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Cameroun-RCA : une interconnexion au système Nexus assurera le tracking des marchandises sur le corridor Douala-Bangui

octobre 10, 2016

 

Les services douaniers de la République centrafricaine vont se connecter au système informatique Nexus, mis en place au sein de la douane camerounaise, afin d’assurer un suivi par géolocalisation des marchandises en transit sur le territoire camerounais. C’est la principale information issue d’une rencontre de concertation que viennent d’organiser les douaniers des deux pays à Douala, la capitale économique du Cameroun.

Cette interconnexion, selon les services douaniers centrafricain et camerounais, va permettre une meilleure sécurisation des opérations de transit des marchandises centrafricaines sur le corridor Douala-Bangui.

La décision de l’administration douanière centrafricaine de se connecter à ce système mis en place par la douane camerounaise, avec le concours d’informaticiens locaux, apprend-on, découle de la baisse croissante des départs de marchandises centrafricaines au port de Douala.

Selon les chiffres révélés au cours de la concertation sus-mentionnée, de 10 000 départs en moyenne par an au cours de la dernière décennie, seulement environ 4900 départs de marchandises à destination de Bangui ont été enregistrés au port de Douala au cours des six premiers mois de l’année 2016. Et l’insécurité aux frontières entre le Cameroun et la RCA n’incite pas à l’optimisme, quant à la remontée de cette courbe des départs en fin d’année.

Pour rappel, selon les statistiques de la douane camerounaise, environ 55 milliards de francs Cfa de marchandises centrafricaines transitent par le Cameroun chaque année. Ces cargaisons sont une importante source de recettes pour les douaniers centrafricains, à condition que les marchandises ainsi transportées soient bien suivies tout le long du corridor Douala-Bangui.

Investir au Cameroun

Brice R. Mbodiam

LA FRANCE A-T-ELLE BESOIN D’UN GENOCIDE POUR FAIRE UN COUP D’ETAT CONTRE TOUADERA ET PLACER SON CACHE-SEXE ?

octobre 10, 2016

 

touad-et-france

 

Le mardi 04 octobre 2016 à 09 heures, un véhicule (VX) des Français s’arrête devant l’Eglise Notre Dame de Fatima : « Des chrétiens sont tués au Km 5. J’ai vu un musulman tenir deux (2) têtes de deux (2) chrétiens. Les musulmans ont des fusils et vous n’en avez pas ? », déclaraient les Français depuis leur véhicule (VX) de couleur blanche. Avant de foncer en direction du Km 5, ils disent à ces jeunes, « il y a 12 morts, allez les récupérer à la Mosquée Babolo tout de suite ». Au Km 5, ils renversent le raisonnement : « Les chrétiens ont tué beaucoup de musulmans. Il les ont éventrés. C’est horrible ! ». C’est que les jeunes sont venus rapporter à la presse le soir. Sur ce, nous pensons que la France est le commanditaire de l’assassinat du Commandant Marcel Mombéka. Si la France veut fomenter un coup d’Etat contre Touadéra pour remettre en scelle son cache-sexe, elle a les moyens de le faire. Mais attiser la flamme de la haine communautaire pour obtenir un génocide comme au Rwanda, nous disons que la France est criminelle et barbare.

Les ambiguïtés de la France en RCA ne datent pas d’aujourd’hui. La France est montée au créneau, à travers François Hollande, pour réclamer haut et fort, des élections, dans un contexte sécuritaire très difficile. Les Centrafricains ont répondu présents au rendez-vous électoral, malgré les crépitements d’armes de tous calibres. Touadéra a été un accouchement difficile, car les Centrafricains ont bravé les armes pour aller voter. Touadéra est un pur produit des urnes. Malheureusement, il n’est pas le cache-sexe des Français. A peine les élections terminées, que la France décide de retirer ses troupes dans le feu de la crise. La France ayant échoué sur tous les plans, veut reprendre de la main gauche, ce qu’elle a perdu de la main droite. « Les véhicules VX des soldats français sont très réguliers au Km 5 », nous confirme un observateur du Km5. Ce n’est pas étonnant que le Km 5 a été la gâchette qui a déclenché la flamme de la haine communautaire. Les musulmans, comme les chrétiens de Fatima, n’ont pas réagi à cette manipulation criminelle. La France essuie encore une fois un échec.

Le nouvel Ambassadeur de France en Centrafrique, Christian Bader, a osé dire que Touadéra a été démocratiquement élu, la France va le soutenir : une pure démagogie, une hypocrisie, une fourberie, un double langage qui ressemblent bien à la France. Les soldats français sont réguliers à leur Ambassade. Ils disent ouvertement et tout haut ce qu’un Ambassadeur rumine, mais ne peuvent dire ouvertement. Depuis plus de vingt (20) ans, la RCA a disparu du concert des nations. Le pays est totalement détruit par la crise. Cela ne suffit pas, la France veut pousser au génocide pour se créer les conditions afin de renverser Touadéra et placer son cache-sexe. Et pourtant dans les primaires des Républicains, les visions de l’Afrique ne sont plus les mêmes ; selon Alain Juppé, « les choses sont entrain de changer et cela change … ». Pour Sarkozy, c’est « un véritable plan Marshal pour l’Afrique, car il faut arrêter les migrations en développant l’Afrique ». Alors, que fabriquent les soldats français et leur Ambassadeur à Bangui ? Même les groupes armés ont compris que la France veut faire couler le sang à flot en Centrafrique. Les Français sont obligés de revenir mettre l’accent sur le Km 5, car il est facile de pousser les musulmans contre les chrétiens, par voie de conséquence, les Anti-Balaka vont entrer dans la danse, ensuite les Séléka, et le pays est à feu et à sang. La France trouve ainsi la faille impériale pour dire que Touadéra n’est pas à la hauteur, il faut  le changer pour un cache-sexe acquis à la cause de la France. Cependant, le pays s’est enfoncé davantage dans la misère et la pauvreté. La France peut reprendre la main et dicter sa volonté sur nos richesses, pendant que les Centrafricains mourront comme des mouches, pas de soins, pas de nourriture, pas d’école, mais la barbarie à l’exponentiel.

La RCA n’est comparable à aucun pays autour de nous. Les Centrafricains n’ont-ils pas droit à une vie humaine ? Après les abus sur les mineurs, les chiens des Français qui couchent avec les enfants centrafricaines, c’est Touadéra qui devient la cible privilégiée de la France. Un pays très pauvre parmi les pauvres que la France pille éternellement depuis l’époque coloniale à nos jours, cela ne lui suffit-il pas ? Le coup de ce mardi 04 octobre 2016 a totalement échoué et cela nous rappelle certains médias centrafricains qui annonçaient, « la fin prématurée du régime Touadéra ». C’est la voix du maître qui parle par média interposé. L’élection de Touadéra a été démocratique, reconnue dans le monde entier. Si la France ne veut pas de la démocratie, qu’elle demande officiellement à Touadéra de démissionner et il s’en ira tête haute. Ainsi la France fera ce qu’elle veut. Les cas du Gabon, de la RDC, du Tchad, du Congo Brazza, du Burundi, sont mieux et servent d’exemples. Nous souhaiterions que la France désigne les dirigeants centrafricains, au lieu de parler des élections. Alain Juppé, Sarkozy parlent tous de partenariat d’égal à égal avec l’Afrique. La RCA ne fait-elle pas partie de cette Afrique francophone ?

Entre un Français et un serpent, les Centrafricains doivent frapper le français et préserver le serpent. La France est la cause numéro un (1) des malheurs de la RCA depuis l’indépendance. Coup d’Etat à répétition, misère sur misère, pendant que la France pille, s’enrichit sur le sang des Centrafricains. Des gens que nos grands parents ont versé leur sang pour les tirer des griffes des nazis qui les humiliaient comme des moins que rien. Les Français ont subi ce que les Français font en Centrafrique. Les Français courent aujourd’hui après les Allemands. Le complexe de supériorité des Allemands est éternel et le complexe d’infériorité de la France à l’infinie. Nos grands parents ne savaient pas qu’ils ont sauvé des ingrats, des hypocrites, qui vont massacrer leurs petits-fils, ou les pousser à s’entretuer comme des animaux. RFI, la voix de la France a fait basculer la crise centrafricaine sur le terrain communautaire, parlant de chrétiens et de musulmans, une vraie radio mille collines en RCA. Cela a fait couler un fleuve de sang que les Français devaient venir boire. La France veut ramener le génocide rwandais en Centrafrique en attisant la flamme de la haine communautaire, nous disons non. La RCA, c’est notre pays. Il n’y a pas un autre. Malgré les massacres orchestrés par les Français, très peu de Centrafricains se sont prêtés à la migration en France. Les Centrafricains n’ont pas la culture de la violence, sinon, ils auraient mené leurs attentats en complément à ceux des islamistes pour que la France octroie aux Centrafricains le statut d’être humain, doué de raison et de bon sens, qui veulent vivre décemment sur le sol de leurs ancêtres. Les Centrafricains n’ont réellement rien à envier à la France, si la France les laissait maître de leur pays et de leur destin. Ils tombent, ils se relèvent et finiront par réussir comme tous les pays de la planète. Que la France laisse respirer les Centrafricains un peu après cette grave crise qui a failli les rayer de la carte du monde.

Julien BELA

 

LES EXACTIONS DES GROUPES ARMES, LES MANIPULATIONS DE CERTAINS LEADERS POLITIQUES, VERITABLES OBSTACLES A LA PAIX ET AU DEVELOPPEMENT DU PAYS

octobre 10, 2016

 

Avec le déclenchement de la crise centrafricaine par la nébuleuse coalition Séléka, la RCA, notre cher et beau, a failli disparaître sur la carte du monde. Les Centrafricains ont souffert et continuent de souffrir. La paix et la sécurité ont fondu comme du beurre au soleil.

Et ce, à cause des actes barbares, inhumains, bestiaux, perpétrés par les combattants des groupes politico-militaires (Séléka et Anti-Balaka). Même si les exactions des Anti-Balaka ont baissé d’intensité, par contre, celles des combattants Séléka réfractaires au processus Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR) se poursuivent allègrement, au vu et au su de tout le monde. Chaque jour qui passe, amène son lot de malheurs. Pour le mois de septembre et début octobre 2016, combien de Centrafricains ont-ils perdu leur vie ? Combien de maisons et villages ont été incendiés. Il est difficile de donner un bilan exact. Ce ne sont pas les populations de Ndomété, de Kouango, de Koui et récemment celles de l’enclave musulmane du PK5 qui nous démentiront. Toutes ces maisons qui étaient parties en fumée, sont un manque à gagner pour les propriétaires. Les reconstruire, demande de l’argent. Mais où vont-ils trouver cet argent, dès lors que la pauvreté, la misère les rongent jusqu’aux os ? Qui leur viendra en aide, du moment où certaines ONG humanitaires commencent déjà à plier bagages dans certaines régions du pays ?

Cette situation doit interpeller la conscience de tout un chacun de nous. Si les combattants Séléka et autres ont pris les armes pour pratiquer la politique de la « terre brûlée » comme les Russes l’ont faite à l’approche des Nazis, nous disons non. La RCA est tombée plus bas que terre. Elle a besoin d’être entièrement reconstruite. Ajouter les malheurs aux malheurs, n’est pas propre aux Centrafricain qui ont été et demeurent très hospitaliers. Les mercenaires tchadiens, soudanais, camerounais, nigériens et autres qui pensent que les exactions de tout genre pourront résoudre leurs problèmes, nous leur disons que ce n’est pas  de cette manière que nous sortirons tête haute de cette crise larvée. Ces actes barbares ne font qu’aggraver la crise.

Au lieu d’en rester là avec les groupes armés, certains leaders des partis politiques tirent la ficelle vers eux. Ils veulent coûte que coûte semer le désordre dans le pays pour montrer à la Communauté Internationale que Touadéra n’est pas à la hauteur de sa tâche. Ils manipulent les groupes armés. Tantôt, ils sont du côté de la Séléka, tantôt on les retrouve dans les Anti-Balaka. Que cherchent-ils ? Qu’est-ce qu’ils veulent exactement ? Les Centrafricains qui meurent chaque jour comme des mouches ne sont-ils pas des êtres humains comme eux ? Pendant que le gouvernement cherche des voies et moyens pour sortir la RCA du bourbier, ces soi-disant leaders des partis politiques et de la société civile  ne l’entendent pas de cette oreille. Mais pourquoi ? En principe, ces politicards devraient se concerter et faire des propositions positives à Touadéra. Et ensemble, ils trouveront une solution durable à cette crise. Mais tel ne semble pas être le cas. Leur seule vision, c’est de mettre les bâtons dans les roues de Touadéra. Pendant qu’ils agissent ainsi, les Centrafricains, ceux qui doivent les élire très prochainement, sont abattus froidement par les criminels sans foi, ni loi. Et pourtant, ils ont perdu aussi leurs proches dans cette crise. Cela ne les émeut nullement. C’est le fauteuil de Touadéra ou des postes ministériels qui les intéresse, les préoccupe. Où allons-nous avec la manipulation de ces hommes véreux qui ne se soucient pas de leurs compatriotes ?

Voilà que toutes ces manipulations des politiciens, les exactions des groupes armés sont des obstacles à la paix. Elles constituent aussi un frein au développement socio-économique du pays. Car à l’allure où vont les choses, les investisseurs pourront-ils se bousculer à la porte de  la  RCA ? Les groupes armés réfractaires au processus Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR) qui commettent ces actes inhumains sur la population civile, et certains politicards qui manipulent ces derniers et jettent de l’huile sur le feu, savent-ils que, sans l’apport des bailleurs de fonds, le pays va au bord du gouffre ? La RCA, c’est pour les Centrafricains, groupes armés comme hommes politiques. Mais pourquoi se comporter de la sorte ?

De grâce, ayez pitié de votre pays et de vos concitoyens. Nous avons trop souffert depuis bientôt quatre (4) ans. Groupes armés, déposez les armes pour faire la paix. Hommes politiques, cessez vos manipulations pour permettre aux Centrafricains de vaquer librement à leurs occupations et souffler un nouvel air. Car il ne sert à rien de réduire le peuple centrafricain en esclaves et d’enfreindre à son décollage économique.

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

« REJOINDRE LE COLLECTIF H4 POUR FAIRE COMPARAITRE CATHERINE SAMBA-PANZA ET TOUS SES COMPLICES EN JUSTICE », DECLARE MAITRE JOHNNY FABIEN YERIMA

octobre 10, 2016

 

 

Maître Johnny Fabien Yérima, Avocat au Barreau de Centrafrique, a mis en place un collectif dénommé « Catherine rends-nous notre argent ». Maître Yérima déclare que ce collectif est né d’un triste constat. En effet, en RCA, l’impunité est de règle et les détournements de deniers publics n’ont jamais été sanctionnés. Si l’on continue dans cette voie, c’est mettre en péril l’équilibre financier et économique de notre pays, explique Maître Yérima.

Le collectif « Catherine rends-nous notre argent » a été mis en place pour obtenir le remboursement des 2,5 millions de dollars détournés par Madame Catherine Samba-Panza et ses complices (sa fille Christelle Sappot, Mahamat Kamoun, André Nzapayéké, Ferdinand Nguédet etc…) et leur mise en geôle. En ce qui concerne les différentes étapes qui vont suivre la signature de la pétition, il y a un préalable de collecte de 5000 signatures (3000 signatures ont déjà été récoltées à ce jour) avant de présenter la requête au ministre de la Justice, au Président de l’Assemblée Nationale, au Premier Ministre et à certaines chancelleries comme l’Ambassade de France, l’Ambassade des Etats Unis et l’Union Africaine.

Selon Maître Yérima, il faut que le Président Touadéra prenne ses responsabilités, ainsi que le Gouvernement Sarandji. En effet, le Professeur Touadéra avait fait du concept de l’impunité zéro, son cheval de bataille, et par conséquent on en attend la traduction par les actes.

Si Madame Catherine Samba-Panza est coupable de détournements de deniers publics, elle sera traduite en justice et envoyée derrière les barreaux de la prison des femmes de Bimbo pour purger sa peine et devra rembourser solidairement avec ses complices les 2,5 millions de dollars volés au peuple centrafricain.

La justice centrafricaine doit faire toute la lumière sur cette affaire de détournement de 2,5 millions de dollars et dégager toutes les responsabilités: c’est une obligation de transparence qui est demandée par le peuple centrafricain à la justice de son pays.

Selon Maître Yérima, ce collectif est une grande première, car la société civile se mêle aujourd’hui de la gestion des choses publiques et il faut que cela prenne de l’ampleur. Maître Yérima se dit très optimiste quant à l’issue de la procédure puisque le Gouvernement Sarandji a promis d’engager les poursuites à l’issue des opérations d’audit et saisira le Parquet et le Doyen des Juges d’Instruction contre dame Samba-Panza et ses complices.

Maître Yérima souhaite que le peuple centrafricain soit rétabli dans ses droits. L’Avocat centrafricain déclare qu’il va créer une ONG de transparence, de veille, d’alerte dans la gestion des choses publiques. La chose publique ne doit plus être gérée de façon familiale, ni mafieuse.

Maître Yérima déclare, « nous nous sommes invités dans le jeu. Et la société civile, en qualité de point de rupture. Nous allons leur couper le sommeil tant qu’ils ne nous ont pas rendu notre argent. J’invite tout le peuple centrafricain à aller adhérer massivement à ce collectif H4 sur Face book afin de fermer la boutique aux médiocres et pour la victoire du bien-être des Centrafricains. »

Pour tout renseignement sur la pétition et le collectif, vous pouvez appeler Maître Yérima au 75268828.

Jonas DEMBA

 

 

MINUSCA : HERVE VERHOOSEL, UNE PERSONNALITE PEU RECOMMANDABLE, AVEC UN DEFICIT TRES PRONONCE DE CULTURE

octobre 10, 2016

Les Etats Unis, avec une très grande longueur d’avance en termes de presse, n’ont jamais tenu de bels propos, vis à vis de la presse centrafricaine. A peine arrivé, il n’a même pas eu le temps de s’asseoir, que sieur Hervé Verhoosel s’érige en chirurgien sans anesthésie de la presse privée. Un tireur d’élite en somme. A son arrivée après 24 heures, nous l’avons vu pour la première fois, lors de la cérémonie du départ du premier conseiller de l’Ambassade des Etats Unis. Il n’a pas la langue dans la poche. Celui-là, d’où sort-il ? De quelle planète tombe-t-il ? Selon, cet aventurier qu’a échoué quelque part, « en Centrafrique, n’eut été les Avis d’Appel d’Offres de la Minusca, la presse privée aurait disparu… ». Nous lui répondons que , « si la RCA n’avait pas existé quelque part avec sa crise, un monstre de ce genre ne profiterait pas d’un billet d’avion, de frais de mission, de salaire ronflant, pour venir trainer sa bosse en Centrafrique ».

La Minusca, à l’exception de sieur Hervé Verhoosel, est composée de démocrates, des gens de bonne éducation et de grande culture. Ils n’ont jamais osé se rabaisser jusqu’à ce niveau. Ils ont gardé de hauteur, vis-à-vis de la presse privée, malgré des dérapages parfois monstrueux que nous commettons. Le développement d’un pays, notamment de la presse, est un processus. Il y a beaucoup à faire. La presse privée ne peut sauter son ombre. Une chose est sûre, cette presse privée a joué un rôle historique durant la crise, pendant que les hommes politiques et la société civile sont sous leur lit. Comment les Nations Unies peuvent-elles se tromper de personne, pour nommer un Western à la direction de la communication et de l’information publique ? Ceux qui étaient là avant lui et qu’il est venu retrouver, n’ont-ils pas d’instruction, ne savent-ils pas lire, sont-ils incapables d’analyser la presse ? Sieur Hervé Verhoosel nous pompe l’air. Il n’a pas sa place au sein de la Minusca. Il donne l’impression de ne pas être équilibré.

« Les Avis d’appel d’offres » de la Minusca représentent un support important pour la presse privée. Ce qui est normal et se pratique dans tous les pays du monde, ce n’est pas une nouveauté. Les conventions voudraient que cela passe par les médias, dans la presse privée. Qu’est-ce que Hervé Verhoosel est venu faire à Bangui ? N’était-il pas au courant que c’est un pays dévasté par la guerre ? Est-ce un extraterrestre ? Pensait-il retrouver un pays comme les Etats Unis ? Sieur Hervé Verhoosel est loin d’être un communicateur, c’est peut-être un mercenaire déguisé. Nous avons connu, il y a deux ans, une mission des journalistes venus des Nations Unies à New York, pour se documenter sur les médias et surtout la presse. Le quotidien « Centrafric Matin » est le seul journal Centrafricain, à être dans les confidences de leur conclusion.

Ce sont des professionnels, ils ont été professionnels en tout bout de champ. Ils ont relevé toutes les faiblesses des médias centrafricains, les manquements à l’éthique et à la déontologie, les injures et les insultes, le peu d’effort dans la vérification de l’information pour qu’elle soit exacte et complète. La contribution de la Minusca est gigantesque, en terme de séminaire sur l’éthique et la déontologie, les droits de l’être humain, le droit humanitaire, l’information en période de crise et bien d’autres. La Minusca pousse sans tenir compte des tares de la presse privée. Nous en sommes conscients, mais il faut restaurer la paix et la sécurité, mais surtout l’autorité de l’Etat et ensemble avec la Minusca, nous laverons nos linges sales afin de ramer vers plus de professionnalisme. Il y a ces choses qui méritent de traîner la presse privée devant les tribunaux, mais les plus hauts responsables de la Minusca n’ont jamais osé le faire, parce que le pays est dans une convulsion. Le moment viendra où personne marchera sur la loi et l’honneur des uns et des autres.

La RCA sort peu à peu de l’enfer grandeur nature, sans foi, ni loi. Sieur Hervé Vershoosel aurait dû se renseigner auprès des plus anciens que lui. Sans la crise la plus grave de l’histoire de la RCA, la Minusca ne serait pas là et sieur Hervé Vershool non plus. Il ferait mieux de demander une mutation ailleurs puisqu’il a délibérément pollué ses relations avec la presse privée. Il y a un Haut Conseil de la Communication. Il y a également l’Observatoire des Médias Centrafricains qui n’a pas les moyens de sa politique, faute de ressources humaines appropriées. La crise ayant rasé tout le pays, les professionnels des Médias n’ont pas les moyens de faire fonctionner les outils de perfectionnement et de professionnalisme qu’ils se sont imposés. C’est la marche de l’histoire. Tous les pays de la planète sont passés par là avant de s’imposer la rigueur, le professionnalisme, dans le cadre de l’éthique, de la déontologie et de la Charte du journaliste. Après le génocide, le Rwanda connaît un développement impressionnant, pourquoi pas la RCA après cette crise périlleuse. Le manque de solidarité empêche les Centrafricains de faire un pas de géant. Mais nous espérons qu’un jour ou l’autre, les Centrafricains s’aviseront et prendront conscience que l’Union fait la force d’une nation.

Julien BELA

 

CM N°2120 du vendredi 07 octobre 2016

octobre 10, 2016

LES ENNEMIS DE LA PAIX ET DU DEVELOPPEMENT VEULENT BOYCOTER BRUXELLES ET FAIRE BASCULER LE PAYS DANS UN OCEAN DE SANG POUR ACCABLER TOUADERA DE TOUS LES MAUX

L’incident du mardi 04 octobre 2016, est un complot de très grande envergure intelligemment orchestré par certains aigris des régimes successifs de la transition. Un observateur  de la vie politique centrafricaine, a déclaré sur les ondes de RFI, ce mardi 05 octobre 2016 : « Il ya des gens qui ont intérêt à ce qu’il n’y ait jamais de paix dans le pays ». L’assassinat du commandant Marcel Mombéka n’est qu’une gâchette pour enflammer tout le pays. Les Anti-Balaka devaient entrer dans la danse. La population allait suivre, de même que les FACA. Le pays serait ingouvernable. L’occasion serait donc en or pour crucifier Touadéra, imposer  une nouvelle transition et ces vipères y trouvent leur compte. Un  leader de l’opposition avait déjà donné le ton : « Touadéra n’a rien fait ». Deux autres petits tintin, véritables cheveux dans la soupe, amusent la galerie des opposants. Malheureusement pour les sous-marins torpilleurs, Dieu n’est pas injuste, il protège  les  humbles et leur fait grâce.

Le sabotage de tout processus de paix ne profite à personne. Seulement, le peuple centrafricain doit être vigilant pour déceler ses véritables ennemis. Entre celui qui recherche la paix pour son peuple par tous moyens et celui qui détruit tout processus de paix, qui veut l’intérêt du peuple ? Les vampires ont envahi l’espace politique de la RCA pour barrer la route à la paix. C’est le peuple Centrafricain qui aspire à la paix. Comment des compatriotes, de surcroît intellectuels, prennent tout leur temps à saccager les efforts de paix ? Ils sont en plus les premiers à incriminer la Minusca, à la traiter de tout. Tout cela n’est que l’arbre qui cache la forêt. Ils sont tous connus et identifiés. C’est une honte de prolonger la souffrance et la misère du peuple centrafricain. C’est juste chercher des failles pour accuser Touadéra d’incompétent, d’incapable. Ces gens-là ont tous occupé des postes de responsabilité à différents niveaux. Ils n’ont pu faire mieux, sinon s’enrichir sur le dos de leurs compatriotes sans scrupule. La RCA a été totalement privée de gloire, de rayonnement, de réputation.

Dieu est le seul secours de Touadéra. La RCA est le miroir de la démocratie en Afrique  Centrale. La Communauté internationale est fière d’accueillir Touadéra aux Nations-Unies. Tous les Chefs d’Etat présents à l’Assemblée Générale des Nations Unies ont voulu voir Touadéra, échanger avec lui. La RCA entre par la grande porte dans le concert des Nations démocratiques, respectées et respectables. Titulaire de deux (2) doctorats, professeur des universités, avec des travaux, des publications scientifiques qui font autorité dans le monde entier. Il est démocratiquement élu à la majorité écrasante de plus de 63 %. Touadéra a un mandat de cinq (5) ans. C’est au peuple centrafricain de le juger et de le sanctionner. Après les mutineries successives, feu président Patassé avait dit : « J’ai été empêché de gouverner et les Centrafricains lui ont accordé un second mandat ». Pourquoi tant de haines, de rancœurs, de coups bas, de bâtons dans les roues, les médisances, les manigances, les complots, les blocages, les sabotages, le charlatanisme, pour faire obstacle à tous les efforts de paix ? Où est la jeunesse centrafricaine ? N’aspire-t-elle pas au travail, au bonheur, à une vie décente ? La jeunesse centrafricaine doit elle-même ouvrir les yeux pour bien voir les mains noires, les mains invisibles, les charlatans, les marchands d’illusions, les colporteurs de mauvaises nouvelles, ces créateurs de l’enfer, ces races de vipères qui s’opposent à tous les efforts de paix et de développement.

Bruxelles, c’est pour le développement de la RCA. C’est pour donner du travail aux Centrafricains. C’est pour construire les écoles, les hôpitaux, les routes, les ponts, donner l’électricité à tous, l’eau potable à tous, de belles maisons à tous, dans un environnement urbanisé, sain où il fait bon vivre, comme chez nos différents voisins : Cameroun, Congo-Brazza, Angola …Touadéra veut soulager la souffrance de son peuple. Les Etats-Unis font l’éloge de Touadéra, l’homme le plus intègre de la RCA après David Dacko, paix à son âme. Il n’y a pas en réalité de problème d’insécurité. Ce sont les hommes politiques centrafricains aigris qui s’agitent par groupes armés interposés. Touadéra n’a de problème avec aucun leader des groupes armés, avec aucun groupe armé. Il a tendu la main à tous les groupes armés. Il déteste la violence et privilégie le dialogue. Ce sont les hommes politiques qui créent l’insécurité, l’alimente, l’amplifie, pour leurs propres intérêts égoïstes. C’est le cas de l’assassinat du commandant Marcel Mombéka et les effets collatéraux qui s’en ont suivi. Le peuple centrafricain est privé de viande de bœuf, et les éleveurs peulhs sont privés d’argent. Ce sont les agitateurs, les pêcheurs en eau trouble qui y trouvent leur compte. Ces sous-marins ont paralysé le Km 5, les commerçants, le circuit de la viande de bœuf,  pour faire souffrir leurs compatriotes. Et demain, ils se présenteront en « Sauveur du peuple », ce même peuple qu’ils martyrisent aujourd’hui. Tout le monde est au courant car il n’y a pas de secret dans le monde d’aujourd’hui.

La Minusca a un drone. Toutes les actions ayant abouti à l’assassinat odieux du commandant Marcel Mombéka, ont été filmées, seconde après seconde, la fuite du commando de la mort, là où ils se sont refugiés. Le film est complet. Les commanditaires aussi sont bien identités. Ils n’échapperont pas à la justice. N’est-ce pas très absurde pour les commanditaires et le commando de la mort d’opérer sous l’observation d’un drone de surveillance ? La Minusca doit les traquer, les arrêter et les remettre à la justice. Un projet de construction de quinze mille (15.000) logements sociaux et économiques (en vente-location) pour les fonctionnaires et agents de l’Etat, traine dans la boue par la mauvaise fois, la haine, la jalousie, le charlatanisme. Il a fallu 42 jours pour obtenir le « Protocole d’Accord », après plusieurs injonctions et interventions du chef de l’Etat en personne, au ministère de l’Habitat et de l’Urbanisme. Incroyable, mais pourtant vrai, les cadres centrafricains sont foncièrement mauvais et très méchants, vis-à-vis du peuple centrafricain. Touadéra seul, peut-il occuper 15.000 logements ? C’est pour le bonheur du peuple centrafricain. Combien d’emplois ce projet peut générer pour la jeunesse centrafricaine ? Charpentiers, menuisiers, maçons, plombiers, poseurs de tôles, de carreaux, de vitres, de cadres pour portes et fenêtres, aides-maçons, aides-menuisiers, aides-plombiers, les jardiniers, doivent y bénéficier. Les ruelles, les avenues, le planting des arbres y font partie. Ce projet couvre tout le territoire national avec possibilité de reconstruction pour une seconde vague de 20.000 ou 50.000 logements sociaux et économiques au profit de tous les Centrafricains. Après le « Protocole d’Accord », il reste la garantie bancaire avec le ministère des Finances. Curieusement, ce projet ne suscite aucun engouement au sein de certains départements ministériels. Il va falloir attendre mille (1.000) ans, pour obtenir la garantie bancaire,  soit deux (2) mois pour obtenir deux documents fondamentaux qui ouvrent la voie à la phase opérationnelle de ce projet. Tout est mis en œuvre à travers le laxisme, les comportements nonchalants, pour décourager purement et simplement ces partenaires, afin qu’ils abandonnent  un projet de cette envergure, qui profite entièrement à la jeunesse en terme d’emplois, aux fonctionnaires et agents de l’Etat pour avoir un logement décent et au peuple centrafricain tout entier. Voilà un exemple concret où les hommes politiques n’aiment pas le développement du pays et entretiennent l’insécurité.

Tout est mis en œuvre pour démontrer que le gouvernement est incapable. Tous les démons de l’enfer sont sortis pour faire échec à Bruxelles. Pourquoi ? Difficile de le dire. Des individus malintentionnés, font des déclarations intempestives, nuisibles aux intérêts du pays. D’autres actions de sabotage sont en préparation pour ce mois d’octobre 2016 pour faire échec à Bruxelles. Depuis toujours, c’est le même rite. Dès qu’il y a une importante échéance pour la RCA, des crises sans tête, ni queue éclatent pour maintenir le pays dans la misère, la pauvreté, la mendicité, l’humiliation.

Or, dans le contexte actuel, Touadéra est une chance pour la RCA. Il est écouté et soutenu par la Communauté internationale, voire le monde entier. L’assassinat du commandant Marcel Mombéka est à la limite d’un attentat qui présage ce qui arrivera d’ici peu : la chaîne infernale de crises. Nous attirons l’attention des Centrafricains sur les agissements des fauteurs de trouble, afin qu’ils soient vigilants. Le monde entier nous honore à travers le processus électoral. C’est un accouchement douloureux, car dans l’insécurité, sous les crépitements des balles, le peuple centrafricain s’est donné un président propre qui porte haut, l’Etendard de la Patrie. A New-York et à Washington, Touadéra a ravi la vedette, véritable chouchou de la Communauté internationale. Il faut la paix et la sécurité pour capitaliser les acquis de cette diplomatie agressive. Les Centrafricains doivent être fiers de leur président. C’est un très bon présage pour le sommet de Bruxelles, le plan Marshall à la Centrafricaine. Les hommes politiques, ces requins, ces charlatans, ces oiseaux de mauvais augures, ces vipères, ces marchands d’illusions doivent arrêter d’empester l’espace vital des Centrafricains. Les vrais auteurs de l’insécurité, ce sont les hommes politiques qui tirent les ficelles, manipulent, financent les malfrats pour embraser le pays. Quoi qu’ils fassent, Bruxelles sera un succès éclatant et retentissant, n’en déplaise aux aigris, aux jaloux.

 

Julien BELA  

 

 

 

L’Editorial de Julien BELA

 

LES ENFANTS DE LA RUE

RISQUENT DE METTRE A RUDE EPREUVE TOUS LES EFFORTS

 

Depuis l’évènement du Km 5, les enfants de la rue sont devenus une armée de loups à la recherche de nos frères musulmans. Ils ne font aucune distinction, aucun discernement. Ils sont prêts à se ruer sur tout ce qui ressemble à un musulman. Plusieurs fois, nous avons interpeller la Mairie de Bangui et le ministère de la Sécurité Publique sur le danger que représentent les enfants de la rue au centre-ville : les vols, les agressions et maintenant la chasse au grand boubous. Et les forces de sécurité sont absentes au centre-ville et le temps de les appeler, le mal est déjà consommé. Le ministre de la Sécurité Publique et le Maire de la ville de Bangui, doivent prendre les dispositions qui s’imposent pour garantir la liberté d’aller et venir.

Chaque fin de mois, les pauvres papas qui viennent chercher leurs salaires et pensions sont systématiquement dépouillés. A la moindre inattention, votre téléphone, votre argent, vos papiers administratifs, s’évaporent dans la nature. La vie au centre-ville devient infernale à cause des enfants de la rue. Ils n’ont pas le temps de chercher à comprendre, ils veulent vous faire les poches et emporter vos biens. Ils sont convaincus que tout musulman dispose sur lui, d’une certaine somme d’argent. Ce jeudi 06 octobre 2016, ils ont agressé un monsieur qui faisait ses achats dans une boutique voisine de Phénicia, sur l’avenue Boganda. La police de même que la gendarmerie, n’étaient visibles nulle part. Or, les enfants de la rue sont si nombreux et si agressifs qu’une présence permanente de la police ou de la gendarmerie est nécessaire en cas de besoin. Un incident est arrivé, les enquêtes suivent leur cours, il ne revient pas aux enfants de la rue de faire leur propre loi.

D’autres individus s’improvisent comme étant des FACA au niveau du marché central et veulent appréhender les musulmans, au nom de quoi ? Sont-ils habilités ? Le ministre de la Sécurité Publique et le Maire de Bangui doivent communiquer, parler à la population, car tout peut arriver et remettre la pendule à zéro. Dans les attentas par vague qui ont frappé la France, le ministre de l’Intérieur parlait chaque  une heure de temps pour rassurer et calmer les esprits. La tension est encore latente et perceptible dans bien des arrondissements, au centre-ville. Les FACA du Km 5 se sont mises à l’œuvre pour retrouver l’assassin. La justice centrafricaine suit le dossier. La population civile, les enfants de la rue n’ont rien à y voir. Les incidents du genre ont ponctué la vie des Centrafricains depuis le début de la crise. Cela ne découragera personne dans la voie de la recherche de la paix. Quelque soit le temps que cela prendra, la justice triomphera toujours.

 

Julien BELA

 

 

DES MESURES URGENTES POUR REHABILITER ET

REDEPLOYER LES FACA S’IMPOSENT :

SEULE SOLUTION POUR METTRE FIN AUX CAPRICES DES BANDES ARMEES

 

 

La Minusca, par la voix du représentant spécial du secrétaire général des Nations-Unies en RCA, Parfait Onanga Anyanga avait annoncé, nous citons : « Il n’y’aura pas de coup d’Etat ». L’analyse d’un tel propos démontre bel et bien que les agissements des bandes armées ces derniers temps dans le pays, constituent des actes crapuleux, se caractérisant par le grand banditisme qui se développe  sur  l’ensemble du territoire, à travers des tueries, des viols, des pillages, des braquages, des incendies de villages et maisons, pour ne citer que ces quelques exemples. L’assassinat odieux et crapuleux du commandant Marcel Mombéka, par des bandits armés du Km 5, ce mardi 04 octobre 2016 en est une parfaite illustration. A cela s’ajoutent les graves violations des droits humains commises par des bandits de grand chemin, des va-t-en-guerre dans les villes de Koui, Kouango, Kaga-Bandoro, et au village Ndomété, il y a de cela deux (2) semaines. A l’origine de tous ces malheurs, l’absence des Forces de Défense et de Sécurité intérieure et notamment les Forces Armées Centrafricaines (FACA). Des mesures urgentes pour réhabiliter et redéployer les FACA dans un délai raisonnable s’imposent. Et même qu’il pleuve, qu’il vente ou qu’il neige, c’est la seule solution pour mettre fin aux caprices des bandes armées sans foi, ni loi, qui ternissent l’image de la République Centrafricaine depuis bientôt quatre (4) ans.

Pendant que la nouvelle mission européenne EUTM est en pleine phase de la restructuration de l’armée nationale et particulièrement les FACA pour une durée de deux (2) ans, c’est-à-dire jusqu’en 2018, la voie est totalement libre et les drogués, les chanvreurs, les malfrats agissent comme bon leur semble. Faut-il continuer à ce rythme ? Car, si nous poussons loin notre réflexion, il ne fera aucun doute que ce sera en 2017 que la première vague des Forces Armées Centrafricaines (FACA), reformées et rééquipées par l’EUTM sera opérationnelle. Et si les autorités centrafricaines et les Nations-Unies ne tiennent qu’à cela, la RCA risquerait de se vider de sa population un de ces quatre (4) petits matins à l’allure où vont les choses. C’est pourquoi, les autorités centrafricaines, avec le concours des Nations-Unies doivent trouver d’un commun accord des points d’entente, afin que l’embargo qui pèse sur les armes à destination de la RCA soit levé, et que toutes les forces de défense et de sécurité (police, gendarmerie et FACA), soient effectivement opérationnelles sur l’ensemble du territoire, afin de réduire la gâchette facile des malfrats. Km 5, Bambari, Bria, Kouango, Kaga-Bandoro et Koui doivent cesser d’être de nouvelles républiques en RCA où les groupes armés ont le pouvoir de percevoir les impôts et taxes, ériger des barrières illégales, empêchant la libre circulation des personnes et des biens, de tuer, piller, incendier, sans âme, ni conscience. Il n’y a qu’un seul pouvoir dans tout Etat au monde qui a le privilège de contrôler et de prendre des grandes décisions engageant la vie politique de la nation. Ce ne sont ni les Nations-Unies, ni la France, ni la communauté internationale qui nous prouveront le contraire.

L’acte qui vient de se produire ce mardi 04 octobre 2016 au Km5 a failli replonger la capitale dans le bain de sang. Heureusement, le peuple centrafricain sait maîtriser ses pulsions. Malgré tout, certains compatriotes centrafricains, innocents ont payé le pot cassé de deux (2) côtés. Le Km 5 est depuis fort longtemps le « couloir de la mort » où des  pertes en vies humaines ne cessent d’être enregistrées au quotidien. Mais aucune mesure concrète n’est prise pour garantir des droits humains. D’où les mêmes criminels refont surface d’un moment à l’autre pour dicter leur propre loi à la population centrafricaine, au vu et au su de la France, des Nations-Unies … Incroyable mais pourtant vrai. C’est le même son de cloche dans certaines régions de l’arrière pays. La Minusca, au lieu de distraire la galerie, doit montrer devant la communauté nationale et internationale sa « pleine capacité » ou sa « montée en puissance » qu’elle avait prônée tambour battant. La montée en puissance ne signifie pas qu’il faut croiser les bras et attendre que l’acte soit consommé afin de réagir. Il faut toujours prendre des précautions nécessaires à l’avance pour empêcher le pire. La prolifération des armes est synonyme de tous les actes barbares que nous continuons de vivre aujourd’hui. Tant que les Forces de Défense et de Sécurité continuent de moisir, nous allons vivre l’apocalypse un de ces quatre (4) petits matins.

 

Bénistant MBALLA

 

 

JOURNEE INTERNATIONALE DES ENSEIGNANTS 2016 :

« L’AFRIQUE A BESOIN DE 17 MILLIONS D’ENSEIGNANTS POUR ATTEINDRE

L’EDUCATION POUR TOUS D’ICI 2030 »

 

Le monde entier célèbre le 05 octobre de chaque année, la « Journée Internationale des Enseignants (JIE) », instituée par l’Assemblée Générale (AG) des Nations Unies, il y a de cela des années. Et ce, pour mettre un accent particulier sur le rôle combien important que joue l’éducation dans toutes les nations, d’une part, et attirer l’attention des gouvernements sur les politiques et stratégies à mettre en œuvre pour que l’éducation soit accessible à toutes les couches sociales et de tous âges, d’autre part.

Malheureusement en RCA, comme d’habitude, cette JIE 2016 est passée sous silence absolu. Il n’y a aucune manifestation officielle et publique organisée à cet effet. Pourtant, c’est l’occasion jamais en or pour le gouvernement de Simplice Mathieu Sarandji de s’asseoir autour d’une même table, avec ses partenaires sociaux incontournables, les centrales syndicales, pour débattre ensemble les maux qui gangrènent le système éducatif centrafricain de bien fonctionner comme il se doit. Et ce, pour leur apporter , trouver des solutions idoines et appropriées, dans l’intérêt général de la nation.

Malheureusement, tel ne semble pas être le cas, car les régimes se succèdent, passent au pouvoir en RCA, mais se ressemblent tous dans leur gestion des affaires publiques. Si bien que les « mêmes faits produisent les mêmes effets ».

Selon le rapport rendu public par l’Unesco, le 05 octobre 2016 à l’occasion de cette JIE, « l’Afrique a besoin de 17 millions d’enseignants pour atteindre l’Educatin pour Tous d’ici 2030 ». précisons que c’est l’un des objectifs fixés pour les objectifs de Développement Durable (ODD), à l’horizon 2030, pour tous les Etats au monde.

Mathématiquement, il ne nous reste que quatorze (14 années, pour arriver au terme des ODD. Le défi de « l’Education pour Tous d’ici 2030 », va-t-il être atteint et relève en RCA ? La réponse à cette question revient à qui de droit. Toutefois, attendons l’année 2030 pour avoir le cœur. Car, n’oublions pas que la RCA est un pays de tous les paradoxes. D’ici là, rendez-vous à 2030.

 

Le Petit YEKOA

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LA NOUVELLE RENTREE DES CLASSES ET LA PROBLEMATIQUE DE L’INSECURITÉ AU KM 5, KAGA-BANDORO, KOUI, KOUANGO …

Les élèves ont repris le chemin de l’école depuis la date du 19 septembre 2016, quand brusquement, les démons de l’enfer, refont surface au Km 5, Kaga-Bandoro, Kouango et Koui, en commettant des crimes horribles sur les paisibles populations civiles. Est-ce à ce rythme que les enfants vont terminer la nouvelle rentrée académique 2016 – 2017 ? Les actes barbares, indignes et inhumains que les bandes armées viennent de commettre ces derniers temps à Bangui et à l’intérieur du pays compromettent dangereusement les bonnes conditions de l’éducation de nos enfants. Les Nations Unies ne peuvent nous dire le contraire. Un ultimatum a été lancé par la Minusca aux groupes armés de quitter sans condition les bâtiments scolaires qu’ils occupent. Mythe ou réalité ? Seule la Minusca peut éclairer la lanterne du peuple centrafricain à ce sujet.

Les villes de Bambari et Kaga-Bandoro étaient déclarées « villes sans armes » par la force onusienne en RCA. Cela suppose qu’on ne peut voir une personne se promener avec une arme ou un engin explosif, ni entendre les crépitements d’armes le jour comme la nuit. Le calme doit régner à 100 % dans ces deux (2) villes citées ci-haut, en attendant le véritable programme Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR), dont les chantiers s’exécutent lentement mais sûrement. Est-ce vraiment ce que nous sommes entrain de vivre à Kaga-Bandoro et Bambari ? Or, si la Minusca prend des dispositifs sécuritaires, en traduisant ces paroles  en actes, la sécurité et la paix devraient régner dans l’arrière-pays et notamment dans les zones rouges où les bandits armés continuent de servir. Et ceci pouvait permettre aux enfants d’aller apprendre, se former, s’éduquer. La population civile de son côté peut vaquer librement à ses occupations quotidiennes. Malheureusement, ce n’est pas le cas.

Comment les enfants peuvent étudier avec des crépitements d’armes ? La psychose et la peur sont les deux (2) facteurs qui perturbent et causent de graves troubles empêchant le bon fonctionnement et l’évolution du système nerveux de l’enfant ou de l’adolescent. L’enfant doit être exempt de toutes contraintes ou influences exercées de l’extérieur. Il doit être totalement disposé avec un esprit calme pour apprendre et mieux mémoriser les leçons. Mais ce qui s’est passé et continue de se passer en RCA, dépasse l’entendement humain. Depuis bientôt quatre (4) ans, les élèves et étudiants sont sacrifiés sur l’autel des guerriers qui, pour des intérêts égoïstes et personnels leur rendent la vie difficile, en pillant, saccageant, incendiant des bâtiments scolaires surtout à l’intérieur du pays. Certains élèves du lycée Barthélemy Boganda furent blessés par des balles perdues ; d’autres ont été étouffés par des gaz lacrymogènes et transportés à l’hôpital pour des soins, lors d’un accrochage entre les forces onusiennes et les Anti-Balaka de Boy-Rabé. Ce ne sont pas les autorités de la transition qui nous démentiront. C’était le même son de cloche quand Michel Djotodia était encore au pouvoir.

Peut-on parler de baisse de niveau dans un pays où les droits de l’enfant à l’éducation sont bafoués, foulés aux pieds par les groupes armés depuis plus de trois (3) ans ? L’Unicef et d’autres organismes internationaux ne cessent de multiplier des efforts allant dans le sens de promouvoir et prioriser les droits de l’enfant à l’éducation. Hélas, peine perdue, car les droits de l’enfant à l’éducation en RCA sont encore loin de compte pour devenir une réalité. Pendant que les pays voisins de la RCA sont en pleine phase de la conquête de l’ « Education Pour Tous » d’ici à 2030, le système éducatif centrafricain est constamment en régression. Le manque d’enseignants qualifiés d’une part, le manque des salles de classe et des bibliothèques adaptés aux nouveaux matériels didactiques d’enseignement et de communication, plombent davantage l’éducation des élèves et étudiants centrafricains. L’avènement des « maîtres-parents », un système adopté par le ministère de l’Education Nationale vient empirer la qualité de l’enseignement. Certains maîtres-parents ne savent même pas écrire leur propre nom, ni lire correctement, encore moins parler la langue de Molière (français). Un enfant, même en classe de la maternelle, les dépasse en écriture. Certains enseignants qui se vantent des diplômes professionnelles de l’enseignement (Certificat de Fin d’Etudes, CAPPC, CAPES …), sont dans la même logique que ces « maîtres-parents ». Est-ce une malédiction pour le système éducatif centrafricain ? A l’exception du régime de Bokassa où les enseignants donnaient des formations de qualité aux élèves et étudiants, tous les autres régimes qui se sont succédés à la tête de l’Etat n’ont fait qu’enfoncer l’éducation des enfants au fin fond du gouffre. C’est sur fond de critère d’affinité politique, ethnique, raciale, régionaliste, religieuse que les apprentis enseignants sont souvent recrutés et formés, alors que certains ne valent rien et ne représentent rien. Quel genre de formation peuvent-ils donner aux enfants ? A y voir de près, c’est le Centrafricain lui-même qui tue son propre pays. Et c’est bien dommage.

Bénistant MBALLA

 

 

 

 

LA FRANCE, LES ETATS-UNIS, L’ONU, BREF LA COMMUNAUTE INTERNATIONALE, CONDAMNENT SANS REAGIR AUX MASSACRES, … DES CENTRAFRICAINS

 

Ce qui s’est passé à Ndomété, Kouango et Koui et qui se passe aujourd’hui à Bangui, principalement dans l’enclave musulmane du  P.K.5, dépasse tout entendement humain. On tue, massacre, viole les populations civiles. Des maisons et villages entiers sont incendiés. Les biens et les locaux des humanitaires sont pillés à outrance. On s’en prend aussi aux humanitaires. Les éléments des Forces Armées Centrafricaines (FACA) sont devenus les cibles des drogués,  des criminels, des malfrats et des bandits de grand chemin du KM 5. L’exemple patent est l’assassinat du commandant Marcel Mombéka, le mardi 04 octobre 2016 en plein cœur du KM 5.

Tous ces actes barbares, odieux, indignes, inhumains, bestiaux n’émeuvent personne. Et pourtant la France, les Etats-Unis et l’ONU sont présents en Centrafrique. Les représentants de ces pays cités ci-haut vivent et observent au quotidien les souffrance du peuple centrafricain. Certains centrafricains s’entassent dans des sites des déplacés, les un sur les autres. Les uns errent d’un lieu à un autre, à la recherche d’un abri sûr. D’autres, pour échapper à la foudre, à la furie des hommes en arme, préfèrent se refugier dans les pays voisins. Pendant ce temps, les plus vulnérables, les innocents meurent sous les balles de ces groupes armés.

Et pourtant, la France, la puissance colonisatrice de la RCA est sur le champ de bataille avec les soldats de l’Opération Sangaris depuis le 05 décembre 2013. Mais malgré tout, la situation sécuritaire du pays et de son peuple n’évolue guère. Tantôt la France somme les combattants des groupes armés à déposer les armes. Mais depuis lors, c’est le statu quo de la part de ces criminels. Pour notre part, nous avons cru que la France pourrait prendre des mesures draconiennes pour mettre ces malfrats hors d’état de nuire. Mais tel ne semble pas être le cas. C’est un silence de cimetière, un mutisme total de la part de l’ancienne puissance colonisatrice de la RCA. Et d’ici la fin de ce mois d’octobre, les quelques rares soldats français de l’opération Sangaris encore visibles en RCA vont plier bagages. Il ne restera que trois cents (300) soldats qui vont certainement intégrer la force onusienne. Peuvent-ils réellement contrecarrer les actions de ces groupes armés réticents et récalcitrants au processus Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR) ?

De l’autre, les Etats-Unis, défenseur  des Droits de l’Homme, ne fait presque rien pour arrêter ce regain de violences, ce bain de sang, ces tueries et massacres à grande échelle. Mais nous savons que ce pays a énormément investi, injecté de l’argent dans la chaîne pénale. En plus, il contribue à hauteur de 28 % du budget de la Minusca. C’est bien. C’est un apport considérable pour la résolution pacifique de la crise centrafricaine. Mais c’est insuffisant à l’égard du peuple. Les centrafricains souhaitent aujourd’hui que ce pays ami de la Centrafrique s’engage ouvertement sur le terrain militaire après la fin de l’Opération Sangaris comme c’est le cas à Obo, pour la traque de Kony et de ses hommes. En agissant ainsi, les centrafricains seront soulagés. Les groupes armés auront peur et baisseront leurs bras. Soutenir la Minusca sur tous les plans, c’est une bonne chose. Condamner les violences en est une autre. Mais agir serait encore mieux.

Mais, il faudrait que la Minusca fasse son travail comme il se doit. Nous ne nous opposons pas aux actions menées par la Minusca sur le terrain. Nous exhortons purement et simplement les Casques Bleus de la Minusca à faire davantage pour épargner le plus grand nombre de vies humaines. Car il y a trop de failles, d’incohérence dans l’exécution de leurs mandats. Partout, les centrafricains se plaignent de leurs comportements lors des attaques ou des représailles des groupes armés. Nous leur demandons tout simplement de rectifier leur tir, de changer de fusil d’épaule et d’adopter des stratégies qui tiennent compte de la situation sécuritaire du pays. Nous pensons qu’ils n’ont pas de baguette magique pour retourner la situation en un laps de temps. Mais un peu de courage, de détermination, de clairvoyance, ils parviendront à atteindre leur objectif. S’ils affirment toujours qu’ils ne sont pas venus en Centrafrique pour mourir à la place des centrafricains, alors, dans ce cas précis, nous pouvons dire que le peuple centrafricain est abandonné à son triste sort.

Donc, pour mettre fin à cette crise qui dure depuis bientôt quatre (4) ans, la France, les Etats-Unis, l’ONU à travers la Minusca, bref la Communauté internationale, tous doivent parler le même langage, adopter les mêmes attitudes vis-à-vis de ces hors-la-loi qui écument le peuple centrafricain à longueur de journée. Si chacun ne regarde et ne préserve que son intérêt, nous  osons croire que les centrafricains sont sacrifiés sur l’autel du diable. Car toutes les préoccupations des groupes politico-militaires ont été prises en compte par le gouvernement. Nous ne voyons pas pourquoi ils persistent dans des actes barbares. On ne pourra désenclaver la région Nord dans les troubles. Alors, la France, les Etats-Unis, l’ONU… aidez-nous à sortir dans ce bourbier, cette crise larvée.

 

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

KOUANGO DANS LA DESOLATION

 

 

Depuis le 10 septembre 2016, des attaques dans les villages environnants de Kouango, dans le centre sud de la République centrafricaine, ont fait plusieurs morts et poussé des milliers de personnes à fuir. La Minusca et le gouvernement envisagent d’envoyer une enquête sur place.

Joseph Inganji, chef du Bureau de la Coordination des affaires humanitaires (OCHA), en RCA, fait un état des lieux accablant:« Suite aux attaques dans plusieurs villages à partir du PK10 jusqu’au PK27, 3 500 personnes qui habitaient cette zone sont maintenant des déplacés. Nous avions une mission humanitaire sur place qui a pu constater que dix villages sont complètement vides. Personne n’y habite. Environ 480 maisons ont été brûlées et plus de 19 personnes tuées. Les personnes déplacées se retrouvent en brousse et quelques-unes essayent de passer en République démocratique du Congo (RDC) », a-t-il précisé.

Joseph Inganji insiste sur le fait que toutes ces personnes ainsi que d’autres déplacés dans d’autres localités, en RCA, ont besoin d’une aide d’urgence et d’assistance mais les moyens sont largement insuffisants.

« En RCA, le besoin d’aide humanitaire augmente de jour en jour si on veut donner une réponse immédiate pour sauver des vies et soulager les souffrances de personnes qui sont dans le besoin. Nous allons demander aussi une assistance additionnelle car sans assistance, c’est difficile d’y répondre. Nous venons de parler de plus de 3 000 personnes déplacées à Kouango mais nous avons aussi 4 000 personnes déplacées à 10 km de Kaga-Bandoro et nous avons presque la même situation à Bouar », a-t-il ajouté.

Le chef du Bureau de la Coordination des affaires humanitaires en RCA souligne que les besoins en aide humanitaire d’urgence sont estimés à plus 530 millions de dollars. Mais les partenaires humanitaires n’ont reçu que 28 % de la totalité de la somme.

Une mission conjointe gouvernement  et Minusca est prévue dans les tout prochains jours dans la localité de Kouango afin d’évaluer la situation sécuritaire qui prévaut dans la ville. Cette mission a été décidée au cours d’une rencontre du Premier ministre centrafricain Simplice Mathieu Sarandji et une délégation de la Mission onusienne en Centrafrique.

Selon les responsables de la Minusca, « des mesures ont été prises après les violences enregistrées le 10 et 11 septembre sur l’axe Kouango-Bianka ».

Des violences qui auraient, selon la Coordination des affaires humanitaires (OCHA), fait « 19 morts, 3500 déplacés et 481 maisons brûlées ». Ces actes de violences sont attribués selon les informations de RNL, aux combattants de la Seleka et concernent les « villages situés entre les PK9, PK13 et ceux du secteur fleuve à Kouango ».

De sources concordantes, « ce serait une histoire de jalousie soldée par la mort d’un jeune musulman », qui est à l’origine de cette nouvelle montée de tension dans la localité.

 

Jonas  DEMBA

 

 

RCA : 11 morts dans les violences

mardi à Bangui (nouveau bilan ONU)

Des membres d’un groupe d’auto-défense musulman sécurisent le quartier PK5, à Bangui, durant le vote du 13 décembre 2015

Onze personnes ont été tuées à Bangui dans des violences qui ont suivi l’assassinat mardi d’un officier de l’armée dans la capitale centrafricaine où le calme était revenu jeudi, selon un dernier bilan établi par la force de l’ONU (Minusca).

« Nous déplorons à ce stade 11 morts, 14 disparus et 14 blessés enregistrés. La force des Nations unies s’est interposée mardi et mercredi entre des groupes cherchant à créer des problèmes », a indiqué le directeur de la Communication de la Minusca, Hervé Verhoosel.

« La situation a Bangui est maintenant calme », a ajouté M. Verhoosel, rappelant que « la Minusca et les autorités locales demandaient à la population de ne pas répondre à la violence par la violence ».

Un bilan de sources hospitalières avait fait état mercredi de six morts.

L’assassinat mardi du commandant Marcel Mombéka par des « groupes d’auto-défense » dans le quartier musulman du PK5 avait provoqué une flambée de violences dans un pays où les groupes armés menacent une paix fragile.

La prise du pouvoir par la rébellion Séléka à dominante musulmane en 2013, après le renversement de l’ex-président François Bozizé, a précipité la Centrafrique dans le chaos avec des tueries intercommunautaires.

Une contre-offensive de milices anti-balaka, majoritairement chrétiennes, a entrainé de nouvelles exactions contre la communauté musulmane. Le conflit a fait des milliers de morts et des centaines de milliers de déplacés, d’après les Nations unies.

L’intervention de l’opération française Sangaris, puis de la Minusca, a ensuite stabilisé la situation et permis l’élection dans un calme relatif du président Faustin-Archange Touadéra en début d’année 2016.

 

AFP

 

 

La UNE et L’Éditorial de Julien BELA : RCA :  COUP D’ETAT ?

octobre 4, 2016

cmn2317-du-mar-04-oct-2016Touadéra est élu à la majorité écrasante de 63%. Depuis son investiture, il est totalement absorbé par le dossier de la paix et de la sécurité. Il s’est engagé à fond pour la restauration de la paix, avec pour stratégie, la non violence et le dialogue, malgré les caprices de quelques groupes armés. Il ne se décourage pas. La Communauté internationale, les Nations-Unies ont approuvé sa démarche hautement patriotique. Faire un coup d’Etat, c’est se fourrer le doigt dans l’œil. Personne ne pourra occuper le Palais de la Renaissance, selon le Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations-Unies, Parfait Onanga-Anyanga : « il n’y aura pas de coup d’Etat tant que la Minusca sera là … ».

Ce que les sous-marins ignorent, c’est que le peuple centrafricain est devenu très agressif. Les mêmes qui, hier, ont « somalisé » le pays avec un bain océanique de sang, des viols, des incendies de maisons, de villages, la misère absolue, le chômage des jeunes devenu endémique, sur fond de tribalisme exacerbé, veulent replonger le pays encore dans le sang. Le peuple centrafricain observe. Certains risquent de reprendre le chemin de l’exil et pour toujours. Le peuple centrafricain refuse d’être le dindon de la farce, car trop, c’est trop. La RCA n’est pas la propriété privée d’un clan, d’une ethnie ou d’une famille. C’est un bien commun à tous les Centrafricains, du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest.

L’engagement de la Communauté, des Etats, la ruée des investisseurs vers la RCA, donnent le vertige à certaines personnes. Les marchands d’illusions reprennent leurs lugubres entreprises. Des réunions nocturnes, la manipulation de certains groupes armés bien connus et bien identifiés, pour leur sombre dessein. C’est triste de voir les mêmes personnes vouloir le pouvoir pour le pouvoir. Les braquages des collecteurs à l’échelle national n’ont pas suffi. Le pillage des richesses avec la complicité des mafieux doit revenir. Les Centrafricains aspirent au bien être comme tous les peuples du monde. Les cinq (5) ans de mandat de Touadéra vont à leur terme. Il faut le battre dans les urnes. Mais un coup d’Etat, les Centrafricains ne sont prêts l’accepter. Touadéra n’a pas encore commis une faute grave aux yeux du peuple centrafricain.

Comme l’a si bien dit Gaston Mandata-Nguérékata, « la tâche est difficile, Touadéra n’a pas d’armée, il ne peut pas faire des miracles… ». Il ya des avancées, des progrès, mais difficilement mesurables pour ceux qui ont l’esprit aveuglé par la haine, la rancœur, la jalousie, pour tout dire. L’économie est en bonne place, mais elle est conditionnée par le retour de la paix et de la sécurité. Quelques groupes armés seulement sont encore récalcitrants et bloquent la dernière marche vers la paix. La non violence est une vertu, le dialogue un principe, qui ont fait leur preuve à travers le monde. Ce n’est pas une faiblesse. C’est la RCA qui compte.

Les mêmes ennemis de Touadéra vont provoquer les ex-Séléka à Ndomété et disent qu’ils sont envoyés par Touadéra. Les Séléka ne doivent pas oublier qu’il y a des hommes de Bozizé (Anti-Balaka) qui veulent aussi briser les efforts de Touadéra. Un chef d’Etat au pouvoir ne peut utiliser des milices. C’est de l’intoxication qui profite à leurs auteurs. Si Touadéra veut attaquer, la Minusca est à son service. Mais ce n’est pas encore le cas. Touadéra veut toujours le dialogue et rien que le dialogue, jusqu’à l’épuisement de ses forces. Et Dieu seul connait la suite.                      Julien BELA