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QUEL SORT RESERVE A L’AUTORITE NATIONALE DES ELECTIONS ?

mai 22, 2015

Rien n’est impossible en République Centrafricaine. Et tout peut se passer sans délais, et sans condition. Le désordre fait son bonhomme de chemin sans rencontrer aucune difficulté. C’est dans un tel contexte que se trouve aujourd’hui le pays de feu Barthélémy Boganda.

L’Autorité Nationale des Elections (ANE), organe suprême d’organisation des scrutins se trouve aujourd’hui dans une situation confuse, qu’aucun Centrafricain ne peut démontrer le contraire. Personne n’est aujourd’hui en mesure de dire avec exactitude, la date de ces élections. La question de restauration de l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire et la sécurisation du pays étaient au cœur des débats lors des travaux en commission de la thématique « Paix et Sécurité ». Hélas, aucune des revendications des travaux du forum n’est prise en compte. L’insécurité règne à 100% sur l’ensemble du territoire.

L’ANE n’a fait aucun pas en avant concernant le processus électoral. Jusque là, la toute première démarche des élections concernant le recensement des électeurs n’est pas enclenché. A qui la faute ? Le processus de DDRR est muet. Les belligérants circulent librement avec des armes en main dans nos seize (16) préfectures. Comment voulez-vous qu’on aille aux élections ? L’ANE n’a pas les moyens et doit les solliciter du gouvernement et des partenaires. C’est pourquoi, elle (ANE) s’évertue à crier sur les ondes pour le financement de ses activités. Vu toutes ces conditions, l’ANE sera-t-elle en mesure d’organiser les élections dans un proche délai ? La confusion est de mise.

L’idéal, ce sont des élections incontestées, justes, libres, crédibles, transparentes et démocratiques. Il s’agit là de la destinée de tout un peuple. Rien ne sert de courir pour être vaincu à la fin. n’oublions pas si vite le passé. L’expérience a toujours démontré que la mauvaise gouvernance est la source principale des éventuels troubles dans un pays. Avançons avec ce pas de caméléon pour que la clairvoyance soit établie dans l’organisation des choses. Les Centrafricains ont trop souffert et veulent aspirer à un retour à l’ordre constitutionnel. Par conséquent, ceux qui se trouvent à la tête de l’ANE, doivent s’appliquer pour mener le bateau à bon port. L’heure n’est plus aux discours fallacieux, mais à des actes concrets, allant dans le sens de la paix, de la sécurité et de la restauration de l’Etat.

A cet effet, l’opinion nationale et internationale doivent soutenir l’organe d’organisation des élections (ANE) pour éviter des dérapages pouvant entraîner des conséquences redoutables comme auparavant. Un adage centrafricain en Sango dit « Maboko oko a mu siri na li pépé ». Donc c’est « l’union qui fait la force ». Unissons-nous avec un seul objectif, celui de bâtir un Centrafrique nouveau.

Bénistant MBALL

DEPECHE RJDH-RADIOS COMMUNAUTAIRES

mai 22, 2015

BANGUI : LA MINUSCA AFFIRME AVOIR SECURISE UNE BONNE PARTIE DU TERRITOIRE NATIONAL

 Lors de sa conférence de presse hebdomadaire, tenue le 20 mai 2015 à Bangui, la Minusca a dit avoir sécurisé une bonne partie du territoire, et veillé sur la population conformément à sa mission. Elle déplore le fait que, la population  par voix de certaines autorités locales, ne reconnait pas ses efforts.

Face aux multiples cas de violences enregistrées, ces derniers temps dans certaines villes du pays, notamment au niveau de la capitale centrafricaine, la Minusca affirme avoir  multiplié les efforts en ce qui concerne les activités de sécurisation et d’assistance aux populations affectées.

« Au niveau de Bangui, nous avons multiplié dans ces derniers temps nos patrouilles. Les patrouilles de visibilité et de surveillances des unités de police constituées de la Minusca, continuent dans tous les arrondissements, ainsi qu’à Bégoua et Bimbo. Il en de même pour les gardes statiques, la protection de la population, des institutions, et des escortes. Pour ce fait nous avons interpellé  trois (3) personnes, et  sept infractions (7)  ont été enregistrées au cours cette semaine par exemple », a expliqué Léo-Franck Ngapié, porte-parole de la police Minusca.

Il a salué le courage de certains Centrafricains qui remettent volontairement des armes « dans le 3ème arrondissement, certaines personnes ont prouvé leur bonne volonté de désarmer. 2 fusils, 15 munitions et 3 grenades ont été remis au commissariat. Ces remises volontaires témoignent de ce que les populations ont de plus en plus confiance aux forces de sécurité intérieure et aux casques bleus, en particulier », précise-t-il.

En ce qui concerne  la situation sécuritaire dans l’arrière-pays, Adolphe Manirakiza porte-parole militaire de la Minusca, parle d’un retour progressif de la sécurité, qui, selon lui favorise actuellement le retour des déplacés dans leurs ménages.

« Dans les zone où nous avons une base,  nous multiplions nos patrouilles, de jour et de nuit, pour décourager tous les malfaiteurs, afin que la sécurité soit progressivement assurée sur une grande partie du territoire. Pour la semaine passée nous avons effectué au total 3567 patrouilles, pendant lesquelles nous avons mis la main sur plusieurs malfrats. La  force de la Minusca accorde une attention particulière aux secteurs du centre  comme Kabo, Kaga-Badoro, Bouca, Mbrès, Bossangoa où les malfaiteurs identifiés comme des Peulhs armés ont attaqué la population. Actuellement, la situation revient progressivement à la normale »,  a précisé Adolphe Manirakiza.

La Minusca a, lors de cette conférence de presse, déploré le fait que  la population ne reconnait pas les efforts qu’elle fournit pour la sécurisation du territoire.

« Parlons de l’inaction des forces de la Minusca, je pense que c’est injuste d’employer ce mot. Parce que nous sommes vraiment là, au service de la population. Et nous savons personnellement les efforts que nos éléments font sur terrain, pour que la violence soit réduite au minimum », a déploré Hamadoun Touré porte-parole de la Minusca.

Au lendemain du forum  national de Bangui, de multiples cas de violence ont été enregistrés au dans la capitale et dans certaines villes de provinces.

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BANGUI : LANCEMENT D’UNE ENQUETE D’EVALUATION DES OMD AUPRES DES JEUNES

 

L’association Nouvel Espace pour le Partenariat au Développement en Centrafrique a lancé l’enquête d’évaluation des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) post 2015 en milieu jeune. L’objectif de cette campagne est d’évaluer les OMD sur soixante-quinze mille  jeunes Centrafricains.

Philippe Junior Sibiro, conseiller technique de cette association a confié au RJDH que la campagne est orientée vers la jeunesse parce que c’est elle qui va faire l’histoire « notre objectif est d’évaluer les jeunes Centrafricains sur leur propre priorité par rapport aux différents OMD. Nous avons ciblé les jeunes parce que nous savons que la jeunesse est la tranche d’âge qui va prendre la décision pour l’avenir de ce pays. Et donc, il est indispensable que nous tenons compte des priorités de cette jeunesse».

Ce dernier a fait savoir que dans le cadre de cette campagne, des bénévoles seront formés afin de faire le travail sur le terrain « Nous allons former des bénévoles qui   vont sillonner dans les établissements publics et privés, les maisons et centres des jeunes pour faire les enquêtes » a-t-il noté.

Philippe Junior Sibiro a indiqué que l’activité sera menée dans les 8 arrondissements de Bangui ainsi que dans les communes de Bimbo et Bégoua.

Les enquêtes seront lancées d’ici  le 21 mai sur le terrain du lycée d’état des Rapides et le lycée Marie Jeanne Caron.

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BANGASSOU : LES DIFFICULTES DE LA REPRISE DES ACTIVITES SPORTIVES AU CŒUR D’UNE REUNION

 

Une réunion de médiation s’est tenue le 19 Mai à la maison communautaire de l’hôtel de ville de Bangassou en présence de Pierre Missé président  de la league de Mbomou, assisté de Emmanuel Tiébé, président du sous-league de Yakari.  L’objectif de cette rencontre était de répondre aux inquiétudes de la population de Bangassou sur la reprise des activités sportives suspendue après les multiples cas de dysfonctionnement du comité de pilotage.

Pierre Missé, modérateur de la réunion, a tenté de ressortir les raisons du blocage des activités sportives dans la ville « le manque de formation des dirigeants a engendré la méconnaissance des textes de base, l’incompréhension, la confusion, les rumeurs, l’ingérence politique dans les activités sportives, voilà les causes de la situation actuelle de nos activités sportives ».

Ce dernier souhaite que le nouveau président de la league prenne fonction.

Théophile Demba, vice-président du comité de médiation a rappelé les règles de conduite des sportifs et interpelle à la vigilance des acteurs sportifs sur le devoir de la league à former les dirigeants à tous les niveaux.

C’est depuis décembre 2014 que les activités sportives sont bloquées dans la ville de Bangassou. La date de l’Assemblée Générale n’est pas encore clairement fixée.

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BANGUI : LES PAIRS EDUCATEURS OUTILLES SUR LA PREVENTION DU VIH/SIDA

 

Clôture cet après-midi au centre Mgr. Cucherousset à Bangui d’un atelier de formation sur la prévention du VIH/ sida et le dépistage en situation d’urgence. Cet atelier de deux jours organisé par l’Association Nationale des Jeunes Femmes Actives pour la Solidarité (ANJFAS) a permis aux différents groupes de pairs éducateurs de pouvoir sensibiliser leurs pairs dans leurs milieux respectifs.

Daniel-Gautier Matigo, responsable des personnes déplacées du site de Carmel à Bimbo se réjoui des acquis de cette formation « je suis vraiment édifié par cette formation. J’ai pu avoir des précisions sur la prévention du VIH/SIDA ». Ce denier souhaite qu’il y ait ce genre de formation à intervalle régulier dans les milieux jeunes et sur toute l’étendue du territoire national afin de freiner la progression du VIH.

Mauricette Métope, élève au lycée Marie-Jeanne Caron, une des participante compte sensibiliser ses camarades au sein de son établissement sur la propagation du VIH/SIDA « ce que j’ai appris à pendant cette formation, je vais le partager avec les autres afin qu’ensemble nous luttons contre cette maladie »a-t-elle promis.

Cette formation de deux jours sur la prévention du VIH et le dépistage qui a regroupé les filles de certains établissements scolaires de Bangui, les enfants de la rue, les jeunes conducteurs de taxis motos, les populations déplacées, a été organisée en partenariat avec le Fonds des Nations-Unies pour l’Enfance et la direction de lutte contre le SIDA du ministère de la Santé Publique.

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NZACKO : UN PUITS AMENAGE POUR SUBVENIR AUX BESOINS DES HABITANTS

 

Face aux difficultés d’accès à l’eau potable dans le quartier Mongoumba à Nzako, l’église évangélique des frères a aménagé un puits qui permet aux habitants de subvenir à leurs besoins. Ce seul point d’eau ne permet pas, malgré tout à la population de ce quartier d’avoir de l’eau potable comme elle le souhaite.  

Martin Mbagaza, pasteur de l’église évangélique des frères a expliqué que le but de ces grands travaux de réhabilitation est de faciliter l’accès à l’eau potable pour les habitants du quartier. « Nous avons constaté que la population manque d’eau potable. L’église a le devoir de répondre aux besoins des personnes âgées qui ne peuvent pas supporter les tracasseries sur les points d’eau », a expliqué le pasteur.

Il a déploré les querelles entre des femmes  dues à la bousculade sur les points d’eau « pour prétendre à une place près d’un point d’eau, il faut se lever tôt le matin. Pour les retardataires, ils attendent pendant longtemps en suivant l’ordre d’arrivée. L’impatience de certaines femmes se traduit par des bagarres », a-t-il noté.

Pour Félix Zama, chef de quartier Mongoumba, « les difficultés d’accès à l’eau potable sont  liées à la prolongation de la durée de la sècheresse dans la région. Les pluies sont rares et les eaux des puits ont tari. Cette situation crée un conflit entre les habitants au point du quartier », a-t-il expliqué.

Pour 17000 habitants que compte la ville de Nzako,  44 puits seulement sur 148 ont été aménagés.

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BANGUI : DES JOURNALISTES FORMES A APPUYER LES AUTRES SUR LA COUVERTURE ELECTORALE

 

L’ONG internationale Internews en partenariat avec le RJDH, organise depuis trois semaines une série de formation à l’endroit des journalistes des radios communautaires et de la presse écrite. Depuis mardi sept journalistes, sont identifier et suivent des enseignements afin de former les autres à l’intérieur du pays sur la couverture médiatique en période électorale.

Innocent Nsabimana, facilitateur de cette formation note que les journalistes ont un rôle essentiel à jouer lors du processus électoral. Pour lui, les participants à cette formation sont appelés à retransmettre les acquis de cette formations aux membres de leurs rédactions « les participants à cette formation ont un rôle prépondérant à jouer auprès de leurs collaborateurs. Ils doivent leur transmettre les acquis de cette formation », a-t-il dit.

Les techniques d’encadrement des adultes ont été aussi enseignées, afin que la transmission ne se pas confronte aux difficultés.

L’andragogie est une possibilité de faire des approches des personnes âgées, dans le but de leur transmettre une connaissance bien déterminée», a fait savoir le modérateur. « Il est important que tous les hommes des médias soient capables de couvrir les élections, selon la déontologie journalistique », a conseillé Innocent Nsabimana.

Le chef du projet d’Internews Matthias Manirakiza, a exhorté tous les participants à plus d’ardeur afin de transmettre les connaissances acquises.

La formation des sept participants qui a débuté le 19 prendra fin le 24 mai à Bangui, au siège du Réseau des journalistes des droits de l’homme (RJDH).

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GAMBOULA : DES VILLAGES ENVIRONNANT DE LA VILLE, ATTAQUES PAR DES HOMMES ARMES

 

La ville de Gamboula accueille depuis le lundi denier, de nombreux déplacés en provenance des villages, Sahéri, Gbombo, Gadawa et villa-koko. Ces  villages ont été attaqués par des hommes armés qui seraient, selon la population, des éleveurs peulhs.

Selon un habitant du village Koko joint par le RJDH, plusieurs personnes des différentes communes ont fui les hostilités des hommes en arme assimilés à des peulhs. « J’ai eu la vie sauve grâce à la réaction des groupes d’auto-défenses du village Koko, appuyés par  Les assaillants ont été mis en débandade suite à la réaction de ces miliciens », a-t-il expliqué.

La même source a fait savoir que le village Gbombo a aussi été attaqué « une vingtaine de personnes ont été blessés et d’autres  tuées pendant l’attaque »

Une source proche du commissariat de police de la ville de Gamboula, a expliqué que certains présumés assaillants seraient installés au village Lolo, une localité camerounaise à proximité de la rivière Mbombé, qui sépare la sous-préfecture de Gamboula à celle de Kédjo.

Selon des informations du RJDH, ces attaques se sont soldées par des pertes en vies humaines (impossible d’avoir le bilan à l’heure actuelle) et des maisons incendiées.

Plus d’une centaine de personnes déplacées, qui ont fuit la région d’Amadagaza, ont trouvé refuge dans la ville de Gamboula.

Depuis ces attaques, les forces nationales et internationales ne sont pas intervenues dans ces zones.

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Kaga-Bandoro : Les autorités réfléchissent sur la situation sécuritaire de la ville et de ses environnants

 

Les autorités locales et les responsables des déplacés se sont réunies pour parler de la sécurité à Kaga Bandoro où la situation sécuritaire reste inquiétante. Ces autorités locales ont demandé l’implication du gouvernement afin de créer les conditions de sécurité dans la ville.

Le responsable des déplacés de la ville de Kaga-Bandoro, Enock Ngoya-Nago s’est interrogé sur le retour des déplacés dans leurs foyers vu que les exactions continuent de se faire enregistrer. Il a déploré cette situation et demandé au gouvernement centrafricain et à la Minusca de tout mettre en œuvre pour la réhabilitation des Forces Armés Centrafricaine pour un retour définitif de la sécurité dans la ville « c’est la seule condition aujourd’hui pour que les déplacés rentrent chez eux » a-t-il noté.

L’adjoint au maire de la ville des Mbrès, Benoit Mbétibada présent à Kaga-Bandoro a signifié que la sécurité commence à revenir dans sa ville mais « sur l’axe qui mène à Kaga-Bandoro la situation sécuritaire est inquiétante une raison qui les empêche nos déplacés de regagner la ville » a-t-il expliqué.

Jean Daniel Ketteguia président du comité de concertation de la ville des Mbrès a rappelé que deux réunions ont été organisées afin de sensibiliser les peulhs armés à rejoindre leurs villages « mais cela est resté sans succès et ils continuent de commettre des exactions sur la population » a-t-il martelé.

Le préfet intérimaire de Nana Gribizi a donné des précisions sur le problème réel que rencontre la population de sa préfecture. « On peut dire que la ville de Kaga-Bandoro est sécurisée car depuis on entend plus les coups de feu et la population circule librement, les chrétiens et les musulmans ».

Il a déploré la persistance des d’exaction enregistrées ces derniers temps aux environnants de Bandoro « tous les jours, les habitants des zones périphériques regagnent la ville de Kaga-Bandoro à la recherche de la sécurité. La population de la ville quant à elle, ne peut pas vaquer à ses travaux champêtres de peur de perdre leur vie en brousse », a-t-il noté.

Il a appelé le gouvernement à prendre ses responsabilités afin de les aider dans leurs tâches. Kaga Bandoro est l‘une des villes où les groupes armés sont encore basés.

 

**** RJDH *****

 

SUPER MARCHE RAYAN : AVANT ET APRES L’INCENDIE, ALI EL AKHRAS ETALE SON EMPIRE

mai 22, 2015

 « Tous les témoignages concordent pour un incendie volontaire du Super Marché Rayan par son propriétaire Ali El Akras, alias Bassam. Ce qui fait penser à un rituel pour accroître ses richesses. Là où les choses se corsent, c’est le prétexte pris pour enfoncer, détruire, réduire à néant une entreprise ADMN System, le Cabinet de Maître Balemby, tous ceux qui y travaillent, depuis le DG et tout le personnel, pères, mères et familles brisées pratiquement pour toujours. La loi doit être féroce, sans pitié pour ce genre d’entreprise néfaste pour la cohésion sociale. Des entreprises chimiques en plein Centre ville, constituent un danger.     Julien BELA

 

ETUDE DE MAITRE BRICE-MARTIAL BAÏDOU

Huissier de Justice -Bangui – (RCA)

Tél. : (236) 75.50.82.94/ 77.44.38.30/ 70.02.94.05/ 72.50.82.94

Email : baïdoubrice@yahoo.fr

Sise SICAI derrière la station Relais,

Cité Christophe BANGUI-

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PROCES-VERBAL D’AUDITION

L’AN DEUX MIL QUINZE

 

ET LE DIX DU MOIS D’AVRIL A 09 HEURES 38 MINUTES :

 

A la demande de la Société ADMN, Société à responsabilité limité (SARL), dont le siège social est à Bangui, représentée par son Directeur Général Monsieur DENGOU Jean Daniel, demeurant en cette qualité audit siège, pour qui domicile est élu bau Cabinet de Maître Adrien YANDANOU-NGALIBO, Avocat au Barreau de Centrafrique, Tel :(+236) 75.04.06.40/ 77.66.47.95 ; Email : adrienyandanou@gmail.comm;

Lequel m’a exposé ;

Que depuis plus de Vingt (20) ans, la Société ADMN est locataire de l’Immeuble « Bangui 2000 » ;

Que ce bail est contracté entre la Société requérante et la Société SODIPHAC.

Que la Société ADMN à toujours été à jour au règlement des loyers ;

Que malheureusement à la suite d’une collusion frauduleuse entre la Banque Populaire Maroco-Centrafrique (BPMC) et Sieur ALI EL AKHRAS, propriétaire du magasin RAY AN, la Société ADMN sera expulsée dans des conditions effroyables aux conséquences très désagréables au courant du mois de Juin 2010 ;

Que pendant l’expulsion, Sieur ALI EL AKHRAS a ordonné à ses employés de faire déplacer tous les effets de la Société ADMN. Ce déplacement est fait sous haute surveillance de Ali EL AKHRAS lui-même et à l’aide de son Camion.

C’est pourquoi, il me requiert d’aller auditionner certains témoins pour toutes fins utiles de droit ;

Déférent à cette réquisition ;

J’ai, Maître Brice Martial BAÏDOU, Huissier de Justice à Bangui, y demeurant soussigné ;

Fait un déplacement ce jour 10 Avril 2015 à 09 heures 38 minutes à la Section de Recherche et d’Investigation (SRI), au domicile de sieur Cyr LOUBASSA et à l’aéroport Bangui M’POKO où j’ai auditionné respectueusement les personnes citées ci-après :

Lieutenant KOSSI Serse : A l’époque je travaillais à la section de Recherche et d’Investigation (SRI), les effets de ADMN étaient déplacés pour la SRI sur instruction de sieur ALI EL-AKHRAS et c’st le personnel de RAYAN qui a chargé les effets dans un Camion appartenant à Monsieur Ali El AKHRAS ;

La totalité n’était pas déchargée à la SRI. J’ai vu de mes yeux un (01) grand groupe électrogène plus des ordinateurs.

J’étais parti et ce n’est que trois (03) ans après que j’ai été ramené à la SRI. Monsieur Ali EL-AKHRAS a empêché les Sapeurs pompiers de l’Aéroport d’éteindre le feu. C’était vraiment horrible. Je n’ai plus rien à déclarer.

Monsieur Cvr LOUBASSA : J’étais présent ce jour où le magasin à pris feu entre 18 heures à 19 heures jusqu’au petit matin. Les voisins voulaient intervenir pour sauver surtout les véhicules, Monsieur Ali El AKHRAS a refusé et ce devant moi, il a même interdit aux Sapeurs pompiers de l’Aéroport d’éteindre le feu.

En ce qui concerne les effets de la Société ADMN, devant moi, sieur Ali El-AKHRAS a ordonné à ses employés de les charger dans son véhicule et je ne connaissais pas la destination. Quand il a fini de faire sortir les effets, il a fermé la porte principale de «Bangui 2000 » à clé. Je confirme que c’est lui même qui a mis un cadenas à l’entrée principale.

Poursuivant ma mission ce jour 15 Avril 2015 à 8 heures 45 minutes à l’Aéroport Bangui M’Poko plus précisément à l’ASECNA Art. 10 où j’ai auditionné la personne citée ci-après.

Monsieur NGUERELESSIO Ignace Abdon : Je suis le Chef de Service du personnel à l’ASECNA Art. 10. A l’époque j’étais Lieutenant des Sapeurs Pompiers. Au moment des faits, c’est moi qui étais sur l’équipe déployée pour la Circonstance au magasin RA YAN. Habituellement pour des pareils cas d’Incendie où il ya beaucoup de chaleur, il faut une ouverture pour éviter l’embrasement total. Mais sieur Ali El-AKHRAS nous a empêché d’éteindre le feu et ce qui me faisait peur cette nuit, un passant nous a signalé que y’a ,une usine de fabrication des munitions de chasse derrière ledit magasin et pour éviter que Bangui prenne feu, j’étais obligé de créer une ouverture dans l’entrepôt des minutions pour complètement mouiller l‘intérieur.

Je Confirme que sieur Ali El-AKHRAS s’est opposé à l’intervention des Sapeurs Pompiers.

Je ne peux pas connaître les raisons. Je suis impuissant pour répondre à la question qui devrait être posé à monsieur Ali Et-AKHRAS.

Plus personne à auditionner, ma mission ayant pris fin ce jour 15 Avril 2015 à 09 heures 02 minutes, j’ai dressé le présent procès-verbal de constat que j’ai signé les jours, mois et an que dessus, pour servir et valoir ce que de droit. /.

 

Coût du présent acte : Soixante mille (60.000) francs CFA

 

L’Huissier de Justice

 

Maître brice Martial baîdou       

 

Cérémonie timide de la clôture du forum national de Bangui

mai 13, 2015

 Ouvert le lundi 04 mai 2015 dans l’hémicycle du Conseil National de Transition (CNT), le Forum National de Bangui (FNB) dit de « Réconciliation, de la paix et de sécurité » ou encore Forum de « dernière chance » a clos ses travaux. La cérémonie de clôture s’est déroulée dans l’enceinte du CNT de 11 heures à 15 heures 15 minutes, sous le très haut patronage de son Excellence, Catherine Samba-Panza, cheffe d’Etat de transition. Elle était entourée du président du CNT, Alexandre-Ferdinand Nguendet, du premier ministre de transition, Mahamat Kamoun, du premier vice-président de l’Assemblée Nationale de la Guinée Equatoriale, représentant personnel du président Théodoro Obiang Nguema Mbasogo, du représentant personnel du président congolais, Denis Sassou-Nguesso, médiateur international dans la crise centrafricaine, du président du présidium du Forum National de Bangui, le professeur Batilly.

Les Ambassadeurs accrédités en RCA, les représentants des organisations internationales et nationales, les leaders des partis politiques, de la société civile, des combattants Séléka et Anti-Balaka, principaux protagonistes de la crise centrafricaine y ont pris part. Aucune présence d’un président de la CEMAC ou encore de la CEEAC, qui soutiennent mordicus le processus transitionnel n’est signalée à la clôture de ce FNB, hormis celle du représentant spécial du Secrétaire général des Nations-Unies, Babacar Gaye.

Plusieurs motions, messages et allocutions ont été prononcés. Nous retiendrons le rapport général de synthèse, lu par le ministre-conseiller-politique à la présidence de la république, Anicet-Clément Guiyama-Massogo qui était lui-même rapporteur général de ce forum. Il a relevé que le FNB était une opportunité majeure de tourner la page sombre de l’histoire de Centrafrique, et a interpelé la conscience de tous les centrafricains sur les enjeux du FNB à travers leurs déclarations. Il a aussi rappelé que les discussions en atelier se sont déroulées dans un climat de tolérance, de respect. Les aspirations des participants en ce qui concerne la refondation de l’Etat centrafricain ont été évoquées dans ce rapport ainsi que certaines recommandations fortes qui doivent être exécutées avant les élections.

Madame Léa Mboua, première vice-présidente du CNT a fait la lecture du pacte de réconciliation signé par neuf (9) leaders des groupes armés dont ils réaffirment leur attachement à ce pacte, à l’accord de cessation des hostilités, à la feuille de route de l’Exécutif et à l’engagement des groupes armés à déposer les armes. Ils ont aussi réaffirmé l’unité, la souveraineté et l’indivisibilité de la RCA.

Quatre (4) motions ont été dites respectivement par Yvon Konaté à l’adresse de la Communauté internationale ; Eloge Koï à l’endroit de la CEEAC ; La préfète de la Mambéré-Kadéï à l’encontre du médiateur international dans la crise centrafricaine, le président congolais Denis Sassou Nguesso et enfin de Virginie Mondjouki à l’endroit de la présidente de transition Catherine Samba-Panza. Après ces motions, des messages ont été délivrés par les uns et les autres. Nous notons le message de Madame Robin Vakate, représentante de la diaspora centrafricaine qui a prié les groupes à respecter les engagements qu’ils ont signés eux-mêmes et a invité les autres à emboiter le pas à leurs prédécesseurs. Elle a plaidé pour la délivrance des cartes d’identité nationale et des passeports dans les Ambassades.

Dans son message, le Sultan de Bangassou a demandé aux Centrafricains d’être en communion avec leurs ancêtres. « Aujourd’hui est né un nouvel homme, une nouvelle femme grâce à ce FNB. C’est parce que nous ne sommes pas en communion avec nos ancêtres que cette crise nous a durement frappés » », a-t-il relevé.

Le représentant de l’UNICEF a salué l’engagement de tous les groupes armés à libérer les enfants soldats car selon lui, « les enfants de la RCA ont soif de vivre comme tous les enfants du monde ».

Le représentant du Secrétaire Général des Nations-Unies en Centrafrique, Babacar Gaye, quant à lui s’est réjoui de ce pas important vers la réconciliation, car pour lui, le FNB revêt un caractère particulier, et a fait de la RCA le théâtre de la démocratie mondiale. Mais il a fait remarquer aux Centrafricains, la mise en œuvre de tous ces documents signés (pacte républicain de réconciliation…).

Le représentant du président de la Guinée Equatoriale a tenu en haleine les participants lors de son message. Il n’a pas hésité un seul instant à fustiger les dirigeants des puissances occidentales qui ne contribuent guère à l’épanouissement, à l’émancipation du peuple africain. Il a salué les efforts déployés par le peuple centrafricain lors de ce FNB mais a tenu à signifier, nous citons : « pour qu’il y ait la paix et la sécurité, il est indispensable de réhabiliter et de reconduire les FACA capables d’assumer le rôle qui leur est dévolu ».

Le représentant spécial du président congolais, Denis Sassou-Nguesso, médiateur international de la crise centrafricaine, dans son message a insisté sur plusieurs points à savoir l’ardeur et la détermination du peuple centrafricain à s’inscrire dans le concert de la nation. Il a demandé par ailleurs aux Centrafricains à s’investir dans la mise en œuvre des accords de Bangui et à se mettre résolument au travail. Il a reconnu que c’est difficile mais que le peuple centrafricain y parviendra. Il s’est aussi prononcé sur les recommandations du Forum National de Bangui qui, selon lui, correspondent aux aspirations du peuple centrafricain exprimées lors des Consultations Populaires à la Base.

Le dernier intervenant fut la présidente de transition, Catherine Samba-Panza. Dans son allocution aux participants du Forum National de Bangui en particulier, et le peuple centrafricain en général, la cheffe d’Etat a fait savoir que la signature de l’accord a sonné comme un signal fort, a salué l’engagement des groupes armés et les a encouragés à respecter les engagements qu’ils ont signés, en marge des travaux en plénière de la thématique « paix et sécurité ». Tout en demandant au peuple centrafricain de se mettre résolument au travail, Samba-Panza s’emploie à traduire dans les faits, les engagements pris par les uns et les autres, mais reconnait les difficultés de la réalisation des recommandations. « La réalisation des recommandations nécessite des moyens financiers importants et nous en appelons à la Communauté internationale à voler à notre rescousse », a-t-elle déclaré. S’agissant des élections, la présidente de transition s’est dit déterminer à voir les élections se dérouler au plus tard fin 2015. Notons en passant que ces dates ont été fixées par les participants au Forum National de Bangui à cause des moyens financiers, des matériels dont l’ANE n’en dispose pas et des conditions climatiques défavorables à l’organisation des élections aux dates précédemment indiquées. Samba-Panza a terminé son propos en disant : « que la paix de Dieu nous habite. Je déclare clos les travaux des assises du Forum National de Bangui ». La remise de la flamme de paix, de réconciliation, à la présidente de transition par les différentes entités à ce forum, toutes dans un cercle et l’exécution de l’hymne national, la Renaissance a définitivement mis fin à ce Forum National de Bangui.

Il est à noter que la cérémonie de clôture du Forum National de Bangui a été très timide et est émaillée des troubles causés par la Séléka et les Anti-Balaka qui réclamaient la démission de la présidente de transition et la libération inconditionnelle des combattants emprisonnés. Or beaucoup de Centrafricains attendaient une déclaration tant des Anti-Balaka que de la Séléka lors de cette clôture, à renoncer à toutes les exactions, ce qui n’a pas été fait. Des manifestations populaires devraient être organisées pour marquer la fin du Forum National de Bangui, malheureusement, seule la marche du flambeau a eu lieu. Les armes de guerre et armes blanches qui devraient aussi être brulées en présence de tous n’ont pas été faites.

En dépit des désagréments enregistrés, nous souhaitons bon vent à la mise en application exécutoire des recommandations du Forum National de Bangui pour une paix durable en RCA

Denis Lougoussou-Ngouvenda

 

 

Cérémonie timide de la clôture du forum national de Bangui

mai 13, 2015

Ouvert le lundi 04 mai 2015 dans l’hémicycle du Conseil National de Transition (CNT), le Forum National de Bangui (FNB) dit de « Réconciliation, de la paix et de sécurité » ou encore Forum de « dernière chance » a clos ses travaux. La cérémonie de clôture s’est déroulée dans l’enceinte du CNT de 11 heures à 15 heures 15 minutes, sous le très haut patronage de son Excellence, Catherine Samba-Panza, cheffe d’Etat de transition. Elle était entourée du président du CNT, Alexandre-Ferdinand Nguendet, du premier ministre de transition, Mahamat Kamoun, du premier vice-président de l’Assemblée Nationale de la Guinée Equatoriale, représentant personnel du président Théodoro Obiang Nguema Mbasogo, du représentant personnel du président congolais, Denis Sassou-Nguesso, médiateur international dans la crise centrafricaine, du président du présidium du Forum National de Bangui, le professeur Batilly.

Les Ambassadeurs accrédités en RCA, les représentants des organisations internationales et nationales, les leaders des partis politiques, de la société civile, des combattants Séléka et Anti-Balaka, principaux protagonistes de la crise centrafricaine y ont pris part. Aucune présence d’un président de la CEMAC ou encore de la CEEAC, qui soutiennent mordicus le processus transitionnel n’est signalée à la clôture de ce FNB, hormis celle du représentant spécial du Secrétaire général des Nations-Unies, Babacar Gaye.

Plusieurs motions, messages et allocutions ont été prononcés. Nous retiendrons le rapport général de synthèse, lu par le ministre-conseiller-politique à la présidence de la république, Anicet-Clément Guiyama-Massogo qui était lui-même rapporteur général de ce forum. Il a relevé que le FNB était une opportunité majeure de tourner la page sombre de l’histoire de Centrafrique, et a interpelé la conscience de tous les centrafricains sur les enjeux du FNB à travers leurs déclarations. Il a aussi rappelé que les discussions en atelier se sont déroulées dans un climat de tolérance, de respect. Les aspirations des participants en ce qui concerne la refondation de l’Etat centrafricain ont été évoquées dans ce rapport ainsi que certaines recommandations fortes qui doivent être exécutées avant les élections.

Madame Léa Mboua, première vice-présidente du CNT a fait la lecture du pacte de réconciliation signé par neuf (9) leaders des groupes armés dont ils réaffirment leur attachement à ce pacte, à l’accord de cessation des hostilités, à la feuille de route de l’Exécutif et à l’engagement des groupes armés à déposer les armes. Ils ont aussi réaffirmé l’unité, la souveraineté et l’indivisibilité de la RCA.

Quatre (4) motions ont été dites respectivement par Yvon Konaté à l’adresse de la Communauté internationale ; Eloge Koï à l’endroit de la CEEAC ; La préfète de la Mambéré-Kadéï à l’encontre du médiateur international dans la crise centrafricaine, le président congolais Denis Sassou Nguesso et enfin de Virginie Mondjouki à l’endroit de la présidente de transition Catherine Samba-Panza. Après ces motions, des messages ont été délivrés par les uns et les autres. Nous notons le message de Madame Robin Vakate, représentante de la diaspora centrafricaine qui a prié les groupes à respecter les engagements qu’ils ont signés eux-mêmes et a invité les autres à emboiter le pas à leurs prédécesseurs. Elle a plaidé pour la délivrance des cartes d’identité nationale et des passeports dans les Ambassades.

Dans son message, le Sultan de Bangassou a demandé aux Centrafricains d’être en communion avec leurs ancêtres. « Aujourd’hui est né un nouvel homme, une nouvelle femme grâce à ce FNB. C’est parce que nous ne sommes pas en communion avec nos ancêtres que cette crise nous a durement frappés » », a-t-il relevé.

Le représentant de l’UNICEF a salué l’engagement de tous les groupes armés à libérer les enfants soldats car selon lui, « les enfants de la RCA ont soif de vivre comme tous les enfants du monde ».

Le représentant du Secrétaire Général des Nations-Unies en Centrafrique, Babacar Gaye, quant à lui s’est réjoui de ce pas important vers la réconciliation, car pour lui, le FNB revêt un caractère particulier, et a fait de la RCA le théâtre de la démocratie mondiale. Mais il a fait remarquer aux Centrafricains, la mise en œuvre de tous ces documents signés (pacte républicain de réconciliation…).

Le représentant du président de la Guinée Equatoriale a tenu en haleine les participants lors de son message. Il n’a pas hésité un seul instant à fustiger les dirigeants des puissances occidentales qui ne contribuent guère à l’épanouissement, à l’émancipation du peuple africain. Il a salué les efforts déployés par le peuple centrafricain lors de ce FNB mais a tenu à signifier, nous citons : « pour qu’il y ait la paix et la sécurité, il est indispensable de réhabiliter et de reconduire les FACA capables d’assumer le rôle qui leur est dévolu ».

Le représentant spécial du président congolais, Denis Sassou-Nguesso, médiateur international de la crise centrafricaine, dans son message a insisté sur plusieurs points à savoir l’ardeur et la détermination du peuple centrafricain à s’inscrire dans le concert de la nation. Il a demandé par ailleurs aux Centrafricains à s’investir dans la mise en œuvre des accords de Bangui et à se mettre résolument au travail. Il a reconnu que c’est difficile mais que le peuple centrafricain y parviendra. Il s’est aussi prononcé sur les recommandations du Forum National de Bangui qui, selon lui, correspondent aux aspirations du peuple centrafricain exprimées lors des Consultations Populaires à la Base.

Le dernier intervenant fut la présidente de transition, Catherine Samba-Panza. Dans son allocution aux participants du Forum National de Bangui en particulier, et le peuple centrafricain en général, la cheffe d’Etat a fait savoir que la signature de l’accord a sonné comme un signal fort, a salué l’engagement des groupes armés et les a encouragés à respecter les engagements qu’ils ont signés, en marge des travaux en plénière de la thématique « paix et sécurité ». Tout en demandant au peuple centrafricain de se mettre résolument au travail, Samba-Panza s’emploie à traduire dans les faits, les engagements pris par les uns et les autres, mais reconnait les difficultés de la réalisation des recommandations. « La réalisation des recommandations nécessite des moyens financiers importants et nous en appelons à la Communauté internationale à voler à notre rescousse », a-t-elle déclaré. S’agissant des élections, la présidente de transition s’est dit déterminer à voir les élections se dérouler au plus tard fin 2015. Notons en passant que ces dates ont été fixées par les participants au Forum National de Bangui à cause des moyens financiers, des matériels dont l’ANE n’en dispose pas et des conditions climatiques défavorables à l’organisation des élections aux dates précédemment indiquées. Samba-Panza a terminé son propos en disant : « que la paix de Dieu nous habite. Je déclare clos les travaux des assises du Forum National de Bangui ». La remise de la flamme de paix, de réconciliation, à la présidente de transition par les différentes entités à ce forum, toutes dans un cercle et l’exécution de l’hymne national, la Renaissance a définitivement mis fin à ce Forum National de Bangui.

Il est à noter que la cérémonie de clôture du Forum National de Bangui a été très timide et est émaillée des troubles causés par la Séléka et les Anti-Balaka qui réclamaient la démission de la présidente de transition et la libération inconditionnelle des combattants emprisonnés. Or beaucoup de Centrafricains attendaient une déclaration tant des Anti-Balaka que de la Séléka lors de cette clôture, à renoncer à toutes les exactions, ce qui n’a pas été fait. Des manifestations populaires devraient être organisées pour marquer la fin du Forum National de Bangui, malheureusement, seule la marche du flambeau a eu lieu. Les armes de guerre et armes blanches qui devraient aussi être brulées en présence de tous n’ont pas été faites.

En dépit des désagréments enregistrés, nous souhaitons bon vent à la mise en application exécutoire des recommandations du Forum National de Bangui pour une paix durable en RCA

Denis Lougoussou-Ngouvenda

 

La UNE et L’Éditorial de Julien BELA : DEMISSION COLLECTIVE NATIONALE

mai 13, 2015

CM N°1977 MercrediDes mineurs centrafricains sexuellement torturés, humiliés, déshumanisés, acte véritablement dégradant, mais la Communauté nationale est silencieuse, muette sur des crimes de guerre et crimes contre l’humanité. Les soldats français doivent partir, rentrer chez eux, soit la justice fait son travail jusqu’au bout, carte sur table. La classe politique centrafricaine valet par excellence de la France, n’ose pas se prononcer. Voilà les gens qui prétendent diriger un pays, sans personnalité, fourbes, hypocrites, médiocres, politiquement immatures. Burkina-Faso, Burundi, Sénégal, Guinée-Conakry, ce sont les pays des hommes courageux, intègres, lucides, clairvoyants, doués de raison et de bon sens, ayant à cœur le sort de leurs compatriotes et du pays.

En RCA, on détruit, on massacre, on viole à grande échelle, personne n’a le courage de condamner. C’est un non évènement. Ce sont les cercueils et les fantômes qui vont élire lors des élections. D’où sort une telle classe politique, sans masculinité ? Personne au monde et de quelque bord que ce soit, n’a le droit d’ôter la vie à son prochain. Il faut systématiquement condamner de tels actes ignobles. Avec la coalition Séléka, cette classe politique s’est enfouie sous la terre. Avec les Anti-Balaka, c’est le même son de cloche. Aucun ne s’est engagé sur le dossier des FACA. Et chaque jour qui passe, ce sont des têtes qui tombent, ce sont des viols industriels, ce sont des incendies de maisons et de villages entiers.

Le Forum de Bangui n’est que du verbiage, une kermesse pour manger, boire, danser et dormir. C’est un échec cuisant de la classe politique centrafricaine, de la société civile, pour ne citer que ces cas. Les dialogues de 2004 et 2008 sont plus crédibles que le forum de Bangui, très mal organisé, avec un temps de parole très rigide. Nous avions dit que le délai était très court, au même titre que la plateforme religieuse. C’est une mise en scène, où les participants n’ont été que des marionnettes, des dindons de la farce. Les rapports du Forum, les statuts des recommandations, des résolutions ne sont que des passages obligés, mais sans conviction. Le Forum de Bangui n’est qu’un bébé mort-né.

 

Julien BELA

 

CENTRAFRIQUE : CE QU’IL FAUT RETENIR DU FORUM DE BANGUI

mai 13, 2015

Le forum de Bangui s’est achevé lundi par une cérémonie solennelle organisée à l’Assemblée nationale. Pendant une semaine, près de 600 participants venus des quatre coins du pays ont débattu de l’avenir de la Centrafrique. Quelles décisions importantes ont-ils prises ?

Le DDR

 

L’accord de Désarmement, de démobilisation et de réinsertion (DDR) signé entre neuf groupes armés et le ministère de la Défense est un passage obligé vers le règlement de la crise centrafricaine. Il engage chaque groupe à cesser immédiatement la lutte armée, à prévoir le regroupement dans un bref délai des combattants dans différents sites. Leur prise en charge sera faite par le gouvernement avec l’appui de ses partenaires. Ils pourront soit être candidats à une intégration dans les corps en uniforme de l’État (l’armée, la gendarmerie, la police, les Eaux et forêts), soit être reconduits à l’intérieur du pays pour bénéficier de programmes de développement communautaire générateur de revenus.

Sur ce point, les critères d’intégration restent très flous, comme la taille de la nouvelle armée centrafricaine. Les combattants étrangers (notamment les Tchadiens et Soudanais) seront quant à eux rapatriés dans leurs pays d’origine s’ils n’ont pas commis de crime de guerre.

 

A quoi sert le forum de Bangui ?

« Je veux croire qu’une page est vraiment tournée en Centrafrique, a déclaré dimanche à Bangui le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies pour la République centrafricaine, Babacar Gaye, après la signature de l’accord. Sur ce chemin de la paix, le pas qui a été franchi aujourd’hui est un pas très important « .

Assez critique, un ancien ministre estime que « créer une armée avec des membres de différentes factions est trop dangereux pour un pays aussi instable politiquement que la Centrafrique ».

 

Report des élections et reconduction de transition

C’est l’autre grande décision du forum. À l’annexe du rapport de la commission « Gouvernance », trois propositions fortes ont été formulées par les participants : le report des prochaines élections (prévues en juin-juillet) après concertation entre l’Autorité nationale des élections (ANE) et d’autres institutions, la saisine de la conférence des chefs d’États de la Communauté économique des États d’Afrique centrale (CEEAC) pour la prolongation de la transition et le maintien des hautes autorités de la transition jusqu’aux élections.

 

 CSP, son ministre et les « grandes oreilles »

Élue en février 2014, la présidente de transition, Catherine Samba-Panza, devrait donc rester en place jusqu’à la fin de l’année au minimum. Tout comme son Premier ministre, Mahamat Kamoun, et le président du Conseil national de transition (CNT) Alexandre-Ferdinand Nguendet.

 

Justice et réconciliation

La lutte contre l’impunité était l’un des recommandations principales des délégués. Le Forum de Bangui a donc recommandé la création de structures devant permettre justice et réconciliation. Une Commission vérité, justice et réconciliation, ainsi que des comités locaux de paix et de réconciliation doivent être mis en place. Le Forum demande également la création d’une commission d’enquête sur les crimes transfrontaliers, notamment ceux de l’Armée de résistance du Seigneur (LRA).

 

Absents et mécontents

L’événement se voulait inclusif, il ne l’aura pas été. Une des trois composantes de l’ex-Séléka, celle dirigée par l’ancien président Michel Djotodia et son numéro deux Noureddine Adam, a refusé de prendre part au débat. Djotodia comme son prédécesseur François Bozizé ont été exclus des discussions. En conséquence, le parti de Bozizé, la Convergence Nationale Kwa Na Kwa (KNK), a lui aussi boycotté l’évènement.

Le déroulement du forum n’a pas fait que des heureux. La reconduction de la transition fait polémique. Au moment où les recommandations du forum de Bangui étaient lues dans l’hémicycle du CN, plusieurs centaines de manifestants demandaient la démission de Catherine Samba-Panza et la libération de membres de l’ex-Séléka et des anti-balaka. La Minusca a dû intervenir. Des coups de feu ont été entendus.

 

Jeuneafrique.com

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