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FIN AOUT 2015 SONNERA-T-ELLE DEFINITIVEMENT LE GLAS DE LA TRANSITION EN RCA ?

avril 15, 2015

L’exécutif de la transition, l’Autorité Nationale des Elections et la communauté internationale ont accordé leurs violons sur l’organisation effective de la présidentielle et des législatives en juin-juillet 2015 en RCA. Une manière de dire à qui veut bien les entendre qu’il n’y aura pas un second report de ces élections générales, ni la prolongation de la période de transition en faveur des actuelles autorités en place. D’où cette problématique qui se pose avec plus d’acuité, à presque deux (2) ou trois (3) mois de ces élections générales : fin août 2015 sonnera-t-elle définitivement le glas de la transition en RCA ? Sur le plan politique, beaucoup de choses restent à faire et les avis sont partagés entre les forces vives de la nation et les autorités de la transition, tout comme la communauté internationale. Les uns sont pour et les autres sont contre. Mais entre ces deux camps opposés, lequel a raison ? D’ailleurs, l’ANE au jour d’aujourd’hui, n’a mis en place ses démembrements que dans onze (11) préfectures sur les seize (16) que compte le pays. Allez-y comprendre le reste en vous fondant sur le facteur temps qui reste pour peaufiner l’ensemble des opérations du processus électoral. Aussi, on ne pourra pas aller aux élections générales avant le référendum constitutionnel. Or, au jour d’aujourd’hui, le projet de la nouvelle constitution est entrain de suivre ses différentes étapes pour être approuvé définitivement par les conseillers nationaux et promulgué par décret présidentiel. Et ce n’est qu’après que cette nouvelle constitution sera soumise par voie référendaire au peuple pour entrer effectivement en vigueur. Un autre aspect très important à ne pas perdre de vue est la sécurité sur toute l’étendue du territoire national. Force est malheureusement de constater qu’une bonne partie du territoire national est dans l’insécurité totale. Nous citons entre autres, Béma à Ouango-Bangassou, Bambari, Kaga-Bandoro et bien d’autres localités sous le contrôle des groupes armés non conventionnels (Séléka et anti-balaka). Sans la sécurité effective en RCA, et ne nous voilons pas la face, le référendum constitutionnel, tout comme les élections générales seront hypothétiques et n’auront pas lieu à leurs dates butoirs. A moins d’opérer un miracle de dernière minute. Mais qui pourra le faire ? Fin août 2015 sonnera-t-elle effectivement le glas de la transition en RCA ? Qui vivra, verra ! Le petit Yekoa

BOZOUM : LA COHESION SOCIALE ET LA GOUVERNANCE LOCALE AU CENTRE D’UNE REFLEXION

avril 15, 2015

Au moins 29 participants venus de Bozoum et Bossemptélé, des autorités administratives et les leaders communautaires prennent part à une session de réflexion sur la cohésion sociale et la gouvernance locale. Selon l’ONG Acted qui a initié cette réflexion, l’objectif est de « promouvoir le dialogue et la médiation afin d’instaurer un climat de paix entre les différentes communautés, longtemps secouées par la crise ». « Les facilitateurs de l’atelier sont le Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de Bozoum, le chef secteur d’élevage, un représentant de l’ONG Acted. Ils nous ont déjà expliqués la nécessité de préserver un climat de paix et de cohésion afin que notre préfecture puisse se développer », a dit un participant à cette rencontre. C’est pour la première fois que cette organisation humanitaire organise une telle assise à l’intention des autorités locales. Les travaux de cette session prendront fin le 18 avril. RJDH

DEPECHE RJDH-RADIOS COMMUNAUTAIRES

avril 15, 2015

BANGUI : DES PREOCCUPATIONS NON PRISES EN COMPTE DANS LE RAPPORT FINAL DES CONSULTATIONS POPULAIRES A LA BASE

Le dialogue, la vérité, la justice, la réparation et la réconciliation sont entre autres les sujets du prochain Forum de Bangui. Ce forum conçu dans l’intention de ramener la paix et la réconciliation, a été précédé d’une phase dite des consultations populaires à la base, organisées au courant des mois de janvier et février 2015. Remis à la cheffe de l’Etat de transition le 07 avril dernier, le rapport final des consultations populaires à la base ne contient pas cependant toutes les préoccupations dégagées lors de cet exercice.

Après plus d’un mois des travaux de restitution des consultations populaires à la base, le rapport consolidé des missions a été remis officiellement à la Présidence de la Transition. Le document présente quatre grandes thématiques, à savoir: Dialogue-Vérité-Justice-Réparation-Réconciliation, Paix – Sécurité –DDR – Enfants soldats, Gouvernance-Elections et Relèvement économique et social. Les résultats des consultations populaires à la base ainsi que les recommandations ont été présentés par thématique dans ce document de 39 pages.

En comparaison avec le document final, il y a un certain nombre d’aspects qui n’existe pas. Par exemple lors des consultations populaires à la base, les réfugiés centrafricains de Congo Brazzaville, ont souhaité que le nombre des candidats à l’élection présidentielle soit réduit à deux. Ce qui ne ressort pas dans le rapport final. Aussi, les jeunes de la ville de Berberati, ont réclamé leur recrutement dans les forces armées centrafricaines. Cette revendication n’est pas mentionnée dans le rapport final remis à l’Exécutif centrafricain.

En plus de cela, la minorité Ba aka et les albinos, qui sont dans la Sangha-Mbaéré, revendiquaient une attention particulière du gouvernement sur leurs droits et leurs conditions de vie.

Par ailleurs, si les souhaits et propositions de certaines régions consultées sont occultés du rapport final, il y a parallèlement d’autres zones de la RCA non touchées par les consultations populaires à la base. On nota par exemple  Lambi qui est une Sous-préfecture de l’Ombella-M’Poko, Ouango-Bangassou dans le Mbomou, Kouango dans la Ouaka, le Soudan, une partie de la RDC et celle du Cameroun.

Sur l’avenir laissé à ces régions dans le prochain Forum de Bangui, Mme Antoinette Montaigne, ministre conseillère à la présidence, répondait lors d’une émission sur la radio nationale que «le gouvernement n’a pas oublié ces régions mais c’est compte tenu de l’insécurité que la délégation n’avait pas été déployée mais que ce soit avant ou après le Forum de Bangui, des équipes seront déployées dans ces localités restant de l’intérieur et de l’extérieur de pays ».

Les missions relatives aux consultations populaires ont permis la prise en compte des préoccupations de 19.232 participants dont 8 953 hommes, 4 370 femmes et 4 729 jeunes de la tranche d’âge de 15 à 30 ans.

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BANGUI : LES CONDUCTEURS CONTRACTUELS DU PAM LICENCIES, REVENDIQUENT LE PAYEMENT DE LEURS DROITS LEGAUX

Les conducteurs des camions de la Société Centrafricaine de Production et du Gardiennage (SCPG) travaillant au Programme Alimentaire Mondial (PAM) ont manifesté ce matin devant la concession du PAM dans le quatrième arrondissement de Bangui. Ces derniers revendiquent le payement de leurs arriérés de salaire et la transparence dans le renouvellement de leur contrat et le recrutement de nouveaux conducteurs.

Ils étaient plus d’une quarantaine de conducteurs qui se sont réunis devant le siège du PAM pour cette manifestation. Sur un tableau, il est écrit « payer nos arriérés, nos frais de mission de 2013 à 2015, nos droits légaux, nos certificats de travail, nos salaires, nous voulons plus,  trop c’est trop ! »

Le délégué des conducteurs a affirmé au RJDH que le contrat qui lie le personnel de la SCPG  au PAM a pris fin, mais c’est le traitement  qui, selon lui, n’est pas respecté « nous revendiquons nos droits. Je pense que nul est au-dessus de la loi, à chaque licenciement  on devait garantir les droits de ces personnes mais malheureusement nous sommes délaissés nous avons appris qu’un recrutement parallèle de nouveaux conducteurs de camion est fait à Grimari ».

Il a par ailleurs interpellé les responsables de ces deux structures (SCPG et PAM) de répondre aux grévistes afin de consolider les bonnes relations. « Je pense que c’est la phase A. La phase B consistera à saisir le tribunal de grande instance de Bangui et les institutions compétentes sur ces problèmes », a annoncé le délégué des conducteurs de SCPG au PAM.

Le service de communication du PAM n’a pas été disponible pour apporter des précisions sur cette situation.

Notons que les grévistes n’ont pas barricadé la voie publique lors de cette manifestation. Mais ils comptent changer de tactique demain.

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BANGUI : LES DROITS FONDAMENTAUX, AU CŒUR D’UNE EMISSION PUBLIQUE MENEE PAR LE RJDH DANS LES 4EME ET 5EME ARRONDISSEMENTS

L’importance des droits fondamentaux, le rôle des autorités locales dans leurs circonscriptions, le rôle de forces de maintien de l’ordre et la cohésion sociale, sont les principaux  thèmes qui ont permis à la  population du 4ème et 5ème arrondissements de la ville de Bangui,  de partager des  idées   samedi 11 avril sur le terrain du Lycée de Miskine dans le 5ème arrondissement. Une initiative  du Réseau des Journalistes pour les Droits de l’Homme (RJDH), en partenariat avec la Minusca et La Sangaris.

L’ouverture officielle de la sensibilisation auprès de la population Banguissoise, sur l’importance de la connaissance des droits fondamentaux et l’importance des autorités locales, a regroupé plusieurs  habitants venus des 4ème et 5ème de la capitale Bangui.

Des danses traditionnelles, contes, des jeux concours et un match de football  opposant ces deux arrondissements ont permis à chaque participant de se prononcer sur les thèmes débattus par les experts.

Thierry Khondé Baladégué coordonateur du Réseau des Journalistes pour les Droits de l’homme (RJDH), revient sur les objectifs recherchés « la crise au milieu jeune est du à la méconnaissance des droits fondamentaux et l’importance du rôle que jouent  les chefs de quartiers et les commissariats de nos quartiers. C’est ce qui a fait que  la plupart de ces jeunes  se sont lancés dans le vandalisme.  Si la jeunesse maitrise ses droits fondamentaux et qu’elle est consciente, on ne pourra pas arriver à ce que nous avons vécu. Voilà les raisons qui nous ont poussés à la tenue de cette activité ». Il précise par ailleurs que cette activité fait partie des missions du RJDH.

« Pour qu’une personne puisse connaitre ses droits, il faut qu’on lui en  parle. Nous pensons qu’il serait judicieux au moment où nous sommes entrain de chercher des voies et moyens de rétablir les institutions de l’Etat et  d’avoir un Etat de droit, de sensibiliser la population sur ces questions là », a précisé  Thierry Khondé Baladégué.

Le capitaine  Didace Namkianga commandant du 1er groupement de la gendarmerie territoriale présent à cette sensibilisation, s’est réjouit de l’initiative du RJDH «  je loue cette initiative, car après la crise qu’a connue le pays, il est important de chercher les origines du conflit, surtout  la rechercher dans une approche globale, en touchant toutes les couches sociales.  Ainsi donc nous hommes de tenue, nous  ferrons de notre mieux, pour aider le RJDH dans ses activités.

Cette activité lancée le 11 avril 2015, va se poursuivre jusqu’au 16 mai de la même année.

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BANGASSOU : CERTAINS PRODUITS DE PREMIERES NECESSITES SE FONT RARES

Depuis plus d’un mois certains produits de premières nécessités se font rares sur le marché de Bangassou.  Cela est due à l’insécurité qui perdure encore et le difficile accès des commerçants à la capitale pour se procurer de ces marchandises.

Ce sont des produits tels que la farine du blé, le sucre, l’huile d’arachide et l’essence qui sont devenus rares sur le marché de la ville.  Fred Mbolipa, commerçant à Bangassou donne les raisons de cette situation « c’est difficile pour nous les commerçants de nous rendre actuellement à Bangui car au niveau de la ville de Bambari, la route est bloqué par les ex-Séléka et aussi la route est vraiment dégradée. Auparavant, nous traversions vers le Congo Démocratique en passant par Bema pour acheter les produits de premières nécessités mais depuis ces derniers temps, le tarif des transports en commun dans la localité a augmenté et cela décourage ».

Pour Adel vendeuse de beignets, cette rareté de produits de premières nécessités est une occasion de chute pour les commerçant. « J’achète ces produits à des prix inhabituels  et mon fonds de commerce  ne fait que chuter donc je suis presque à bout de souffle » a-t-elle souligné.

La ville de Bangassou très éloignée de la capitale centrafricaine ne cesse de se confronter à ces genres de situations.

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BANGUI : LA CLASSE POLITIQUE PREVOIE UNE REUNION DE CONCERTATION AVANT LA RENCONTRE AVEC LA CHEFFE DE L’ETAT

Une rencontre entre les  leaders politiques centrafricains est prévue pour demain, mardi 14 avril 2015. Ces derniers veulent se concerter avant de rencontrer la cheffe de l’Etat de Transition.

C’est à l’issue d’une rencontre avec le président du Conseil National de Transition, Alexandre Ferdinand Nguendet que la classe politique centrafricaine a décidé de se réunir le mardi prochain.

L’objectif de cette rencontre, selon de nombreux chefs de partis politiques contactés par le RJDH, est de préparer la rencontre avec la cheffe de l’Etat de transition, rencontre prévue pour le mercredi 15 avril prochain « la cheffe de l’Etat de transition a voulu rencontrer les forces vives de la nation, la classe politique centrafricaine y comprise. C’est pour préparer minutieusement cette rencontre que nous avons décidé, nous hommes politiques, de nous réunir pour échanger » a expliqué Joseph Bedounga, président du Mouvement Démocratique pour la Renaissance et l’Evolution de Centrafrique (MDREC).

« La classe politique centrafricaine veut prendre position de manière unanime sur les préparatifs du forum de Bangui surtout sur les polémiques qui sont nées après les décrets que la cheffe de l’Etat a pris pour nommer des personnalités contestées dans des organes importants. C’est pour cela que nous nous réunirons demain » a confié sous couvert de l’anonymat, un chef de parti politique récemment crée. 

Selon des informations du RJDH, l’initiative n’est pas partagée par tous les leaders qui ont pris part à la rencontre convoquée par le président du Conseil National de Transition. « Je n’irai pas prendre part à cette rencontre parce que je ne connais pas tous les tenants et les aboutissants. Pourquoi avoir pris la décision de se réunir après avoir été reçu par le président du Conseil National de Transition » a expliqué au RJDH, un autre leader politique.

Certains de ceux qui contestent cette initiative, pensent qu’elle a été dictée par le président du Conseil National de Transition « le président du Conseil National de Transition a demandé à la classe de prendre ses responsabilités par rapport aux polémiques qui sont nées après les décrets contestés. Nous n’avons pas à suivre le président du Conseil National de Transition dans sa dynamique et c’est malheureusement ce qui est en train de se préparer » nous a expliqué un leader politique qui pense que cette initiative est un plan piloté par le Conseil National de Transition.

De sources bien informées, les formations politiques se réuniront demain pour discuter des décrets contestés par le Conseil National de Transition. « Nous ne voulons pas des personnalités controversées pour gérer quelque aspect que ce soit de ce forum là. C’est pour harmoniser nos points de vue par rapport au décret que la cheffe de l’Etat a pris ces derniers temps que nous allons nous réunir » a confié le secrétaire général d’une formation politique.

La cheffe de l’Etat rencontrera mercredi 15 les forces vives de la nation. Selon des sources dignes de foi contactées au niveau de la présidence, c’est pour échanger sur les préparatifs du forum que la présidente a décidé de rencontrer toutes les entités composant la nation centrafricaine.

Notons que les polémiques font rages depuis que la cheffe de l’Etat de transition Catherine Samba-Panza a nommé Jean Jacques Démafouth coordonateur général du comité technique d’organisation de ce forum. Il est attendu que la rencontre de la cheffe de l’Etat et des forces vives de la nation tourne autour de cette nomination controversée.

La rencontre de la présidente avec les forces vives de la nation interviendra après une concertation que la Catherine Samba-Panza a eu avec les autorités locales de Bangui et avec certaines plates formes politiques.

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BANGUI : LA LENTEUR DE LA JUSTICE MISE EN CAUSE PAR CERTAINS CENTRAFRICAINS

Quelques personnes  se sont exprimé sur les lenteurs du processus judiciaire  centrafricain lors d’un micro balade. Les victimes attendent avec impatience leur procès à la justice.

Selon les premiers témoignages recueillis par le RJDH, l’appareil judiciaire centrafricain est malade qui ne dit pas son nom, on la constate dans les fait  que rien ne marche. «Il y a une sorte de maladie que nous observons aujourd’hui dans le système judiciaire centrafricain. Tout ne marche pas bien », a dit Vincent Ouakara, qui a déposé une plainte depuis 2012 suite à un accident de circulation qui a entraîné l’amputation de ses deux jambes. « Mes deux avocats ont été décédés avant même que le procès ne puisse avoir lieu », déplore cet homme handicapé rencontré à Combattant dans le 8ème arrondissement.

Un autre témoin explique quant à lui que « la lenteur dans le système judiciaire centrafricain se justifie par l’instabilité politique et institutionnelle dans laquelle vit la RCA depuis un certain temps. Même les magistrats ne viennent pas à l’heure à leur travail et ne font pas réellement le travail qui leur revient ».

Une victime sous l’anonymat déplore l’effectif du corps judiciaire. « Les magistrats ne sont pas nombreux et tout est centralisé à Bangui, cela  joue énormément sur le service judiciaire centrafricain ».

Elle propose la décentralisation des services de justice et la reprise effective du fonctionnement de l’appareil judiciaire centrafricain. « Les villes de Centrafrique, les régions et les zones qui manquent encore de magistrats doivent en être pourvus pour désengorger la capitale », propose cette dernière qui indique qu’elle a déposé une plainte pour la vente illicite de son terrain mais jusque-là rien n’y fit.

Le RJDH se propose de se rapprocher des services compétents de la justice pour d’amples explications.  

 

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MICRO-ONDES : A LA DECHARGE OU DANS VOTRE CUISINE ? (SUITE ET FIN)

avril 15, 2015

Evitez donc de passer vos aliments fermentés, comme la choucroute, au micro-ondes. Ne passez pas non plus vos yaourts, mais peu de gens mangent leur yaourt chaud, donc l’idée ne vous en sera sans doute pas venue. À noter enfin que les mamans qui tirent leur lait maternel pour le donner à leur bébé ne doivent pas le réchauffer au micro-ondes. Ce lait contient de bonnes bactéries qui doivent être préservées pour la santé de votre petit. Evitez les plats en plastique Le gros problème du micro-ondes est sa capacité à amener une petite quantité d’eau à très haute température, très rapidement, du fait même de son fonctionnement. Si votre plastique contient des toxiques volatils, comme le BPA ou des ph talâtes, la vapeur d’eau les fera chauffer et ils risquent de passer dans votre nourriture. Évitez donc l’usage des récipients en plastique au micro-ondes, ou même en carton industriel, celui-ci étant souvent mélangé à des produits chimiques. Mais attention : cela vaut aussi pour les autres modes de cuisson ! Le plastique dégagera exactement autant de perturbateurs endocriniens si vous le chauffez autrement qu’au micro-ondes. Je pense par exemple aux personnes qui font chauffer le biberon de leur bébé au bain-marie, croyant ainsi éviter le problème du BPA. Grave erreur. Dangers des ondes électromagnétiques Une chose doit être bien claire : le micro-ondes produit des radiations électromagnétiques. Cela peut vous sembler inquiétant à cause du mot « radiation ». Cependant, ce n’est pas le type de radiations dégagées par les bombes atomiques et les catastrophes nucléaires. N’oubliez pas que la lumière elle-même est aussi une radiation électromagnétique. Cela montre clairement que toutes les radiations ne sont pas mauvaises pour la santé. Les fours à micro-ondes produisent des radiations non-ionisantes, semblables à celles de votre Wifi et de votre téléphone portable. Mais elles sont moins dangereuses. Le risque de tumeur au cerveau est quasiment doublé par une utilisation du téléphone mobile d’au moins 10 ans. Mais les ondes du micro-ondes restent en principe à l’intérieur, où elles rebondissent sur les parois en métal ou sur le verre de la porte. Toutefois, il est connu qu’il faut éviter de se coller à un micro-ondes qui fonctionne. Ce conseil est pertinent. Maintenez toujours votre visage à une distance d’au moins 30 cm. La vigueur des radiations diminue très vite avec la distance. Veillez aussi à ce que votre micro-ondes soit en bon état. Si la porte ferme mal, ou si une vitre est fêlée, envisagez de le remplacer. (la suite ci-dessous) Des plantes tuées par le micro-ondes ? Il faut dire que la mauvaise réputation du micro-ondes est bien ancrée dans les esprits : quand on cherche des informations à son sujet sur Internet, on tombe régulièrement sur des sites qui relatent une expérience inquiétante. Dans cette expérience, on arrose deux plantes en pot, l’une avec de l’eau du robinet et l’autre avec de l’eau du robinet chauffée au micro-ondes puis refroidie. Les photos montrent alors que la plante qui reçoit l’eau chauffée au micro-ondes décède en quelques jours seulement ! Le problème est qu’il est impossible de reproduire cette expérience. Il s’agit d’un canular ! Conseils d’usage évidents Voici enfin quelques conseils d’usage évidents. • N’utilisez au micro-ondes que des récipients prévus à cet effet. En général, ils portent l’inscription « microwavable », ce qui se traduirait en français par « micro-ondable ». • Les emballages comme ceux des pots de yaourt ou de margarine ne doivent jamais être mis au micro-ondes ; ils pourraient fondre et dégager des produits toxiques. • Ne mettez jamais de sacs plastique, sacs en papier, papiers journaux ou feuilles d’aluminium au micro-ondes. • Si vous avez mis un film protecteur en plastique sur votre récipient, assurez-vous qu’il ne touche pas la nourriture car il pourrait fondre si la nourriture est chauffée très fort en un point. • Evitez de faire surchauffer vos plats, et évitez à tout prix de mettre au micro-ondes des plats hermétiquement fermés. De la vapeur brûlante peut s’accumuler et faire littéralement exploser votre nourriture, au moment où vous la sortez. • La cuisson sera toujours plus uniforme si vous mettez une seule catégorie d’aliment à la fois au micro-ondes. Cela évite de faire surcuire une partie de votre repas tandis que le reste est tiède. Après cuisson, attendez quelques minutes avant de consommer l’aliment : une cuisson résiduelle perdure pendant quelques minutes et vous risqueriez de vous brûler sérieusement la bouche ou la gorge. Enfin, souvenez-vous que, quoi qu’il arrive, manger cru ou peu cuit reste le meilleur moyen de préserver les nutriments de votre nourriture. Il est extrêmement dommage, et à vrai dire insensé, de se ruiner en légumes bios puis de les réduire en charpie en les laissant trop longtemps aux micro-ondes. Cela étant dit, la micro-onde a l’immense avantage d’être propre (vous ne salissez pas de casserole) et incroyablement rapide. Vous pouvez survivre sans, c’est sûr, mais les risques liés à son usage sont inférieurs à la plupart des autres modes de cuisson, excepté la vapeur douce et les papillotes. À votre santé ! Jean-Marc Dupuis

L’Editorial de Julien BELA : De l’autorité de l’état

avril 10, 2015
CM N°1955 du V. 10 avril 2015

 CM N°1955 du V. 10 avril 2015« Un chien qui veut mordre, n’aboie pas », dit un adage centrafricain. Vakaga et Kaga-Bandoro sont deux (2) préfectures où les Séléka ont fait une opposition armée systématique à la restauration de l’autorité de l’Etat. C’est aussi un rejet de l’autorité de Catherine Samba-Panza au vu et au su de l’opinion nationale et internationale. A-t-on besoin de clamer sur tous les toits qu’on doit « doser »? Birao a empêché un avion transportant une délégation officielle. Cet avion n’a pu se poser car l’aérodrome a été barricadé par les combattants Séléka. La préfecture de la Vakaga n’a pas encore participé à la Consultation Populaire à la Base jusqu’à ce jour. A quel jeu joue Samba-Panza dans ces deux (2) préfectures ? Les intentions belliqueuses des combattants Séléka sont claires comme l’eau de roche.

Les populations déplacées tant internes que celles en exil, attendent un minimum de sécurité pour revenir chez eux. Le temps est-il encore au discours ou aux actes, un véritable nettoyage à sec, ça passe ou ça casse. Catherine Samba-Panza préfère jouer avec le feu, une manière de faire traîner en longueur une crise où les Centrafricains n’en peuvent plus. La marche du temps ne s’arrête pas pour attendre. L’Autorité Nationale des Elections (ANE) s’évertue à criée sur les ondes pour le financement de ses activités. Personne aujourd’hui, n’est en mesure de dire avec exactitude, la date des élections. Cependant, l’ANE est installée et consomme le peu de financement octroyé par l’Etat. Le gouvernement, premier responsable de la restauration de la sécurité, est incompétent et incapable, mais remet tout de même de l’Argent à l’ANE, alors que la visibilité sécuritaire est nulle et le point de repère électoral zéro.

L’ANE a fait tout de même un (1) pas dans dix (10) préfectures. Il reste six (6) préfectures où les Séléka foulent au pied l’autorité de l’Etat. Le dialogue ne pourra se tenir probablement, si Samba-Panza se réveille, vers fin avril 2015. c’est à ce moment qu’il faut envisager le désarmement volontaire pour ceux qui mesurent l’importance de la paix, et le désarmement forcé pour les damnés de la terre. A l’allure où vont les choses, une troisième transition est incontournable pour amorcer le dernier virage vers la paix et les élections. Le jeu de cache-cache entre Catherine Samba-Panza et la Séléka risque de mener la RCA très loin encore.

 

Julien BELA

 

Les calculs machiavéliques des dirigeants ont détruit et ruiné le pays : le naturel revient au galop

avril 10, 2015

« Ce forum doit être inclusif, le maximum de personnes doit y participer, tous les sujets doivent être débattus, la lutte contre l’impunité, la bonne gouvernance, l’insécurité, le chômage des jeunes », a déclaré le porte-parole de la Minusca. Les défis sont de taille et engagent le devenir et l’avenir du pays. C’est dans les comptes à rebours que la présidente décide de mettre la main sur le comité d’organisation, sans concertation, sans consensus et pire encore, écartant le Conseil National de Transition (CNT). Tout porte à croire que la présidente en veut à mort au CNT pour avoir dénoncé l’Angola-Gate. Or, c’est l’unique institution de la transition qui a fait un travail remarquable, a épuisé sa feuille de route et fait le bilan de son parcours.

La caporalisation du forum de Bangui est un sujet d’inquiétude. Pourquoi avoir attendu les derniers instants pour nommer les hommes de main de tous les temps ? L’Exécutif a été, est et reste incapable de franchir le premier point de sa feuille de route, mais verse déjà dans des calculs machiavéliques. Nous comprenons pourquoi le pays ne bouge pas, qu’on tue, qu’on viole, qu’on incendie des villages, qu’on braque, cela ne fait ni chaud, ni froid. Les gens qui ont agressé le ministre de la sécurité publique à la Mosquée Centrale, ont-ils tous été arrêtés ? Car le même ministre semble faire de la sécurité du pays, son cheval de bataille. Que deviennent ses propres agresseurs ? Le meilleur exemple aurait été que le ministre de la Sécurité Publique arrête ses propos agresseurs et les présente à la presse et au grand public. Dans le cas contraire, peut-on croire les déclarations fracassantes du ministre de la sécurité publique ?

La politique des cubes-maggis propres à chaque régime, depuis feu Patassé jusqu’à nos jours, a détruit et ruiné le pays. Les courtisans, les parents, les amis qui gravitent autour du soleil, se font passer pour des condiments à tout vent. Leur sel objectif, plaire au soleil et non mettre en avant l’intérêt supérieur de la nation. Nous osons croire que les déclarations des Nations-Unies auront raison des calculs machiavéliques. Le pays est par terre. La RCA est la risée de la planète. Un bras de fer absolument stérile qui risque d’impacter sur un ordre du jour qui est le résultat d’une consultation populaire à la base. La concertation et le consensus sont les maîtres mots de la transition. Et le maximum de gens, notamment les Conseillers Nationaux qui ont la tête haute, doivent être fortement représentés au sein du forum. La présidente de la transition serait-elle inquiète pour son fauteuil, alors qu’il ne lui reste que quelques mois pour atteindre le terminus et ouvrir la voie à une troisième transition qui organisera les élections ?

Il n’y a pas feu en la demeure pour que les élections s’organisent de manière diarrhéique. La Communauté internationale, le peuple centrafricain, veulent des élections crédibles, transparentes, libres et démocratiques. Les démembrements de l’ANE n’ont pas encore couvert l’ensemble du territoire national. Le code électoral n’est pas encore promulgué, sur quelle base évoluera l’Autorité Nationale des Elections ? Il faut laisser toute latitude au peuple centrafricain de modeler, comme un potier, les fondements de la République et projeter son avenir. En plus de la population civile, nous avons les groupes armés dont les principaux chefs doivent être au rendez-vous national du forum de Bangui. Personne ne peut se substituer aux principaux acteurs que sont la population civile et les groupes armés. Ce n’est pas l’Ambassadeur de France qui va voter en lieu et place du peuple centrafricain. Qu’il se tienne tranquille et laisse les Centrafricains arranger et construire les fondations de leur pays. Dire que les élections doivent avoir lieu coûte que coûte, constitue un acte de sabotage. La fondation d’abord, les murs ensuite et enfin la charpente avec la toiture. Ces étapes sont cruciales pour la paix, la stabilité et le développement de la RCA. On ne coud jamais les tissus neufs avec les habits déchirés, en loques.

Le comité préparatoire du Forum national de Bangui n’a pas encore rendu son rapport d’activités que déjà il est balayé. « On ne change pas une équipe qui gagne ». Le comité préparatoire présidé par Emilie-Béatrice Epaye n’a pas démérité. Le G8 a apprécié à sa juste valeur le travail abattu par ce comité. Que veut-on et que cherche-t-on à la présidence de la République ? Le CNT, les partis politiques, la société civile ne se reconnaissent pas dans les décrets de Catherine Samba-Panza. C’est un blocage. Madame Epaye est membre du Conseil National de Transition. La population centrafricaine rejette en bloc ces décrets, car ses représentants ne sont pas au cœur du forum. Certains Centrafricains vont jusqu’à parler de manipulations politiques. Tout porte à croire que Catherine Samba-Panza veut précipiter, voire raccourcir ses jours à la tête de la transition. Elle a mal négocié le virage du forum et elle ne peut que capituler. Malgré l’avancée des Séléka, Bozizé ne voyait pas plus loin que le bout de son nez. Et ce qui devait arriver, arriva. Les dirigeants centrafricains n’ont aucune lecture de la fin des temps.

 

Julien BELA

 

Le forum national de Bangui est-il tenable du 27 avril au 04 mai 2015 ?

avril 10, 2015

Le rapport final des activités de la commission préparatoire du forum national de Bangui a été remis officiellement à la cheffe d’Etat de transition, Catherine Samba-Panza, le mardi 07 avril 2015 par sa présidente, Emilie-Béatrice Epaye. Entretemps, la présidente de transition a pris une série de décrets nommant certaines personnalités devant présider ce forum national de Bangui, avant même que le rapport final lui soit remis. Ces prises de décision de Catherine Samba-Panza ont soulevé un tollé au Conseil National de Transition (CNT).

Dans une déclaration lue par la 1ère vice-présidente du CNT, Léa Koyassoum-Doumta, dans l’hémicycle dudit conseil de transition, le mardi 07 avril 2015 à 14 heures 45 minutes, les Conseillers Nationaux ont demandé à la présidente de transition de rapporter lesdits décrets, c’est-à-dire son annulation pure et simple. Les raisons évoquées par ces derniers sont l’absence de consultation préalable du CNT et des forces vives de la nation avant la publication de ce décret, l’exclusion du CNT du processus de ce forum…

De part la déclaration du CNT, le secrétaire général du parti KNK de François Bozizé est monté aussi au créneau pour demander le retrait pur et simple de ces trois (3) décrets, faute de quoi le KNK ne prendra pas part au forum. Il conteste la nomination de Jean-Jacques Démafouth comme coordonateur national du forum de Bangui, tout comme le CNT. Selon eux, certaines personnalités qui figurent dans ces décrets dont Démafouth, ont été mises en cause par la population centrafricaine lors des consultations populaires à la base. Elles sont accusées d’être de loin ou de près, responsables des maux qui s’abattent sur le peuple centrafricain.

Cette thèse vient confirmer celle des Anti-Balaka et de la Séléka lors du forum de Nairobi, au Kenya, où les ex-présidents François Bozizé et Michel Djotodia y ont pris part. Ils accusaient Jean-Jacques Démafouth d’être le principal responsable du blocage du DDR des ex-combattants au niveau de la présidence de la République.

A en voir de plus près, c’est la tête de ce tout puissant ministre-conseiller à la présidence qui ne satisfait guère, ni le CNT, ni le KNK et encore moins la population centrafricaine. Dans une interview réalisée par les Réseaux des Journalistes des Droits de l’Hommes (RJDH) avec le Conseiller politique de la cheffe d’Etat, Anicet-Clément Guiyama-Massogo, sur la radio Notre Dame, celui-ci a clairement signifié que la cheffe d’Etat de transition dispose d’un pouvoir discrétionnaire. Ce qui nous fait dire que la cheffe d’Etat peut nommer n’importe qui à la tête d’une institution, même si cette personne est contestée, rejetée par le peuple ?

Nous osons croire que ce n’est plus le moment d’agir comme bon semble. Nous sommes dans un régime de transition. Et de ce fait, toute prise de décision doit faire l’unanimité de tous. Ce calme précaire que nous observons n’est nullement un gage pour la paix. Comme l’a dit Léa Koyassoum-Doumta, « les Centrafricains attendent un dénouement heureux de cette crise », il est du devoir de l’Exécutif, précisément de la présidente de transition de rapporter les trois (3) décrets contestés. Car ne dit-on pas, « vox populi, vox Dei », en d’autre terme, « la voix du peuple, c’est la voix de Dieu » ?

Pour éviter au peuple centrafricain une autre crise qui serait peut-être catastrophique ou qui mettrait en cause les efforts déployés par les uns et les autres pour réussir les Consultations Populaires à la Base dont les résultats seront pris en compte par le Forum de Bangui, il serait souhaitable que la présidente revienne sur sa décision. Ce faisant, elle gagnera la sympathie du peuple centrafricain. Dans le cas contraire, son régime de transition serait voué à un échec.

Après le CNT, le parti KNK, d’autres voix vont probablement se lever pour contester ces trois (3) décrets. D’ailleurs, à travers le micro-balade de la radio Ndèkè-Luka, des citoyens lambda ont rejeté ces dits décrets. Jusqu’alors la Séléka, les Anti-Balaka, la société civile et bien d’autres couches sociales du pays n’ont pas encore fait savoir leur position. C’est dans ce tohu-bohu que « Centrafric Matin » s’interroge de la manière suivante : le Forum National de Bangui sera-t-il tenable aux dates prévues ? Seul Dieu le sait.

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

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