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IMPUNITE ZERO, CONDAMNATION, IDENTIFICATION DES CRIMINELS, MISE EN GARDE : A QUOI ONT-ELLES SERVI ? IL FAUT AGIR VITE.  

juin 24, 2016

Il y a  plus de trois (3) ans que la nébuleuse Séléka de Michel Djiotodia a déclenché cette crise centrafricaine qui a fait plusieurs milliers de morts. Les têtes tombent et continuent de tomber à longueur de journée sur toute l’étendue du territoire national. Mais à chaque fois, on ne fait que parler d’impunité zéro, de condamner les exactions des groupes armés, d’identifier les criminels et leurs lieux de refuge et de les mettre en garde contre toutes exactions sur les populations civiles. Tous ces propos tenus ça et là ont-ils abouti à des résultats escomptés, attendus par le peuple centrafricain ?

Impunité zéro

Quand on parle d’impunité zéro, cela veut dire que tous ceux qui commettent des actes barbares doivent être traqués arrêtés, mis à la disposition de la justice pour être jugés et condamnés. Mais combien de criminels, d’assassins, des bandits de grand chemin ont-ils été jugés jusqu’à ce jour ? Il n’y a que ceux qui soutiennent mordicus ce slogan qui peuvent éclairer la lanterne des centrafricains. Mais à notre humble connaissance et d’après les dires des centrafricains, ce slogan est monté de toutes pièces pour mater le peuple centrafricain. C’est un opium, une anesthésie des puissances de ce monde pour endormir nos concitoyens. Si ce slogan était réellement mis en pratique depuis sa création, tous ceux qui hantent le peuple centrafricain devraient théoriquement se retrouver en prison. Mais tel ne semble pas être le cas. Les criminels se pavanent dans les rues de Bangui et dans nos villes de provinces sans pour autant être inquiétés. Ils ne baissent pas les bras dans leurs exactions quotidiennes. Dans ce cas précis, peut-on parler d’impunité zéro ? Ce slogan sera-t-il applicable en RCA quand tous les centrafricains seront morts ou après le retour du fils de Dieu, Jésus-Christ ?

Condamnation

Si les condamnations des actes barbares, commis par nos bourreaux étaient une nourriture, comme la manne qui tombait du ciel au temps de Moïse, les centrafricains seraient tous rassasiés et n’auraient pas besoin de faire quoique ce soit pour se nourrir. Nos dirigeants, l’ONU doivent comprendre que les multiples condamnations des exactions des groupes armés ne servent à rien. Au contraire, celles-ci les encouragent à agir davantage pour qu’on parle d’eux. Car ils veulent se faire connaître et entendre parler d’eux sur les ondes des radios nationales et internationales. Imaginez qu’un individu qui n’était pas du tout connu du public et qu’aujourd’hui son nom revient sur le bout de toutes les lèvres et fait couler beaucoup d’encres et de salives, ne se croit-il pas supérieur à tout le monde ? Mais si au contraire, il est traqué à tout moment, il n’aura pas la paix et ne pourra se lancer dans des actes inhumains sous peine d’être arrêté. La seule condition sine qua non pour clouer le bec de ces individus, ce n’est pas de condamner mais plutôt d’agir avec toute la rigueur. Se sentant menacés, ils vont se terrer.

Identification

Chaque jour qui passe, on nous fait croire que les criminels sont identifiés. Depuis le régime transitionnel de Catherine Samba-Panza avec le gouvernement de Kamoun  jusqu’à la mise en place du gouvernement légal de Sarandji, c’est toujours le même son de cloche. Mais nous avons pensé pour notre part que, si ces criminels sont identifiés ainsi que leur lieu de cachette, les forces de l’ordre doivent chercher à les arrêter tout en démantelant leur base. Car ils constituent un danger public. Ils peuvent nuire à la bonne marche de la vie socio-économique, et pourquoi pas du régime en place ? Mais en Centrafrique, c’est le statu quo. Les gens ne mesurent pas l’intensité des actes que peuvent commettre ces criminels. Et c’est ce que nous vivons au quotidien. Au Km5, à Bambari, Kaga-Bandoro, Batangafo, pour ne citer que ceux-là, c’est toujours le même refrain, la même litanie des  saints : les criminels sont identifiés. Mais aucune stratégie n’est mise en place pour les arrêter, les mettre hors d’état de nuire. Nos gouvernants continueront-ils inlassablement à nous vibrer les tympans avec de tels propos ? Non, il faut agir, comme l’a souligné le président de l’Assemblée Nationale, Abdou Karim Meckassoua. Car trop, c’est trop.

Mise en garde

Pour la mise en garde, n’en parlons pas. Si ce n’est pas la MINUSCA, c’est la Sangaris. Et pourtant les exactions des groupes armés se commettent sous leur barbe. C’est au vu et au su des forces étrangères.

L’ambassadeur de France à Bangui, Charles Malinas avait mis en garde tous les groupes armés qui tenteront de commettre des actes barbares, indignes, inhumains sur les populations civiles. Où en sommes-nous aujourd’hui avec cette mise en garde alors que quelques neuf cents (900) soldats français de l’Opération Sangaris sont encore sur le territoire centrafricain ? Que font-ils concrètement aujourd’hui ? Car nous avons pensé pour notre part que ce sont eux qui devaient appliquer cette mise en garde en attendant l’Opérationnalisation effective de nos Forces de Défense et de Sécurité. Mais à notre grande surprise, les jours passent et se ressemblent.

Du côté de la MINUSCA, c’est la même chose. Aujourd’hui, la MINUSCA dit ceci. Demain, elle change de langage, de couleur, comme un caméléon. Mais si nos mémoires sont bonnes, la MINUSCA avait déjà atteint sa pleine capacité opérationnelle. A quoi a-t-elle servi ? Les Casques-Bleus de la MINUSCA, tout comme les soldats français de l’Opération Sangaris avaient pour mission de protéger les populations civiles en détresse. Mais qu’est-ce qui se passe réellement aujourd’hui sur le terrain ? Les populations civiles sont abandonnées à leur triste sort par ces forces internationales. Les mises en garde à répétition n’ont servi à rien. Si elles n’ont pas la capacité, le courage, la volonté, la détermination de nous protéger, qu’elles déguerpissent le plus rapidement possible de la RCA.

Donc, comme l’impunité zéro, la condamnation, l’identification des criminels et la mise en garde, n’ont produit des résultats acceptables et attendus par les Centrafricains du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest, il serait souhaitable que le gouvernement et les forces internationales conjuguent leurs efforts pour agir vite afin de sauver des vies humaines. Dans le cas contraire, tous ces criminels dicteront leurs lois à qui de droit. « Que celui qui a des oreilles pour entendre, entende », a déclaré Jésus-Christ dans les Saintes Ecritures.

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA.

 

 

 

LES PARENTS DES POLICIERS PRIS EN OTAGE, S’INQUIETENT ET APPELLENT A LEUR RELAXE

juin 24, 2016

Les parents des six policiers pris en otage au Km5 se disent inquiets. Ces derniers disent compter sur le gouvernement pour la libération des otages.

Jonas, neveu d’un des otages a confié au  RJDH que depuis dimanche, les parents sont sans nouvelles des otages « nous n’avons aucune nouvelle depuis dimanche. Le gouvernement ne nous a pas encore situé sur la situation des otages » explique-t-il avant d’exprimer son inquiétude « nous sommes inquiets depuis dimanche mais à cause de ce qui est arrivé hier au Km5, les parents sont encore plus inquiets ».

Ce dernier appelle le gouvernement à tout mettre en œuvre pour obtenir la libération des otages « ce que nous attendons, c’est la libération des otages. Le gouvernement doit s’investir à fond pour obtenir cette libération » souhaite-t-il.

Un autre proche se dit opposé à la fermeté du département de la sécurité publique. Pour lui, cette fermeté est dangereuse pour les otages « nous avons suivi le ministre de la sécurité publique qui exclut les négociations avec les ravisseurs. Je pense que cet élan est dangereux pour les otages car les ravisseurs peuvent les tués. C’est pourquoi j’appelle le gouvernement au calme » explique ce dernier.

Les six policiers du commissariat du 3ème arrondissement de Bangui ont été pris en otage le dimanche dernier lorsqu’ils escortaient une équipe d’éleveurs peulhs venus de Bambari. Le groupe du chef des miliciens Issa connu sous le nom de 50-50 serait derrière cette prise d’otage.

 *** RJDH  ***

 

L’Éditorial de Julien BELA : REGAIN DE VIOLENCE

juin 23, 2016

 

N°2247 du Jeu 23 juin 2016Encore un chauffeur de MSF assassiné sur l’axe Sibut-Grimari par les bandes armées. La RCA est privée de son armée. Sur le terrain, ce sont les forces onusiennes, la Minusca. La protection de la population civile, épicentre du mandat de la Minusca, ne tient plus la route. Il ne se passe plus un seul jour où des têtes tombent sur l’axe Sibut-Grimari, à Bambari, à Kaga-Bandoro, à Batangafo, à Kabo, à Paoua, à Ngaoundaye. Dans le lot des victimes, il y a le personnel des humanitaires qui paie un lourd tribut. La Minusca a presque tout pour intervenir en temps réel, hélicoptères, véhicules, tanks, pour ne citer que ces quelques engins. Malheureusement, les jours passent et se ressemblent, avec leur cortège funèbre au quotidien.

La situation des humanitaires, leur sécurité et leur liberté d’action sont d’autant plus préoccupantes. Sans chauffeur, les MSF sont paralysés et ne peuvent atteindre les populations civiles dans les zones reculées. Faut-il abandonner ces populations à leur triste sort ? Ce sera une catastrophe humanitaire retentissante. Les bandes armées ne sont pas des extraterrestres, des monstres des marins, encore moins des fantômes maléfiques. Ce sont des êtres humains comme tout le monde. Les mots ne suffisent pas pour qualifier de tels comportements barbares, criminels, une pure négation du mode de vie humaine. Ces damnés de la terre, une fois blessés, sont transférés dans les infrastructures sanitaires de ces mêmes MSF pour être soignés. Il est donc difficile de comprendre la logique des bandes armées de s’en prendre aux humanitaires, le dernier rempart à la vie. Mieux encore, il faut un chauffeur pour les transporter dans un centre sanitaire. Même les animaux témoignent de la reconnaissance à leur manière, à ceux qui leur font du bien, leur sauvent la vie, prennent soin d’eux, à plus forte raison un être humain doué de raison et de bon sens.

Plusieurs personnes, tant civiles que combattantes, ont perdu des membres, soit des bras, des pieds, mais ils sont en vie grâce à la détermination et aux sacrifices des humanitaires. Les victimes des viols retrouvent le goût de la vie grâce aux humanitaires. Les fous, les détraqués mentaux n’osent pas s’attaquer à tout ce qui bouge, encore moins aux humanitaires. Que dire de ces bandits de grand chemin qui n’hésitent pas à scier la branche sur laquelle ils sont assis ? Cela dépasse les limites de l’entendement humain. La RCA est le pays de « Zo Kwè Zo », ce qui rime parfaitement avec les missions des humanitaires sur le terrain. Un blessé est un blessé, il faut le soigner, qui soit civil, un combattant.

Ceux qui s’attaquent aux humanitaires ne sont que de purs excréments de l’enfer, des tarés, des ratés. Tôt où tard, ils seront rattrapés par leurs actes et en cueilleront les fruits amers.

  

Julien BELA

 

LE MARCHE KM5 ET LA BOULANGERIE DOIVENT ETRE FERMES POUR 05 ANS : « 50.50 » SE SERT COMME UN EMPEREUR AUPRES DE SES SUJETS

juin 23, 2016

 

Les commerçants du Km5 et la boulangerie FATAL, font allégeance au surnommé « 50.50 ». Auprès des commerçants, il collecte son budget de guerre et auprès de la boulangerie FATAL, il se sert des morceaux de pain à volonté. Les commerçants du Km5 veulent faire croire qu’ils rejettent le terroriste 50.50, mais en réalité, ce sont eux qui pourvoient à son budget de guerre, à ses besoins, notamment ses actions terroristes, tueries, prise d’otage, défiant le gouvernement. C’est le justicier du Km5, l’empereur, le seigneur de guerre. Les commerçants du Km5 sont des hypocrites, des fourbes, des complices de « 50.50 ». Il est difficile de vouloir une chose et son contraire en même temps. On ne peut servir Dieu et Satan simultanément.

Selon certaines informations en notre possession, « 50.50 » serait manipulé par la Sangaris pour sonder Touadéra. S’il est maladroit, Sangaris y trouve un argument de poids. Malheureusement, Touadéra n’a aucune intention belliqueuse. Il a battu campagne comme rassembleur de tous ses compatriotes. Il n’en veut à personne. Il n’a jamais trempé de quelque manière que ce soit même étant à l’époque Premier ministre de Bozizé. Il est resté dans la même logique malgré toutes les intentions qu’on lui prête. Le Premier ministre SimpliceSarandji était avec lui à la Primature. « Qui s’assemble, se ressemble », et « les oiseaux de même plumage volent toujours ensemble », comme les pique-bœufs qui vont ensemble tôt le matin et reviennent ensemble le soir. C’est une question de principe.

Pour séparer les mauvaises graines des bonnes, il faut fermer le marché Km5 pour cinq (5) ans par décret. C’est la seule mesure susceptible de mettre un terme au « couloir de la mort » et de faire du Km5, un véritable pôle économique après les cinq (5) ans, avec de vrais commerçants qui veulent faire des affaires dans la franchise et la sincérité. Beaucoup de musulmans nous ont appelés pour nous poser la question de savoir ,« pourquoi le Président de l’Assemblée Nationale (PAN) qui vit dans le secteur, n’a jamais réagi à l’existence de cette bande armée qui règne en maître au Km5 »? C’est une question curieuse puisque nous sommes des journalistes et donc nous sommes mal placés pour répondre à la place du PAN. Cette question est d’autant plus suspecte, car les musulmans et le PAN vivent ensemble au Km5. Ils auraient dû se rapprocher de l’Honorable PAN et l’interpelé en tant que représentant du peuple. Il est avant tout député de la nation.

A côté du Km5, il y a le BARC où des braquages ont lieu régulièrement. Un lieu sensible du fait du bureau des douanes. C’est aussi là où sont garés les véhicules en partance pour Douala. C’est un pool économique très important qui nécessite une présence constante et permanente des forces de l’ordre. Comment un braquage peut-il s’opérer à un tel endroit avec mort d’homme et la voiture emportée pour une destination inconnue ? N’y a-t-il pas au niveau de la police et de la gendarmerie, une cartographie des endroits sensibles et à haut risque ? Qui va sécuriser le pays, si avec peu, nous ne sommes pas déterminés à nous surpasser, à faire des efforts surhumains ? Voire des miracles ? Les gendarmes et les policiers doivent monter en puissance contre les braqueurs et les bandits de grand chemin.

« 50.50 » doit revenir à de bons sentiments et  libérer les six (6) policiers pris en otage. Des mains d’un escadron de la mort, il faut bien prier Dieu de tout son cœur, de toute son âme et de toute sa pensée. Ce sont des revenants. Cette prise d’otage a mis sur la place publique un escadron de la mort dirigé par un certain « 50.50 », le justicier du Km5 et le prince du « couloir de la mort ». Le bon sens et la raison doivent triompher de la barbarie et des tueries aveugles, mues par l’esprit de vengeance, de haine, du rejet de l’autre. Le Km5 est et demeure le « couloir de la mort » pour tous ceux qui s’y aventurent. C’est toujours la gâchette très facile. Quel sort est donc réservé à ces guérilléros puisque l’infraction est tout de même consommée, car les 06 policiers sont toujours retenus au QG des malfrats. Comme le dit si bien le président de l’Assemblée Nationale, « il ne suffit pas seulement d’une condamnation ferme, verbale. Il faut passer aux actes concrets … ». Et pourtant le PAN vit dans le secteur et il n’a jamais interpelé les autorités sur ce qui se trame au Km5, jusqu’à cette prise d’otages. C’est la  première crise aiguë sous le régime Touadéra. Il faut donc redéfinir une stratégie commune, gouvernement-MINUSCA, pour traquer tous les malfrats, les bandits de grand chemin, les braqueurs et autres tueurs qui empestent la vie des Centrafricains. Faut-il encore savoir si le ministre de la Sécurité Publique a élaboré cette stratégie. Il ne s’agit pas des déclarations en l’air, mais d’un filet tissé sur papier qui doit se traduire en acte concret. C’est l’occasion pour le maçon de démontrer son expertise en la matière. Car le président fondateur de la RCA disait que « parlons peu, mais travaillons beaucoup ». Il faut agir sur l’insécurité pour la dompter, dans le cas contraire, il faut jeter l’éponge. Il y a beaucoup de généraux, des colonels, des commandants à la gendarmerie et à la police. C’est le moment de mériter ses galons. Le potentiel humain doit être mis en exergue pour sauver la patrie en danger. Où sont-ils ces hauts gradés pour prendre le taureau par les cornes ? L’Etat-major de la gendarmerie et celui de la police, doivent se mettre autour de la table de guerre pour concevoir cette stratégie de lutte contre l’insécurité, la criminalité et autres forfaitures. Il ne revient pas à la MINUSCA de tout mâcher pour nous cracher à la bouche. Un ministre doit prendre ses responsabilités en tant que premier responsable de son département. Il ne doit pas dormir sur ses lauriers pour attendre. Mais attendre qui ? Il doit être au four et au moulin en même temps.

Julien BELA

 

 

 

 

 

 

 

 

LA RCA EST VENDUE AUX MERCENAIRES TCHADIENS, SOUDANAIS ET NIGERIENS, DEPUIS LA DATE DU 24 MARS 2013

juin 23, 2016

La Communauté internationale est témoin oculaire et complice patenté de la souffrance du peuple centrafricain, depuis la date du 24 mars 2013. Michel Djotodia a déclaré haut et fort dans son tout premier discours adressé à la nation, deux (2) jours après la prise du pouvoir par l’ex-coalition Séléka, ce qui suit : « Je remercie tous les partenaires qui m’ont soutenu à prendre le pouvoir … ». Cette parole de Michel Djotodia se dévoile peu à peu, car ces véritables partenaires, qui l’ont soutenu à prendre le peuple centrafricain en otage sont désormais connus. Il s’agit du Tchad, du Soudan et de la Communauté internationale. En agissant de la sorte, la RCA est vendue aux mercenaires tchadiens, soudanais et nigériens, qui règnent en maître absolu sur une bonne partie du territoire.

Le Tchad a une lourde responsabilité dans la crise centrafricaine. Des mercenaires tchadiens ont soutenu Michel Djotodia à renverser le régime de Bozizé le 24 mars 2013. En partant de cette date, le Nord et le Nord-ouest de la RCA sont sous contrôle totale des mercenaires tchadiens, qui pour la moindre chose, dictent leur propre loi comme bon leur semble. Nourredine Adam, Alkhatime et leurs éléments contrôlent et prennent en otage les régions citées ci-haut. A travers les villes de Sido, Kabo, Bouca, Batangafo, Ngaoundaye, Bocaranga…, des mercenaires tchadiens entrent sur le territoire centrafricain à leur bon vouloir tout en tuant, pillant, incendiant des biens de l’Etat et des particuliers. Ce n’est plus le président Déby qui nous démentira. Déby a fermé ses frontières avec la RCA. Malgré tout, Nourredine entre au Tchad et rentre en RCA à son gré. Est-ce la conquête du pays par le Tchad ?

C’est aussi le cas à Bambari avec le sanguinaire Ali Daras et ses hommes. Ali Daras est d’origine nigérienne. Mais depuis qu’il s’est installé dans le Centre-est du pays, les populations de Bambari, Bria, Kongbo, Mobaye, Alindao, et leurs environs ont soufflé et continuent de souffler le chaud et le froid. Il ne se passe pas un seul jour sans que  Daras et ses éléments sèment la terreur et la panique au sein de la population. C’est avec la peur au ventre que la population se promène, et ne peut vaquer librement à ses occupations quotidiennes. La ville de Birao n’est pas aussi épargnée aux rages destructeurs des mercenaires soudanais qui font à leur tête. Voilà pourquoi nous disons que la RCA est vendue aux mercenaires tchadiens, soudanais et nigériens depuis la date du 24 mars 2013.

La Communauté internationale est le responsable n°1 des malheurs du peuple centrafricain. Cette même communauté internationale qui a soutenu la coalition Séléka à rentrer à Bangui, en franchissant la fameuse ligne rouge à Damara, est aujourd’hui incapable de mettre un terme aux exactions commises par les combattants Séléka, malgré les moyens nécessaires dont elle dispose. Est-ce possible ? La Communauté internationale a poussé à fond la barque électorale, malgré la situation sécuritaire très fragile. Mais le courage et la détermination dont fait preuve le peuple centrafricain le jour des élections ne semble pas concerner la Communauté internationale. Quelques jours seulement après les élections, les forces internationales assistent sans pour autant réagir aux exactions des groupes armés.  C’est pénible pour le peuple centrafricain de sortir de ce bourbier dont il est plongé depuis plusieurs années.

 

Bénistant MBALLA

LA RCA EST VENDUE AUX MERCENAIRES TCHADIENS, SOUDANAIS ET NIGERIENS, DEPUIS LA DATE DU 24 MARS 2013

juin 23, 2016

La Communauté internationale est témoin oculaire et complice patenté de la souffrance du peuple centrafricain, depuis la date du 24 mars 2013. Michel Djotodia a déclaré haut et fort dans son tout premier discours adressé à la nation, deux (2) jours après la prise du pouvoir par l’ex-coalition Séléka, ce qui suit : « Je remercie tous les partenaires qui m’ont soutenu à prendre le pouvoir … ». Cette parole de Michel Djotodia se dévoile peu à peu, car ces véritables partenaires, qui l’ont soutenu à prendre le peuple centrafricain en otage sont désormais connus. Il s’agit du Tchad, du Soudan et de la Communauté internationale. En agissant de la sorte, la RCA est vendue aux mercenaires tchadiens, soudanais et nigériens, qui règnent en maître absolu sur une bonne partie du territoire.

Le Tchad a une lourde responsabilité dans la crise centrafricaine. Des mercenaires tchadiens ont soutenu Michel Djotodia à renverser le régime de Bozizé le 24 mars 2013. En partant de cette date, le Nord et le Nord-ouest de la RCA sont sous contrôle totale des mercenaires tchadiens, qui pour la moindre chose, dictent leur propre loi comme bon leur semble. Nourredine Adam, Alkhatime et leurs éléments contrôlent et prennent en otage les régions citées ci-haut. A travers les villes de Sido, Kabo, Bouca, Batangafo, Ngaoundaye, Bocaranga…, des mercenaires tchadiens entrent sur le territoire centrafricain à leur bon vouloir tout en tuant, pillant, incendiant des biens de l’Etat et des particuliers. Ce n’est plus le président Déby qui nous démentira. Déby a fermé ses frontières avec la RCA. Malgré tout, Nourredine entre au Tchad et rentre en RCA à son gré. Est-ce la conquête du pays par le Tchad ?

C’est aussi le cas à Bambari avec le sanguinaire Ali Daras et ses hommes. Ali Daras est d’origine nigérienne. Mais depuis qu’il s’est installé dans le Centre-est du pays, les populations de Bambari, Bria, Kongbo, Mobaye, Alindao, et leurs environs ont soufflé et continuent de souffler le chaud et le froid. Il ne se passe pas un seul jour sans que  Daras et ses éléments sèment la terreur et la panique au sein de la population. C’est avec la peur au ventre que la population se promène, et ne peut vaquer librement à ses occupations quotidiennes. La ville de Birao n’est pas aussi épargnée aux rages destructeurs des mercenaires soudanais qui font à leur tête. Voilà pourquoi nous disons que la RCA est vendue aux mercenaires tchadiens, soudanais et nigériens depuis la date du 24 mars 2013.

La Communauté internationale est le responsable n°1 des malheurs du peuple centrafricain. Cette même communauté internationale qui a soutenu la coalition Séléka à rentrer à Bangui, en franchissant la fameuse ligne rouge à Damara, est aujourd’hui incapable de mettre un terme aux exactions commises par les combattants Séléka, malgré les moyens nécessaires dont elle dispose. Est-ce possible ? La Communauté internationale a poussé à fond la barque électorale, malgré la situation sécuritaire très fragile. Mais le courage et la détermination dont fait preuve le peuple centrafricain le jour des élections ne semble pas concerner la Communauté internationale. Quelques jours seulement après les élections, les forces internationales assistent sans pour autant réagir aux exactions des groupes armés.  C’est pénible pour le peuple centrafricain de sortir de ce bourbier dont il est plongé depuis plusieurs années.

 

Bénistant MBALLA

CPI : JEAN-PIERRE BEMBA-GOMBO CONDAMNE A 18 ANS D’EMPRISONNEMENT PAR LA CHAMBRE DE PREMIERE INSTANCE III DE LA CPI  

juin 23, 2016

 

Au cours d’une conférence de presse, ce mercredi 22 juin 2016 aux environs de 10 heures à l’Hôtel Ledger Plaza,  co-animée par Gervais Bodagay, chargé de Communication de la Cour Pénale Internationale (CPI) à Bangui, Célestin Nzalla, assistant juridique des victimes auprès de la CPI et Blaise Zalagoye, chargé de la participation des victimes et des réparations, Gervais Bodagay a clairement signifié, nous citons, « Aujourd’hui, 21 juin 2016, la chambre de première instance III de la Cour Pénale Internationale (CPI) a condamné Jean-Pierre Bémba Gombo à 18 ans d’emprisonnement ». Pour lui, cette peine est intervenue après que Bémba, le 21 mars 2016, a été déclaré coupable au-delà de tout doute raisonnable,  en tant que chef militaire de deux chefs de crimes contre l’humanité (meurtre et viol) et de trois chefs de crimes de guerre (meurtre, viol et pillage), commis en République centrafricaine entre Octobre 2002 et mars 2003. Cette chambre qui a prononcé cette peine était composée de Mme la juge Sylvia Steiner (Brésil), juge présidente, Mme la juge Joyce Aluoch (Kenya) et Mme la juge Kuniko Ozaki (Japon)

S’agissant des crimes dont Bémba a été déclaré coupable, il a été condamné aux peines d’emprisonnement suivantes : meurtre en tant que crime de guerre (16 ans d’emprisonnement) ; meurtre en tant que crime contre l’humanité (16 ans d’emprisonnement) ; viol en tant que crime de guerre (18 ans d’emprisonnement) ; viol en tant que crime contre l’humanité (18 ans d’emprisonnement) ; et pillage en tant que crime de guerre. Tout en poursuivant, Bodagay de dire, « considérant que la peine la plus lourde, soit 18 ans pour viol, était proportionnée à la culpabilité globale de Jean-Pierre Bemba, la chambre a décidé que les peines prononcées à son encontre seraient confondues, la totalité du temps que l’accusé a passé en détention sur ordre de la Cour depuis le 24 mai 2008, sera déduite de la peine à purger. L’Accusation et la Défense peuvent interjeter appel de la peine au motif d’une disproportion entre celle-ci et les crimes ». Quand à la question des réparations en faveur des victimes, visées à l’article 75 du Statut, elle sera examinée en temps utile.

Quant à Célestin Nzalla, assistant juridique des victimes auprès de la CPI, il a affirmé que la sentence prononcée par la CPI a été très attendue par les victimes, bien qu’elle soit longue. Car selon lui, « la CPI travaille sur des procédures hybrides et elle est complexe : elle prend en compte le système juridique anglo-saxon. La CPI veut aboutir à une sentence qui ne souffre pas d’entorse. La préoccupation des victimes, c’est de voir la cour s’appuyer sur la réparation des victimes. C’est une satisfaction à moitié en attendant la suite de la procédure ». « Mais la procédure de réparation n’est qu’un effet d’annonce », a-t-il conclu.

En réponse aux questions des journalistes, nos conférenciers ont dit que les juges ont trouvé raisonnable la peine de 18 ans infligée à Jean-Pierre Bémba-Gombo compte tenu des charges qui pèsent sur lui. Et d’ajouter, « cette peine devra servir d’exemple aux centrafricains car Bémba n’a pas commis des crimes en RCA mais ce sont ses hommes. Elle doit aussi avoir un effet en Afrique car c’est la première fois qu’un chef de guerre a été jugé. C’est une jurisprudence très, très importante ». C’était sous le coup de 10 heures 40 minutes que la conférence de presse s’est achevée. Pour plus d’informations, se référer au communiqué de presse publié  à la page 5.

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA.

 

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