en
    conformité avec les droits applicables et qu’ils sont chargés à bord de l’aéronef en conformité
    aux normes de sécurité de l’Aviation ;
  • S’assurer que seul le personnel ayant un manifeste est autorisé à embarquer à bord du vol ;
  • Fournir la documentation appropriée des passagers et cargaison aux membres de l’équipage
    de l’avion ;
  • Fournir des informations concernant les horaires de vol et les réservations de voyages en cas
    de besoin.
  • Fournir les informations aux organismes non gouvernementaux locaux (ONG) ; aux
    fonctionnaires des agences des Nations Unies sur les questions de voyage liés à l’immigration
    et à la douane ;
  • Coordonner avec JMCC et apporter son soutien pour la planification et l’exécution de
    mouvement de la relève et le rapatriement des contingents en cas de besoin ;
  • Initier de nouvelles demandes de vol pour le transport des passagers et des marchandises qui
    ne peuvent pas être transportés sur les vols réguliers ;
  • Coordonner et assurer la liaison avec JMCC pour organiser la circulation des entrants et
    sortants de cargaison via tous les modes applicables de transport ;
  • S’assurer que les marchandises (y compris les marchandises dangereuses) sont chargées
    conformément à la réglementation internationale applicable sur le transport des marchandises
    dangereuses ;
  • Coordonner la réception et la livraison de frets locaux et internationaux et communiquer les
    informations de livraison en cas de besoin ;
  • Maintenir à jour les statistiques de passagers, des frets et les transmettre au Chef spécialiste
    du contrôle des mouvements chaque fin du mois ;
  • Assurer la liaison et la coordination avec le personnel du contingent, l’unité de Transport des
    Nations Unies, les entreprises locales de transport sur tous les aspects du soutien requis pour
    l’exécution des mouvements ;
  • Attribuer/déléguer des tâches et superviser le personnel subalterne et coordonner tous les
    travaux de son lieu d’affectation ;
  • Accomplir toutes les autres tâches demandées par le Chef de l’Unité et le Chef de Section.

 

  1. Compétences

 

Professionnalisme : Avoir de solides capacités, être capable de travailler sous pression et avoir des notions de base en matière de traitement de bagages et de cargaisons en sécurité; faire preuve de bon jugement dans l’exécution de ses tâches ; démontrer une grande compétence professionnelle et une bonne maîtrise du domaine ; apporter à l’exécution de ses tâches la conscience et le souci d’efficacité attendus en vue d’honorer les engagements pris, de tenir les délais impartis et d’obtenir les résultats escomptés; agir pour des motifs professionnels plutôt que personnels; persévérer face aux obstacles et aux difficultés ; savoir rester calme dans les situations de crise : prôner l’égalité du Genre et assurer l’égale participation de toutes et de tous à ses différentes activités.

 

Planification et Organisation : Aptitude à définir clairement des buts compatibles avec les stratégies convenues; aptitude à hiérarchiser les activités et tâches prioritaires et réaménager les priorités en fonction des besoins; aptitude à prévoir suffisamment de temps et de ressources pour mener sa tâche à bien; aptitude à tenir compte des risques et des imprévus dans la planification; aptitude à suivre l’exécution des plans et des mesures et à les modifier s’il y a lieu; aptitude à tirer le meilleur parti du temps dont il/elle dispose.

 

Orientation Client : Capacité à identifier les besoins des clients et y apporter les solutions appropriées.

 

III. QUALIFICATIONS. APTITUDES & EXPERIENCES REQUISES

 

Formation : Etre titulaire du baccalauréat ou équivalent. Un diplôme en transport logistique, en gestion logistique serait un atout.

 

Expérience professionnelle : Avoir au minimum cinq (5) années d’expérience dans le domaine du contrôle des mouvements, dans le domaine du transport aérien, terrestre, maritime ou dans un domaine connexe.

 

Connaissances linguistiques : L’anglais et le français sont les deux langues de travail du Secrétariat des Nations Unies. Pour cette position, la maitrise du français à l’oral et à l’écrit est indispensable. La connaissance de l’anglais et des langues locaux serait un atout.

 

Autre : Avoir une bonne connaissance en Informatique et une parfaite maîtrise des logiciels standards (tels que Word, Excel, PowerPoint et Access).

                                                                             DEMANDE A ADRESSER A

 

SOUS PLI FERME AU BUREAU DE RESSOURCES HUMAINES « LOG BASE »

SOUMETTRE LE CURRICULUM VITAE ET LA LETTRE DE MOTIVATION.

LE FORMULAIRE P. 11 N’EST PAS ACCEPTABLE.

Ne jamais soumettre les originaux des attestations avec la demande.

LES CANDIDATURES FEMININES SONT FORTEMENT ENCOURAGEES.

A AUCUNE ETAPE DU PROCESSUS DE RECRUTEMENT, LES NATIONS UNIES N’EXIGENT DES CANDIDATS LE PAIEMENT DE

FRAIS QUELCONQUES (NI LORS DE LA SOUMISSION DE LA DEMANDE, NI LORS DE L’INTERVIEW, NI LORS DU TRAITEMENT DE LA DEMANDE. DE LA FORMATION, NI D’AILLEURS TOUS AUTRES FRAIS DE QUELQUE NATURE QU’ILS SOIENT). L’ORGANISATION NE REQUIERT AUCUNE INFORMATION SUR LES COMPTES BANCAIRES DES CANDIDATS.

 

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