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Pourquoi le lancement officiel des inscritions sur la liste electorale est-il boycotte dans le 3ème arrondissement de bangui ?

juin 30, 2015

 La présence de l’Ambassadeur français Charles Malinas ne peut en aucun cas empêcher la population du 3ème Arrondissement de Bangui, de manifester leur mécontentement face au déclenchement de la toute première démarche du processus électoral, concernant l’inscription des électeurs sur la liste électorale. C’est l’altitude qu’avait démontrée la population du 3ème Arrondissement lors de la cérémonie officiel du lancement des opérations du recensement électoral, le vendredi 26 juin 2015 dans la matinée, au niveau de l’Ecole Koudoukou. Est-ce dire que la population du 3ème n’est pas en prête pour les élections couplées de 2015 ? Où étaient les Casques Bleus de la Minusca pour sécuriser le secteur du 3ème Arrondissement lors de cette opération de lancement officiel du recensement électoral ?

A l’allure où vont les choses, les élections couplées de 2015 qui se pointent à l’horizon risqueraient de préparer un génocide du peuple centrafricain. Il y a de cela une semaine que certains leaders politique se sont montés au créneau pour pointer du doigt accusateur l’opinion internationale d’avoir la main mise sur l’Autorité Nationale des Elections (ANE), d’aller si vite aux élections. La population du 3ème Arrondissement vient de démontrer à leur tour comment les élections seront organisées, combien de fois les zones les plus chaudes telles que Bambari avec Ali Daras et ses éléments, Ngaoudaye avec Abdoulaye Miskine et ses combattants, Kaga-Bandoro, Bouca, Batangafo et Kabo où les ex-combattants Séléka circulent librement. La ville des Mbrés où les miliciens Anti-Balaka règnent partout, Mbomou et Haut-Mbomou où les seigneurs de guerre de Joseph Kony de la LRA, depuis plus de dix (10) ans, sèment la terreur et la désolation parmi la paisible population. Vakaga, Bamingui-Bangoran et leurs environs ne sont pas épargnés par ces malfrats. Le moindre dérapage suffit à mettre le feu aux poudres conduisant les populations civiles à l’apocalypse. Le cas du Mali semble être le moins puis qu’il s’agit seulement d’une région du pays, occupée par les groupes islamistes. Un simple processus d’inscription sur la liste électorale qui ne demande pas beaucoup de choses, est devenu de la mer à boire pour la population du 3ème Arrondissement de Bangui. Qu’en sera-t-il du Pré-DDRR ?

La rédaction de « Centrafric Matin » a eu l’opportunité de rencontrer les déplacés internes du site de la Mosquée Centrale, le vendredi 26 juin 2015 aux environs de 10 heures. Ces déplacé ne sont pas passés par quatre (4) chemins pour pointer du doigt accusateur, le gouvernement d’être à l’origine de leur souffrance. Selon eux, « le gouvernement a promis la fois passé de ramener la paix sur l’ensemble du territoire après le forum national de Bangui. Mais grande fut notre surprise de constater avec amertume la persistance de l’insécurité sur toute l’étendue du territoire national. Aujourd’hui, la liberté d’aller et de venir de la population du 3ème Arrondissement est hypothéquée. Personne ne peut aller au-delà de cent (100) mètres hors du Km5 ». Leurs principales attentes demeurent la sécurité. Et c’est ce qu’ils avaient démontré le vendredi 26 juin 2015. L’opinion internationale, pointé du doigt accusateur par certains leaders politiques jusque là n’a dit un mot. Même Charles Malinas présent sur la scène du spectacle dans le 3ème Arrondissement de Bangui, n’a pas de solution à apporter. L’ANE peut-il se laisser faire dans le contexte actuel du pays ?

 

Bénistant MBALLA

 

Ndele : non dédouanement des marchandises en provenance du Soudan du nord, un manque à gagner pour l’état centrafricain

juin 30, 2015

 Il y a de cela cinq (5) jours, le Sultan de la ville de Ndele, chef-lieu de la préfecture de la Bamingui-Bangoran, situé au Nord-ouest de la RCA, était l’invité de nos confrères de la radio Ndeke-Luka. Et ce, à l’occasion de la cérémonie officielle d’inauguration de la mise en marche de l’émetteur de cette radio privée dans la localité. Il en a profité pour passer au peigne fin la situation politico-sécuritaire, socio-économique, administrative et humanitaire qui prévaut actuellement dans sa région, suite à la grave crise militaro-politique que connait le pays. Mais ce qui a plus retenu notre attention, c’est la situation économique.

A en croire le Sultan de Ndele, « cette ville enregistre chaque année plus de cent (100) gros véhicules, pleins de marchandises de toutes sortes en provenance du Soudan du Nord. Malheureusement, l’absence de certains agents de la douane, des impôts… sur le terrain, a fait que toutes ces marchandises n’ont pas été dédouanées, ni taxées. Ces véhicules entrent à Ndele comme bon leur semble, et ces commerçants du Soudan du Nord vendent leurs marchandises sans verser les frais de douane et autres taxes. Ce qui constitue un véritable manque à gagner en terme de finance pour l’Etat centrafricain en général, et la population de Ndele en particulier ». C’est impensable pour un Etat qui est le nôtre et qui est un « Etat a fort régime fiscalo-douanier ». Que faire concrètement pour y remédier avant qu’il ne soit trop tard ?

Nous osons dire que seul le déploiement de nos forces de défense et de sécurité (FDS) en général, et de nos Forces Armées Centrafricaines (FACA) en particulier dans l’arrière-pays, est la seule option pour stopper tous ces désordres d’où qu’ils viennent. Car sans la présence de nos FDS et de nos FACA dans les provinces, comment va se faire le redéploiement effectif de l’administration ? Et peut-on parler même de l’autorité de l’Etat sous le règne de la présidente de transition, Catherine Samba-Panza ? Réfléchissons-en ensemble, car c’est « l’économie qui tient en état la politique ».

 

Le Petit Yekoa

 

 

DEPECHE RJDH-RADIOS COMMUNAUTAIRES

juin 30, 2015

 L’EXPLOSION D’UNE GRENADE FAIT UN MORT ET DES BLESSES A DAMARA

 

L’explosion d’une grenade a fait un mort et plusieurs blessés le 24 juin 2015 au village Oumba situé à 55 km de Damara.

Les interprétations du drame se diffèrent d’une personne à une autre. Pour certains, il s’agit d’une grenade jetée par les hommes armés en 2013. Dans un groupe de jeunes qui cultivait à l’endroit, l’un a cogné la grenade enfuie dans le sol, qui finalement a explosé.

D’autres versions relèvent que cet engin explosif était gardé par un jeune du village. Ce dernier voulait à son tour faire une démonstration aux autres. Dommage, la grenade après quelques secondes de vibration s’explose. Du coup, les éclats des balles ont totalement broyé les deux jambes du manipulateur, blessant plusieurs autres personnes dont une femme et une fillette de 9 ans.

Une source hospitalière sur place à Damara a souligné que, « les deux blessés graves sont admis à l’hôpital de la ville que le lendemain, mais celui qui avait les deux jambes broyées succomba aussitôt de suite d’une hémorragie. L’autre blessé a été évacué à Bangui pour recevoir des soins appropriés ».

Ce drame qui n’est pas le premier à Damara, intervient une semaine seulement après la réunion de sécurité tenue par le commandant de la Brigade de la localité sur la restitution des armes de guerre et effets militaires aux autorités compétentes de la place. Message mal perçu par certains jeunes de la localité.

Au moment où l’explosion de la grenade fait des victimes au village Oumba, non loin de là, un présumé braqueur qui opérait sur l’axe Damara Sibut a été arrêté dans la nuit du 24 Juin au village Malo à 27 km de Damara. Le commandant de Brigade de la gendarmerie de Damara Igor Abima Mokossé a noté que ce jeune homme d’une vingtaine d’années est appréhendé par les jeunes de la localité avec l’appui des éléments de la gendarmerie de la place.

Une arme de marque Kalachnikov a été récupérée sur le présumé braqueur. Une autre source a ajouté que, « plusieurs usagers à majorité des commerçantes de Bangui ont fait les frais des exactions de ce présumé sur l’axe Ombella-Sibut. La Brigade de la gendarmerie tente de le transférer à Bangui mais ne dispose pas d’un moyen roulant.

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LE MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE FAIT LE POINT SUR LA LEVEE DE L’EMBARGO SUR LES DIAMANTS ET LES ARMES

 

Le ministère de la défense nationale a organisé le vendredi 26 Juin 2015, une conférence de presse  à l’hôtel Ledger Plazzai. Le but étant de faire le point sur le travail de la MINUSCA, l’embargo sur les armes et la levée de l’embargo partielle sur le diamant et or centrafricain à Luanda.

Le Ministère-Conseillère Juridique à la présidence, Brigitte Malepou Izamo a d’abord salué la levée de l’embargo sur le diamant centrafricain qui selon elle est « le résultat du travail du gouvernement de transition à travers le ministère des mines qui a mené des démarches pour aboutir à ce résultat satisfaisant ».

Pour la levée de l’embargo sur les armes en Centrafricaine, l’expert du comité de sanction des Nations-Unies Aurélien Llorca a souligné que « les autorités de transitions doivent écrire au comité de sanction avec des arguments avérés pour l’obtention de cette levée », a-t-il expliqué.

En réponse à cette précision, le ministre de la défense Marie Noëlle Koyara a indiqué que les démarches sont déjà en cours pour la levée de cet embargo car, «  nos forces de défense ne peuvent pas continuer à travailler les mains vides ».

La plupart des personnalités présentes ont déploré l’absence de la Minusca à cette rencontre.

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LE RAPPORTEUR GENERAL DU PRESIDIUM DU FORUM JUSTIFIE LE RETARD DANS LA PUBLICATION DU RAPPORT

 

Le ministre-conseiller politique de la cheffe de l’Etat et rapporteur général du présidium du forum, Anicet Guiyama Massogo a justifié le retard dans la publication du rapport du forum de Bangui. Pour lui, c’est par soucis de produire un rapport consensuel et propre que le présidium a pris tout ce temps.

Le rapporteur général du présidium du forum de Bangui pense qu’il n’y a pas de retard. « Vous m’apprenez que les gens tous, attendent le rapport. Un mois c’est quoi dans la vie d’une nation. Il ne s’agit pas d’un retard » a déclaré Anicet Guiyama Massogo.

Le rapporteur général du présidium a appelé à la patience des Centrafricains. « Les Centrafricains ont une bonne culture de la patience, d’attendre. C’est pourquoi j’appelle à leur patience sur cette question », a-t-il ajouté.

Pour lui, le présidium a mis tout ce temps à profit pour arriver à un travail sérieux. « Ce qui a été fait dans les ateliers thématiques devrait être mis en concordance avec tout ce qui a été fait au cours de la plénière. Il y a tout un travail intellectuel d’élaboration de ces recommandations qui a été fait. Nous avons procédé à la consolidation des recommandations, nous sommes passés à une autre phase qui est celle de meubler le rapport parce que dans un rapport général il n’y a pas que des recommandations. C’est tout ce travail qui explique le temps que nous avons pris pour faire ce rapport ».

Anicet Guiyama Massogo a indiqué que le présidium est en train de finaliser le document qui sera, selon lui rendu public dans les tous prochains jours. « A l’heure où je vous parle, nous sommes à la phase terminale de la finalisation et que certainement, dès que le premier ministre qui est le président du comité de suivi sera de retour, nous allons procéder à la remise officielle de ce rapport ».  

Notons que plusieurs voix se sont levées, ces derniers jours pour dénoncer le retard accusé dans la publication du rapport du forum de Bangui.

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LES PRISONNIERS DE LA MAISON D’ARRET DE BERBERATI DEPLORENT LEURS CONDITIONS DE VIE

 

Les prisonniers de la maison d’arrêt de Berberati se plaignent de leurs conditions de vie. Ces difficultés sont d’ordre alimentaire et sanitaire. Les responsables de ce centre carcéral ont confirmé ces difficultés.

Un des prisonniers qui a requis l’anonymat explique leurs  conditions. « Notre principale difficulté ici c’est la nourriture. Nous mangeons difficilement. Ceux qui tombent malades parmi nous sont laissés pour compte», relate-t-il.

Tuburce François Kopime, régisseur de la maison d’arrêt de Berberati. « En décembre 2014, nous avons reçu un dernier crédit d’alimentation. Depuis ce jour, aucune subvention n’est accordée. Il y a une organisation internationale qui nous vient en aide mais son appui ne règle pas tous les problèmes », a expliqué le régisseur.

La même source lance un appel au gouvernement, « Pour le moment, nous éprouvons des difficultés. Nous prions le gouvernement de reconduire le crédit d’alimentation et celui de fonctionnement pour nous permettre de joindre les deux bouts ».

La maison d’arrêt de Berberati a repris ses activités le 28 Avril 2014. Elle compte 62 prisonniers, dont 19 prisonniers et 04 prisonnières, 15 inculpés et 24 condamnés.

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UN NOUVEAU CAS DE VOL ENREGISTRE AU LYCEE SŒUR HYACINTHE DE REVERCHON

 

Le Lycée Sœur Hyacinthe de Reverchon de Bozoum connait ces derniers temps de multiples cas de vols. Le dernier cas a eu lieu dans la nuit du 22 au 23 juin où des personnes non identifiées ont enlevé une partie des plafonds du bâtiment.

Alors que des efforts sont en train d’être déployés pour la réhabilitation de certains bâtiments administratifs détruits pendant les événements survenus dans la ville, des cas de vandalisme continuent de se faire enregistrer ces derniers temps dans cet établissement scolaire de la ville.

 Selon une information reçue, « le Lycée Sœur Hyacinthe de Reverchon de Bozoum a été victime d’un cas de vol survenu dans la nuit du 22 au 23 juin 2015 pendant lequel des personnes dont l’identité n’est pas connue, ont enlevé le plafonds du bâtiment abritant deux salles de classe».

Interrogé sur ce sujet, le proviseur du lycée Sœur Hyacinthe de Reverchon de Bozoum, Thomas Kpossi, a fait savoir que « l’établissement ne dispose pas de moyens nécessaires pour prendre en charge une sentinelle afin de faire face à ce problème».

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LA MINUSCA S’ENGAGE A FAIRE RESPECTER LE CHRONOGRAMME ELECTORAL

Lors de sa conférence de presse du mercredi 23 Juin 2015 à son siège à Bangui, le directeur de la division électorale de la Minusca, Mathieu Bile-Bouach a indiqué que son institution mettra tout en œuvre pour le respect du chronogramme électoral publié par l’Autorité Nationale des Elections (ANE). Il dit le faire dans l’intérêt de la population centrafricaine.

Mathieu Bile-Bouach a souligné que dans le domaine sécuritaire, « il y a la formation des formateurs des formateurs en sécurisation des élections qui a commencé le mardi à l’école nationale de police. La session permettra de montrer à ces derniers les rôles qui leur sont dévolus lors des prochaines élections ».

Le fonctionnaire onusien a par ailleurs indiqué que, « la Minusca contribuera à faire instaurer le système du fichier informatisé dans le recensement qui va se dérouler du 27 juin au 27 juillet 2015. Pour des mesures de précaution, la Minusca aidera à ce que les photos des inscrits soient prises lors de leur inscription sur les listes électorales ».

Il a conclu  en saluant le consentement des acteurs politiques à l’article 118 alinéas 2 du Code Electoral qui prévoyait des élections séparées. « Les acteurs se sont mis d’accord pour qu’il ait couplage des élections exceptionnellement pour cette période. Le 1ertour combiné sera le 18 Octobre et le 2ème  tour le 22 Novembre », a-t-il conclu.

Les matériels des élections ont commencé à arriver depuis le 10 Juin et l’Autorité Nationale des Elections continue l’installation de ses démembrements dans les pays où vivent des réfugiés centrafricains.

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ANICET GEORGES DOLOGUELE SATISFAIT DU CHRONOGRAMME ELECTORAL MAIS REGARDANT SUR SA MISE EN ŒUVRE

 

Le président de l’Union pour le Renouveau Centrafricain (URCA), Anicet Georges Doléguélé est satisfait du chronogramme électoral publié le vendredi dernier par l’Autorité Nationale des Elections. Il se dit en revanche attentionné et vigilant sur son effectivité.

Dans cette interview exclusive du RJDH du 25 juin 2015 avec l’ancien premier ministre du feu président Ange Félix Patassé, le potentiel candidat à la prochaine présidentielle dit accueillir positivement le chronogramme des élections qui est l’émanation des assises du forum national de Bangui.

« Nous devons rester cohérents avec ce que nous avons décidé lors du Forum de Bangui. Lors du Forum de Bangui, nous avons tous et collectivement décidé de prolonger la transition et de renouveler le bail des trois têtes de la transition en leur demandant d’organiser les élections avant la fin de l’année. Et ce chronogramme est fixé dans les délais c’est-à-dire avant la fin de l’année », justifie-t-il.

La satisfaction du président de l’URCA n’outrepasse pas une certaine précaution. « Une fois que c’est fixé comme ça, je suppose qu’il y a eu des discussions techniques pour arriver à ça. Je suis d’avis avec vous et avec un certain nombre d’acteurs que ce chronogramme est serré et il y a encore beaucoup d’obstacles pour arriver à organiser des élections. Donc je regarde ça positivement et avec beaucoup d’attention et de vigilance ».

Le premier congrès politique de son parti, convoqué du 08 au 11 juillet prochain permettra d’évaluer ses atouts et de définir son plan d’action pour les échéances à venir. « Par le congrès qui je l’espère va me désigner candidat du parti. Une fois que nous ayons ce candidat du parti et les candidats aux législatives, nous entrons en campagne», dit-il tout en laissant libre court aux compétitions à la candidature de son parti à la présidentielle centrafricaine.

Le chronogramme des élections en République Centrafricaine est publié il y a aujourd’hui une semaine. Il prévoit le vote du référendum constitutionnel au 04 octobre 2015, le premier tour des élections présidentielle et législatives au 18 octobre 2015 et un éventuel second tour de ce même scrutin au 22 novembre 2015. L’enrôlement des électeurs va du 27 juin au 27 juillet.

Entre temps, le financement du budget électoral et les amendements au Code Electoral centrafricain ne sont pas toujours réalisés.

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LES EPREUVES ECRITES DU BREVET DE COLLEGE COMPOSEES SANS INCIDENT

 

Trois cent vingt et neuf candidats repartis dans deux centres ont composé les épreuves écrites du Brevet de collège. Les épreuves ont lieu les 21, 22 et 23 juin dernier dans la ville de Berbérati.

Gilbert Ngafio, secrétaire général de la préfecture de la Mambéré Kadéi se réjouit de cette fin d’année scolaire à Berberati.  Selon ce dernier, « les activités académiques n’ont pas connu de perturbations à Berbérati. Ceci s’explique par la prise de conscience des enseignants, des autorités locales, des élèves et parents de la région ».

Interrogée sur les épreuves composées, Regina Manga a indiqué que « l’examen est synonyme des leçons apprises en classe. Les épreuves sont abordables. Je réussirai ».

Le président du centre Barthelemy Boganda de Berberati a apprécié les candidats pour leur comportement pendant le  déroulement des épreuves écrites. « Si aucun incident n’est constaté c’est parce que les candidats ont été assidus et consciencieux de ce qu’ils étaient venus faire », a indiqué Wilikon.

Les élèves des établissements emboîtent ainsi le pas aux élèves d’autres régions de la République Centrafricaine qui ont composé sans incident les épreuves du Brevet de Collège.

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DES ONGS VOLENT AU SECOURS DES DEPLACES DE LA VILLE EN NON VIVRES

 

L’Ong Action Contre la Faim, (ACF) vole au secours des deux cent cinquante déplacés provenant des villages environnants en non vivres. Chaque ménage a reçu un seau en plastique de 10 litres, une bâche, une natte, une couverture et six savons à linge.

Ce geste va à l’endroit des déplacés ayant fui les exactions des groupes armés sur l’axe Garoua-Mboulaye et se trouvant sur un site au quartier Dèdè élevage. L’assistance s’est poursuivie aux déplacés de ce quartier et des villages Dougbayéké, Yomondéré, Téngba, Zoukombo et Jéricho.

Face aux conditions de vie de ces déplacés et à l’aide des ONG que bénéficie ces personnes, le maire de la ville de Baboua témoigne les faits, « moi-même, j’ai reçu l’Ong ACF pour parler de son appui à ces personnes déplacées. D’autres personnes déplacées continuent de revenir dans la ville ».

Le maire ajoute par ailleurs que depuis que les casques bleu de la Minusca du contingent Bengladesh avaient quitté Zoukombo, la population de ce village fuit les représailles des hommes en arme pour se refugier à Baboua. Ce qui veut dire que la ville de Baboua continue de recevoir des déplacés.

Le responsable des déplacés souhaite l’amélioration de l’assistance, « je demande aux Ong qui nous viennent en appui, d’aménager notre site et d’augmenter la quantité des produits alimentaires et les produits en non vivres».

 

RJDH

 

Vision prophétique de madame Valentine Modamet sur les élections de 2015

juin 30, 2015

 Une conférence de presse a été organisée ce samedi 27 juin 2015 à 08 heures 30 minutes dans le parvis du restaurant Equateur à Bangui, par la prophétesse Valentine Modamet sur le thème : « Election Présidentielle, enjeux et défis spirituels ». Tout a commencé par un mot de bienvenue du coordinateur, suivi d’une courte prière de la conférencière Valentine Modamet.

Dans son propos liminaire, la prophétesse a fait savoir que la RCA peine à sortir d’une longue crise qui a besoin de la conjugaison des efforts de tous les fils et filles du pays pour leur contribution à la réussite de ce grand évènement, à savoir les futures élections de 2015. C’est dans cette optique que le collectif « Sauvons la Centrafrique » et le « Parvis des femmes » relèvent quelques enjeux et défis spirituels à bannir avant d’aller aux élections générales de 2015.

Selon la prophétesse Valentine Modamet, ces enjeux concernent premièrement l’ANE. Le budget destiné au fonctionnement des élections n’est pas encore effectif. L’ANE a besoin d’une rallonge budgétaire de 49%, et même ce budget est très insuffisant. A cet effet, il fraudait doubler le budget, vu l’ampleur de la tache qui incombe l’ANE. Il ne faut pas que les précipitations conduisent les bailleurs et les Centrafricains à aboutir à un schéma politique à la burundaise. A cela, il faut favoriser l’accès des femmes à toutes les structures de contrôle et de la surveillance de différentes élections. L’état dégradant des routes ne permet pas de se rendre dans les arrière-pays pour tenir les élections, surtout en saison pluvieuse. Alors qu’en période électorale, la circulation de l’information est très importante, permettant à la population de faire son choix libre. Une fois ces enjeux relevés, c’est de là qu’on peut asseoir les bases d’une démocratie solide à travers les résultats des élections libres, crédibles et transparentes qui peuvent être acceptés par tous, à en croire la prophétesse Valentine Modamet.

Par conséquent, il faut organiser les élections en pleine saison sèche permettant la libre circulation de l’information sur l’ensemble du territoire. La diffusion à six (6) mois à l’avance des noms des candidats et candidates retenus est un atout pour connaitre l’image et l’expérience passée des candidats et candidates.

D’après les propos de la prophétesse, derrière ces candidats et candidates, se cachent quelques apparences qui peuvent nuire à l’unité nationale, à savoir : le tribalisme, le népotisme, les gabegies financières, le clientélisme, l’impunité, la vengeance et la rancune. L’ensemble de tous ces facteurs doit permettre au pays de se doter d’un Sankara, d’un Mandela, d’un Joseph, d’un Daniel, d’une Déborah ou d’une Esther, dont nous avons besoin en ce moment précieux. La prophétesse n’est pas passée par quatre chemins pour dire : « le Seigneur ne fait rien sans avoir révélé ses vœux à ses enfants par les prophètes ». Elle a bouclé ses propos en exhortant toutes les couches sociales à la repentance et au pardon sincère pour une meilleure cohésion sociale et un retour à la paix définitive dans le pays.

 

Bénistant Mballa

CATHERINE SAMBA-PANZA A LANCE OFFICIELLEMENT L’INSCRIPTION DES ELECTEURS SUR LA LISTE ELECTORALE

juin 30, 2015

Le lancement officiel d’inscription des électeurs de Bangui sur la liste électorale du 26 juin au 11 juillet 2015 est devenu une réalité ce jour, lundi 29 juin 2015 à l’école la Colombe dans le 7ème Arrondissement de la ville de Bangui, précisément au quartier Ngaragba. Après son échec cuisant à l’Ecole Koudoukou dans le 3ème Arrondissement de Bangui, le vendredi dernier, c’est finalement le lundi 29 juin que la cheffe d’Etat de transition, Catherine Samba-Panza a rehaussé de sa présence à cette cérémonie. Une poignée de diplomates, une dizaine de chefs de quartier y ont pris part.

Après sa descente de sa voiture de commandement, elle a reçu de la main d’une fillette un bouquet de fleurs, puis elle a été accueillie par le Maire du 7ème Arrondissement de Bangui avant d’être applaudie par quelques habitants dudit arrondissement dont la plupart étaient des enfants de l’école La Colombe. Tous ceux qui étaient sur le lieu de la cérémonie se sont posés des questions suivantes : « pourquoi les habitants du 7ème Arrondissement de Bangui ne se sont pas déplacés massivement pour assister à cette cérémonie ? Ne sont-ils pas informés ou sensibilisés sur l’importance de ce lancement officiel d’inscription des électeurs de Bangui sur la liste électorale ? ».

Après s’être installée dans une salle de classe à cause de la pluie, que la présidente de transition s’est faite inscrire sur la liste électorale. A sa sortie de la salle de classe, elle a livré ses impressions aux micros des journalistes présents à la cérémonie en ces termes : « je suis résidante du 7ème Arrondissement de Bangui. Ensuite, je suis citoyenne centrafricaine. Donc il me faut venir accomplir mon devoir de citoyen en m’enregistrant sur la liste électorale. Et puis, en tant que cheffe d’Etat, je ne voudrais pas le faire d’une manière anonyme. Il fallait que je donne l’exemple pour inciter tous les citoyens centrafricains en âge de voter de faire comme moi. Et ça permet de lancer le processus officiel. J’invite tous ceux qui sont en âge de voter de s’inscrire sur la liste électorale afin d’élire leurs représentants à l’Assemblée Nationale et leur futur président de la République ».

C’est sur ce propos tenu par la présidente de transition Catherine Samba-Panza que le rideau est définitivement tombé sur cette cérémonie de lancement d’inscription des électeurs de Bangui sur la liste électorale prévue du 26 juin au 11 juillet 2015.

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

CM N°2009 du Lundi 29 juin 2015

juin 29, 2015

L’AMBASSADEUR DE FRANCE, CHARLES MALINAS A ESSUYE UN CUISANT ECHEC, HUMILIE ET CHASSE DU KM5 SOUS FORTE ESCORTE

 

Vendredi très noir pour l’Ambassadeur de France, Charles Malinas, gouverneur de la RCA. Charles Malinas est-il ministre, maire ou chef de groupe ou de quartier ? L’ambassadeur de France, Charles Malinas, est tombé plus bas que terre. Le lancement du recensement électoral est-il un évènement diplomatique ? Qu’y a-t-il d’extraordinaire ? Même l’Autorité Nationale des Elections (ANE), n’a pas besoin de déplacer son bureau national pour cela. Les Centrafricains ne sont pas un troupeau de moutons dont Charles Malinas en serait le berger. L’Exécutif de la transition a-t-il démissionné pour céder sa place à Charles Malinas ? Nous avions dit dans plusieurs de nos éditions que le contexte ne se prête pas pour l’instant aux élections. Il fallait une troisième transition pour mettre l’accent sur le processus de pacification du pays et le programme DDRR. L’Ambassadeur de France se comporte comme un gouverneur colonial, impérialiste, détenant la science infuse des élections. Si nos autorités ne se réveillent pas, elles doivent démissionner. La France a plongé de cette manière le Rwanda dans le génocide. « Traitres », c’est l’expression employée par les malfrats, avant de déclarer, Charles Malinas et ses metteurs en scène, persona non grata au KM 5, ce vendredi 26 juin 2015 à 15 heures. Sous forte escorte Charles Malinas, honteux et confus, s’empressa de disparaître sans demander son reste. Jamais un Ambassadeur accrédité en RCA, n’a essuyé un échec aussi retentissant, une humiliation monumentale, un cinglant désaveux, qui resteront gravés dans les annales de la Mairie du Km5. L’adjoint au maire du 3ème Arrondissement a encaissé un uppercut. Bien appliqué, avant que le cordon sécuritaire ne se referme autour d’eux, pour les tirer de cette très mauvaise passe, ce chaud quart d’heure de tous les risques. Charles Malinas a bel et bien plié l’échine devant la population en colère, furieuse.

Les Centrafricains doivent rester sur leur garde, vigilants pour contrer les manipulations génocidaires de la France. De tous temps, nous nous sommes posés la question de savoir quelle mouche a piqué Charles Malinas, que veut-il en RCA ? Les candidats à l’élection présidentielle pensent que leur salut est entre les mains de Charles Malinas. Alors qu’il faut analyser en profondeur la crise centrafricaine et l’on se rendra compte que la situation sécuritaire du pays est loin du compte. Le Forum National de Bangui, préfabriqué par l’Ambassadeur de France, est un échec cuisant, un simulacre de dialogue. C’est une cacophonie asymétrique. Les Anti-Balaka ont posé un préalable patriotique, à savoir, « cantonner les combattants dans le cadre du PRE-DDRR » pour faciliter le travail de l’ANE et l’ensemble du processus électoral. L’Ambassadeur de France, Charles Malinas, se donne l’illusion du film « Terminator » ou « Rambo » en Centrafrique. Il n’a pas pu parer à toute éventualité, contraint de prendre ses jambes au cou. Le premier pas des opérations électorales est un cauchemar pour Charles Malinas qui a mordu la poussière à pleines dents au Km5. La population du Km5 a posé un acte formidable et « formidouble », prouvant à Charles Malinas que les Centrafricains pensent aussi par eux-mêmes.

L’Exécutif de transition doit se ressaisir pour conduire en toute souveraineté, le processus électoral. Une élection est un acte de souveraineté. Il ne revient pas à un Ambassadeur de dicter la voie à suivre. Si c’est pour propulser les valets de la France qui sont nombreux au sein des candidats à l’élection présidentielle, qu’il reste dans sa chancellerie et attende de pondre le candidat choisi par la France. Les Centrafricains ne sont que des emballages électoraux, car le contenu revient à la France : Franc Maçon, Rose-Croix, Démon, Satan, Vampire, Homme de Cro-Magnon. Des hommes politiques médiocres irresponsables, incompétents, déphasés, véritables rebus de la sociétés, arrivent au pouvoir grâce à la France. La RCA ne pourra jamais progresser, encore moins se développer à cause de la France. Selon Jacques Chirac, ancien président français, « la France a beaucoup pillé les pays africains pour être ce qu’elle est aujourd’hui. Il faut rembourser une partie de ces richesses aux Etats africains… ». Depuis l’indépendance de la RCA, les ambassadeurs de la France et la France, veulent le beurre et l’agent du beurre.

Or, des pays comme les Etats-Unis, la première puissance au monde, mènent une coopération scientifique, rationnelle fondée sur une expertise pour amener les Centrafricains à maitriser leur destin. Plusieurs experts juridiques et électoraux éclairent la lanterne des Centrafricains. Alors que la France veut toutes les richesses de la RCA à elle seule, traitant les Centrafricains comme des sous-hommes, des moins que rien, manipulant les uns contre les autres et promouvant les indélicats pour préserver ses intérêts au détriment de ceux des Centrafricains. Bozizé a marqué un seul point positif en attribuant le pétrole centrafricain aux Chinois. Acheté à un prix qui dépasse l’entendement humain, Areva a abandonné l’uranium de Bakouma. L’Angola, l’Afrique du Sud, le Soudan du Nord, les Etats-Unis, le Japon, l’Israël, le Canada, autant de pays pour une coopération positive et gagnant-gagnant. La RCA ne peut plus demeurer une réserve des matières premières pour la France. Nous sommes des êtres humains aspirant à une vie décente.

 

Julien BELA

 

 

L’Éditorial de Julien BELA

 

L’hypocrisie et la

fourberie

Le Forum National de Bangui a fait des heureux parmi les hypocrites, les fourbes, les opportunistes de tout calibre. Personne n’est en mesure de cracher la vérité, bonne, mauvaise, blessante. Tout le monde veut plaire aux autorités de l’Exécutif, soit être bien vu, soit pour les caresser, soit pour conserver son poste. Quel est le résultat réel du Forum National de Bangui ? Au regard de la qualité de certains participants, en particulier la classe politique et la société civile, comment comprendre que beaucoup de zones d’ombre, de trous d’air, subsistent et sont de nature à remettre en cause tous les efforts consentis ? Les leaders politiques s’abstiennent de toutes contradictions pour plaire à l’Ambassadeur de France. Jamais de débats francs et sincères, même si la vérité blesse, mieux une vérité qui blesse, mais ne tue pas, d’un conglomérat d’hypocrites, de fourbes, d’opportunistes, de profiteurs, incapables de sortir leur pays du bourbier par des analyses objectives. Qui va le faire à la place des Centrafricains ? Evidemment personne si les Centrafricains adoptent l’hypocrisie et la fourberie, comme débat de sortie de crise. Les Nations-Unies donnent aujourd’hui raison à la presse privée : « Rien ne s’oppose au réarmement et au déploiement des FACA sur le terrain, pour sécuriser la population civile… L’embargo ne concerne que les forces non conventionnelles ». A moins que les autorités de la transition et la classe politique ne comprennent plus français. Les autorités de la transition, la classe politique et la société civile ont maintenant compris, car elles ont assisté sans réagir aux massacres, aux destructions, aux incendies de tout genre. Dire que ce sont des individus de cette espèce ratée qui veulent briguer la magistrature suprême du pays, c’est triste. Regardez-les, médiocres, incapables, incompétents, irresponsables, fourbes, hypocrites, profito-situationnistes. Nous pouvons affirmer sans risque de nous tromper que tous ceux qui ont pris part au Forum National de Bangui ne sont que des aventuriers, dépourvus de maturité politique, de bon sens et de la raison. Tous les fora ou dialogues en RCA, n’ont accouché que d’une souris. Ce sont des calculs alimentaires, des calculs de postes, soit la langue de bois pour conserver leurs postes. La sincérité est le pire ennemi de la sécurité, de la paix et du développement en RCA. Quand tout le monde est vautour, la gouvernance est aussi vautour. Les Centrafricains doivent briser le carcan de l’hypocrisie, de la fourberie, pour se dire la vérité crue, qu’elle plaise ou déplaise. La vérité reste la vérité et ne meurt jamais. L’hypocrisie et la fourberie ont plombé la gouvernance en RCA depuis l’indépendance à ce jour. Que les « doungourous » disparaissent au profit des hommes à la tête bien faite qui n’ont pas froid aux yeux pour cracher LA VERITE.

Julien BELA

 

 

Une base des combattants du FDPC

démantelée par la Minusca et les forces de défense et de sécurité

 

D’après le porte-parole de la Minusca, Ahmadou Touré, une base des combattants du FDPC d’Abdoulaye Miskine a été démantelée par les forces internationales et nationales. Le bilan de cette attaque fait état de six (6) morts, une (1) personne arrêtée, cinquante (50) bœufs et deux (2) chevaux récupérés, des armes de guerre et des munitions saisies par ces forces. Ces mêmes forces ont retrouvé des cartes d’identité centrafricaine et d’autres appartenant aux pays limitrophes de la RCA, sans pour autant citer nommément ces pays.

L’attaque a eu lieu le samedi 20 juin 2015 dans la localité de Baboua, au village Zoukombo, situé à 20 kilomètres de Garoua-Boulai. Une source militaire sous couvert de l’anonymat, au micro du correspondant du Réseau des Journalistes des Droits de l’Homme, a clairement signifié, nous citons : « Nous étions informés que le chef de ce village était leur complice. Mais à notre arrivée, celui-ci a pris fuite ». Notons en passant que ces hommes lourdement armés tendent des embuscades aux conducteurs de véhicules de commerce et sèment la désolation au sein des habitants dudit village et des villages environnants.

C’est un ouf de soulagement pour les habitants du village Zoukombo. Car Julien Gooua, un des habitants en a témoigné au micro du RJDH : « Nous sommes soulagés depuis l’arrivée des forces internationales dans cette ville. Les bandits de grand chemin qui attaquaient les villages et les véhicules sont maintenant en fuite. C’est une bonne action que les forces viennent de poser ».

Voilà des actions concrètes de ce genre que la population centrafricaine attendait depuis longtemps. Cet habitant a bien signifié que c’est une bonne action que les forces viennent de poser. N’est-ce pas là protéger la population civile qui est la principale mission des Casques Bleus de la Minusca ? S’ils agissaient ainsi, nous osons croire que la paix et la sécurité seraient déjà revenues en Centrafrique. Mais malheureusement, ce n’était pas le cas. Au lieu d’aller à l’essentiel, ils ne faisaient que tourner en rond, pendant que les Centrafricains mouraient comme des mouches sous les balles de ces seigneurs de guerre venus on ne sait d’où. Qui pourra s’opposer à cette attaque menée conjointement par les forces internationales et nationales ? Personne à ce que nous sachons. Si un des habitants du village Zoukombo a loué cette initiative, c’est pour dire que le peuple centrafricain meurtri par tant de guerres est derrière lui. Car le souci premier des Centrafricains est de vivre en paix et en sécurité sur la terre de leurs ancêtres. Les ressortissants des pays voisins à qui on a trouvé leurs cartes d’identité ne sont-ils pas des mercenaires tchadiens et soudanais qui nous hantent à longueur de journée ? Il ne fait aucun doute. Mais nous pensons que ces forces internationales appuyées par nos forces de défense et de sécurité continueront dans cette ligne droite, cette voie pour un retour définitif de la paix et de la sécurité en Centrafrique.

Mais ce qui nous parait bizarre est le comportement du chef du village. Un vrai leader d’une communauté peut-il se comporter ainsi ? C’est inadmissible. Un bon chef de village doit protéger ses administrés et non les sacrifier sur l’autel du diable. Mais comme en RCA, les gouvernants agissent selon leur bon vouloir, leur intérêt égoïste, personnel, que devons-nous faire ? L’intérêt général est toujours foulé aux pieds au détriment de l’intérêt personnel. Les dirigeants ne regardent que leurs poches. Quand elles sont pleines de fonds détournés par-ci, par-là, ils sont à l’aise pendant que les autres grincent les dents. Quel scandale ! C’est exactement ce que ce chef a fait. Pour un morceau de sucre, de savon, que ces combattants lui donnent, il se permet de sacrifier des vies humaines. Des têtes tombent, il est à l’aise, il applaudit sans savoir qu’il était établi là pour le bien-être de ces compatriotes et non pour leur malheur. Nos dirigeants ont-ils vraiment le sens du patriotisme, de l’intérêt général ? Combien de fortunes les combattants étrangers du FDPC ont-ils ramené dans leur pays ? Il est difficile de les estimer à l’heure nous sommes. Les mercenaires tchadiens et soudanais ont fait drainer des véhicules de toutes marques, des ordinateurs, des réfrigérateurs, des climatiseurs, en un mot des biens de grandes valeurs dans leur pays, sous les yeux des combattants Séléka. Et tous les biens emportés ont profité à leur pays respectif et à eux-mêmes. Les Séléka centrafricains n’avaient que les yeux pour leur pleurer. N’ayant pas bénéficié du butin de guerre, ils sont obligés de se ruer sur les pauvres citoyens centrafricains, les dépouillant de leurs biens.

Faut-il que les Centrafricains continuent à protéger ces criminels, ces assassins, ces bandits de grand chemin qui les hantent ? Nous disons non et non. Ils doivent être livrés à la Cour Pénale Spéciale. C’est aussi le cas de Ali Daras qui continu sans cesse d’endeuiller et de semer la panique au sein de la population de la préfecture de la Ouaka.

Nous osons espérer que les forces étrangères et nationales se mobiliseront davantage pour bouter hors du territoire national ces combattants étrangers de différents groupes armés qui terrorisent la population civile centrafricaine.

Bravo à tous les soldats internationaux et nationaux.

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

 

Le collectif de la Séléka et des anti-balaka conditionne la

tenue des élections couplées à l’effectivité du pré-DDRR

 

Décidément, la République Centrafricaine est loin de sortir du cycle infernal des crises politico-militaires, et capable d’organiser des élections couplées, libres, transparentes, crédibles et démocratiques sur toute l’étendue du territoire national, suite à la grande crise qui l’a totalement détruite et ravagée. A peine annoncées officiellement le vendredi 19 juin 2015 par l’Autorité Nationale des Elections (ANE), pour les 18 octobre et 22 novembre 2015, les dates de ces élections couplées n’ont pas fait l’unanimité au sein des forces vives de la nation. Et pour causes principales, l’insécurité qui bat son plein sur une bonne partie du territoire national, due à la non effectivité du programme DDRR des combattants des groupes armés non conventionnels, et le Gap du financement de l’ensemble des opérations du processus électoral qui reste à mobiliser. Ce Gap est de 75%.

Aujourd’hui, c’est le tour du collectif de la Séléka et des Anti-Balaka d’emboiter le pas à la classe politique et à la société civile, pour dénoncer des élections « à la va vite », sans tenir compte de certaines réalités du terrain, susceptibles de replonger tout le pays dans des cycles de violences et autres exactions de tout genre. Pour l’un des responsables de ces deux (2) groupes politico-militaires précités, regroupés au sein du CCR, Sébastien Wenezoui, intervenant au micro de nos confrères de la radio Ndeke-Luka le vendredi 19 juin 2015, il a lancé un appel aux autorités centrafricaines de transition et à la Communauté internationale, pour le  démarrage effectif du programme Pré-DDRR sur l’ensemble du territoire national, avant d’aller à ces élections couplées, sécurisées et apaisées. Or, tel ne semble pas être le cas actuellement. Il n’y a que les combattants de la Séléka qui sont cantonnés à Bangui et non ceux des Anti-Balaka. Pourtant, le pré-DDRR est très important pour rétablir la sécurité, garantir la libre circulation des personnes et des biens à l’intérieur du pays afin de faciliter l’ensemble des opérations du processus électoral. La tenue effective de ces élections couplées est donc conditionnée au démarrage effectif du pré-DDRR.

Nous n’avions jamais cessé de dire à l’Exécutif de la transition et à la Communauté internationale que sans le Pré-DDRR, il ne pourra avoir des élections générales sécurisées et apaisées en RCA. Mais hélas, nous avons prêché dans le désert. Toutefois, les faits nous donnent aujourd’hui raison. Qui a tort ?

Pour votre gouverne, le pré-DDRR est l’une des recommandations pertinentes issues du Forum National de Bangui (FNB) du 04 au 11 mai 2015, et devrait se faire avant les élections couplées de 2015.

 

Le Petit Yekoa

 

 

Le rôle des médias dans la protection des refugiés et déplacés interneS en RCA

 

La salle de conférence de l’Hôtel Somba, situé à côté de la Direction Générale de la Fonction Publique, a servi de cadre à un atelier de renforcement de capacité des journalistes, organisé par l’ONG Afrique Secours et Assistance (ASA) en partenariat avec le Haut Commissariat des Nations-Unies pour les Réfugiés (HCR). Pendant deux (2) jours, les journalistes ont échangé sur le thème : Protection et journalisme. Autrement dit, quel est le rôle des journalistes dans la protection des réfugiés et déplacés internes ? Tout a débuté le jeudi 25 juin 2015 à 11 heures 30 minutes avec le discours des trois (3) représentants à savoir : le représentant de ASA, du HCR et du ministère de la Communication. Ces trois (3) représentants ont attiré l’attention des journalistes en mettant l’accent sur le défi à relever et les pièges à éviter dans le processus de la protection des réfugiés et déplacés internes en RCA. Après le retrait des trois représentants, les facilitateurs sont intervenus à tour de rôle sur des thèmes bien définis.

La première intervenante fut madame Nathalie du HCR. Celle-ci avait défini et expliqué le concept protection comme étant le respect des droits fondamentaux des réfugiés et déplacés internes. Ensuite, elle s’est focalisée sur la protection internationale en faisant la différence entre un réfugié et un déplacé interne. Un refugié est une personne qui a traversé ses frontières et se trouve dans un autre territoire, à raison d’être persécuté du fait de sa race, sa religion, sa nationalité… et qui a besoin de la protection du pays de son refuge. Par contre, un déplacé interne est une personne contrainte ou obligée de fuir sa résidence initiale à raison d’un conflit armé, d’une situation de violence générale ou de catastrophes naturels et qui n’a pas franchi les frontières de son pays. Dans le cas des déplacés internes, le HCR intervient dans certaines conditions.

La mise en scène d’une vidéo a permis respectivement à la porte-parole, madame Dalia et Nathalie, membre du HCR d’échanger avec les journalistes sur le HCR : son mandat et son rôle dans les crises des réfugiés et déplacés internes. Le HCR est une organisation internationale créée le 14 décembre 1950 et qui a pour but de sauvegarder les droits et les biens des réfugiés. Le mandat du HCR définit son rôle et son fonctionnement qui consistent à assister les gouvernements, à fournir protection et assistance dans le monde et à rechercher des solutions durables. Les personnes relevant du mandat de HCR sont : les demandeurs d’asile, les refugiés, les apatrides, les rapatriés ainsi que les déplacés internes.

Les priorités du HCR en RCA ont été présentées par madame Marie et les partenaires de ASA, NRC SFCG, Intersos et DRC. Durant tous les exposés, les points de vue se sont focalisés sur trois (3) priorités du HCR qui sont : la protection des droits fondamentaux, la construction de maisons et la fourniture des articles ménagers. L’évaluation de chaque situation se porte sur la collecte de données sur la violation des droits humains, l’amélioration des conditions des déplacés et la plainte pour des solutions durables qui sont : le retour volontaire vers le pays d’origine, l’intégration locale et la réinstallation. Les champs d’action englobent les sites et les camps des déplacés.

Le rôle des médias dans la protection de la diversité et du vivre ensemble consiste à éviter la stigmatisation et la généralisation des faits. Les journalistes ne doivent pas faire la différence entre les Communautés, ni à considérer les déplacés comme des personnes vulnérables. Ceux-ci ne doivent en aucun cas généraliser les situations. Autrement dit, si les journalistes se contentent de voir seulement la masse, ils ne peuvent nullement agir. Pour cela, les journalistes doivent utiliser la politique de l’être derrière les chiffres, la quête du scoop et le citoyen derrière les journalistes. C’est pour signifier que ce sont les journalistes qui doivent se mettre devant le citoyen pour le protéger.

Une pratique déontologique pour couvrir les questions sensibles a été mise sur scène. Cette pratique a permis de comprendre comment approcher une personne ayant subi une violence, comment mieux rapporter des questions telles que : l’esclavage, les enfants soldats ou les femmes victimes de violences basées sur le genre afin d’éviter de mettre en péril la cohésion sociale. Pour approcher une victime et réaliser une interview déterminée, il faut se référer à sept (7) règles qui sont : la préparation, le rendez-vous, le temps accordé à l’interview (au moins 45 minutes), la note (tout noter), interviewer et non interroger et garder les contacts. A cela, le journaliste doit protéger ses sources, parler des expériences positives des refugiés et déplacés, aller au-delà des apparences, ne pas inciter à la haine, promouvoir le vivre ensemble.

La journée du vendredi était sanctionnée par une conférence de rédaction qui a abouti sur plusieurs thèmes permettant aux journalistes de se diviser en trois (3) groupes pour effectuer des descentes sur trois (3) sites à savoir : la Mosquée centrale, le Mont Carmel à Bimbo et Saint Joseph Mukassa à Kassaï. De part et d’autre, les journalistes à travers ces descentes ont fait part de la restitution de ce qu’ils ont vécu sur le terrain et leurs principales attentes. De retour sur le lieu de formation, chaque participant était invité à évaluer chaque session et la formation en général à travers les fiches qui ont été distribuées. Une photo de famille a mis fin à cette session de formation aux environs de 15 heures 45 minutes.

Bénistant Mballa

 

 

conférence de presse sur la situation des FACA

et le mandat des casques bleus, vidéE de sa subsIStance due

a la non présence de la MinusCA

 

L’une des salles de conférence de l’hôtel Ledger Plaza à Bangui a servi de cadre à une conférence de presse animée conjointement par la ministre d’Etat en charge de la Défense Nationale, Marie-Noëlle Koyara, la Conseillère en matière juridique de la Défense Nationale à la Présidence de la République, Brigitte Balépou-Izamo, le ministre des Affaires Etrangères, Toussaint Kongo-Doudou et Aurélien LLorca, Coordinateur du Groupe des Experts du Comité des Sanctions du Conseil de Sécurité de l’ONU pour la RCA. Et ce, en présence de certains officiers des FACA et des responsables de la société civile, sans oublier les pressionnels des médias. C’est notre confrère Clément Tito qui est le modérateur de cette conférence de presse, qui a duré de 14 heures à 16 heures. L’objectif était d’informer la population centrafricaine sur la réhabilition des Forces Armées Centrafricaines (FACA), et le mandat de la Minusca, car bon nombre de nos compatriotes ne connaissent pas ce qui se passe réellement sur le terrain, a signifié Brigitte Balépou-Izamo dans son propos introductif. Toutefois, tous en général, et le ministre des Affaires Etrangères en particulier ont dénoncé vivement l’attitude affichée par les responsables de la Minusca qui n’ont pas pris part à ladite conférence de presse, bien qu’étant conviés officiellement. Pour Toussaint Kongo-Doudou, « la Minusca est le maître d’œuvre en matière d’application et de suivi de l’embargo sur l’importation des armes, minutions, équipements et autres effets militaires à destination de la RCA. La non présence des responsables de la Minusca est un manque de respect envers les autorités centrafricaines. C’est donc la Minusca qui bloque la réhabilitation de nos FACA ».

A en croire la ministre d’Etat en charge de la Défense, « le processus de la réhabilitation des FACA est déjà mis en chantier, mais cela demande beaucoup de moyens (armes, munitions, équipements, véhicules, argent) pour leur déploiement effectif dans l’arrière-pays. D’où l’organisation récente de l’assise nationale de réflexion sur la restructuration de nos FACA. Actuellement, nous tablons davantage sur le renforcement des liens de la force tripartite pour sécuriser nos frontières et protéger les populations civiles. Nous sommes très avancés avec l’aide des experts du Comité des Sanctions du Conseil de Sécurité de l’ONU pour la restitution des armes, véhicules et autres effets militaires de nos Forces de Défense et de Sécurité (FDS), détenus par les pays amis limitrophes ».

Mais pour Aurélien LLorca, « le régime de sanctions du 5 décembre 2013 a trois (3) aspects qui sont entre autres, des sanctions ciblant certaines responsabilités politiques (interdiction de voyage et gel des avoirs), et embargo sur l’importation des armes, munitions et autres effets militaires vers la RCA. L’objectif de cet embargo est de barrer la route aux groupes armés non conventionnels de s’approvisionner en armes, en minutions et autres équipements militaires. Malgré les résolutions du comité des sanctions du Conseil de Sécurité dont la Résolution 2196, rien n’empêche les autorités centrafricaines de transition d’équiper et de déployer les FACA à l’intérieur du pays. Et les Etats membres ont saisi le Comité des Sanctions du Conseil de Sécurité de l’ONU, pour voter une résolution dérogatoire à cette sanction d’embargo. Donc tout est sur la bonne voie pour la restructuration des FACA ».

Nous regrettons le fait que la question relative au non désarmement forcé des groupes armés par la Minusca (Casques Bleus), en conformité avec la Résolution 2191, contenue dans leur mandat, n’a pas été abordée et débattue pour éclairer la lanterne du peuple centrafricain. Et pour cause, le refus des responsables de la Minusca de participer à cette conférence de presse. Nous osons dire que c’est un acte de sabotage et de manque de considération à l’égard des autorités centrafricaines et du peuple tout entier. Il n’est donc pas étonnant que c’est la Minusca qui bloque la réhabilitation de nos FACA et alimente les tensions intercommunautaires en RCA. C’est dire autant que la responsabilité première de protéger les populations civiles incombe à l’Exécutif de la transition, et non aux forces internationales.

 

Le Petit Yekoa

 

 

DIX-NEUF DETENUS DE LA MAISON D’ARRET DE NGARANGBA REÇOIVENT LE BAPTEME

 

Ils sont au nombre de 19 détenus, auteurs d’infractions diverses à recevoir ce jour le baptême chrétien par immersion. Le rite a été accompli par Pasteur Mbaoutchou Dominique, Aumônier militaire du Bataillon d’Honneur sur initiative de la cellule de prière de la maison d’arrêt de Ngarangba. L’objectif est d’abandonner les anciennes pratiques et de se revêtir d’une nouvelle vie.

Selon Emotion Brice Namsio, parrain desdits baptisés, la prison a permis à ces derniers de rencontrer Jésus Christ. « Lorsqu’ils étaient en liberté, il leur plaisait de faire tout ce qu’ils veulent. Étant incarcérés, ils ont décidé de consacrer leur vie à Jésus Christ», a dit Emotion Brice Namsio, ancien porte-parole des miliciens Anti-Balaka, lui aussi détenus à Ngaragba.

Pour certains détenus baptisés, le moment de la repentance est arrivé. « Nous avons commis plusieurs actes contre la loi, mais Jésus est la dernière solution à tout problème».

Cette cérémonie a coïncidé à une semaine de prière en faveur des prisonniers, organisée par la fraternité des prisons en République Centrafricaine, où plusieurs activités sont prévues. Elle prendra fin le 28 juin prochain.

*** RJDH ***

 

 

Annonce / minusca

 

Officier

national charge(e) d’information publique – noc

 

Le bureau des Ressources Humaines de la MINUSCA invite tous les candidats qualifiés à soumettre leur candidature au poste publié.

 

L’application devra indiquer le numéro de l’avis de vacance indiqué ci-dessus et la région/ville           prétendue à l’emploi. Seuls les candidats présélectionnés seront contactés.

 

Cadre organisationnel

 

Sous la supervision générale de la Cheffe du Bureau de la Communication et de l’Information           Publique, et la supervision directe du Chef de l’Unité Plaidoyer et Action Publique (Public Outreach and Advocacy Unit), le/la Chargé(e) d’Information, dans les limites de ses responsabilités, assumera les fonctions suivantes :

 

  • Assurer la mise en œuvre des programmes d’information pour faire connaître les questions
    prioritaires et / ou les événements majeurs, y compris l’élaboration des stratégies d’information, la coordination des activités, le suivi et l’élaboration de rapports d’étape, faire les ajustements             nécessaires ainsi que l’analyse des résultats ;

 

  • Entreprendre des activités visant à promouvoir les questions prioritaires et / ou les événements majeurs, notamment le développement des stratégies de communication et des plans d’action, la mise en œuvre des activités proactives et des événements de sensibilisation, la dissémination de documents, la réponse aux requêtes d’information, le suivi et l’analyse des résultats;

 

  • Identifier de nouvelles approches de communication pour améliorer l’exécution des plans de
    sensibilisation de l’Unité Plaidoyer et Action Publique, avec un accent particulier sur le
    plaidoyer, la participation communautaire et la mobilisation sociale ;
  • Produire ou superviser la production de matériels spécifiques (imprimés, audiovisuel, etc.) de
    sensibilisation, y compris : proposer des sujets, entreprendre des recherches, déterminer des
    médias appropriés et le public cible, rédiger des projets, préparer des plans de production,
    obtenir les autorisations nécessaires, et coordonner l’approbation de la conception du projet,
    le processus d’impression et de distribution;

 

  • Assurer, en liaison avec les sections concernées, la réception, l’inspection et la distribution
    adéquate et en temps opportun, des matériels promotionnels destinés à différents publics, et
    participer à l’évaluation de leur impact ;

 

  • Développer et entretenir des relations de travail efficaces avec les autorités gouvernementales                 et locales, les organisations non gouvernementales, les responsables communautaires, les               institutions académiques, les médias, les associations et les réseaux professionnels, ainsi qu’avec les Agences des Nations Unies en vue de renforcer la visibilité des activités de la Mission et de                   sensibiliser conjointement sur les thèmes prioritaires de la Mission à travers leur participation dans des événements (journées internationales, séminaires, ateliers, tribunes communautaires) publics organisés par l’Unité ;

 

  • Renforcer les capacités des partenaires dans l’élaboration et la mise en œuvre de leurs plans de communication en appui aux politiques et réformes sectorielles soutenues par les sections de la           MINUSCA ;

 

  • Assurer la traduction Français/Sango des textes des outils promotionnels et de tout autre texte
    nécessaire pour les activités de sensibilisation et le plaidoyer ;

 

  • Réviser la version Sango des textes des outils promotionnels et de tout autre texte relevant du
    Bureau de communication et de l’Information publique ;

 

  • Accomplir toute autre tâche jugée pertinente pour l’atteinte des objectifs du Bureau de
    communication et de l’Information publique de la MINUSCA.

 

COMPETENCES

 

Professionnalisme : Connaissance du contexte politique et des divers aspects de l’information et de la communication en général et en Centrafrique. Compétences avérées en matière d’approches de communication et de plaidoyer ; connaissances de vecteurs et méthodologies essentiels au cadre de planification et d’exécution de campagnes et de la mobilisation communautaire, notamment la gestion des campagnes, les modèles de planification d’une stratégie de communication, la conception du message, ainsi que l’élaboration, l’expérimentation et la production des matériels promotionnels. Aptitude à analyser et à intégrer rapidement diverses informations provenant de           sources variées. Aptitude à identifier les tendances publiques, les opportunités et les risques dans un environnement international. Aptitude à gérer avec diplomatie les situations délicates avec les publics cibles et à entretenir des relations productives. Aptitude à produire une variété de produits de             communication écrits, y compris des projets de campagne, dans un style clair et concis, et dans de très courts délais. Faire montre de fierté dans son travail et ses réalisations ; faire preuve de compétence professionnelle et de maîtrise du sujet ; être consciencieux et efficace dans le respect des                 engagements, respecter les délais et obtenir les résultats escomptés pour des motifs professionnels plutôt que personnels ; montrer de la persévérance face aux obstacles et aux difficultés ; garder son         calme dans les situations stressantes. Prendre en compte la transversalité de la problématique genre dans toutes les activités.

 

Aptitude à planifier et à organiser : Définir clairement des objectifs compatibles avec les stratégies convenues dans la section ; hiérarchiser les activités et tâches prioritaires ; modifier les priorités en         fonction des besoins ; prévoir suffisamment de temps et de ressources pour mener sa tâche à bien; tenir compte des risques et des imprévus dans la planification.

 

Aptitude à la communication : S’exprimer clairement et efficacement, tant oralement que par écrit ; écouter les autres, bien les comprendre et donner suite comme il convient ; poser les questions               appropriées afin d’obtenir des éclaircissements et faciliter le dialogue ; adapter le langage, le ton, le           style et la présentation au public auquel on s’adresse ; partager l’information avec tous ceux qu’elle intéresse et le faire à temps.

 

Ouverture à la technologie : se tenir au fait de l’innovation technologique; comprendre les             avantages et les inconvénients que présente la bureautique ; s’employer activement à appliquer la             technologie aux tâches qui s’y prêtent; être disposé à s’initier aux technologies nouvelles.

 

QUALIFICATIONS, APTITUDES & EXPERIENCE REQUISES

Education : Diplôme universitaire, niveau maîtrise, en communication sociale, journalisme, marketing, sciences sociales ou tout autre domaine connexe ou un diplôme de premier cycle et au moins deux ans d’expérience professionnelle supplémentaire démontrée dans le domaine du journalisme, mobilisation sociale, communication sociale ou marketing social.

 

Expérience : Les candidats doivent avoir au moins cinq (5) ans d’expérience avérée dans               l’élaboration des campagnes de sensibilisation/de plaidoyer, la mobilisation communautaire ou la communication pour le développement ; une expérience antérieure dans une mission de maintien de la paix ou dans toute autre institution internationale serait un atout.

 

Langues : L’anglais et le français sont les deux langues de travail du Secrétariat des Nations Unies. Pour le poste faisant l’objet du présent avis, la maîtrise du français et du Sango. La connaissance de l’anglais est un atout.

 

Autres : Etre habilité(e) à s’adapter et à actualiser ses connaissances aux progrès technologiques, en vue de fournir des informations audio-visuelles fiables et d’excellente qualité .

 

DEMANDE A ADRESSER A

 

SOUS PLI FERME AU BUREAU DE RESSOURCES HAUMAINES « LOG BASE »

OU PAR EMAIL A : Minusca-recruitmentntt@un.org.

En précisant le numéro de la vacance de poste (MINUSCA-2015-NPO-043)

NE SOUMETTRE QUE LE CURRICULUM VITAE ET LA LETTRE DE MOTIVATION.

LE FORMULAIRE P. 11 N’EST PAS ACCEPTABLE.

Ne jamais soumettre les originaux des attestations avec la demande.

LES CANDIDATURES FEMININES SONT FORTEMENT ENCOURAGEES.

 

 

A AUCUNE ETAPE DU PROCESSUS DE RECRUTEMENT, LES NATIONS UNIES N’EXIGENT DES CANDIDATS LE PAIEMENT DE FRAIS

QUELCONQUES (NI LORS DE LA SOUMISSION DE LA DEMANDE, NI LORS DE L’INTERVIEW, NI LORS DU TRAITEMENT DE LA DEMANDE,

DE LA FORMATION, NI D’AILLEURS TOUS AUTRES FRAIS DE QUELQUE NATURE QU’ILS SOIENT). L’ORGANISATION NE REQUIERT

AUCUNE INFORMATION SUR LES COMPTES BANCAIRES DES CANDIDATS.

 

 

L’Editorial de Julien BELA : L’hypocrisie et la fourberie

juin 29, 2015

CM N°2009 du Lun. 29 juin 2015Le Forum National de Bangui a fait des heureux parmi les hypocrites, les fourbes, les opportunistes de tout calibre. Personne n’est en mesure de cracher la vérité, bonne, mauvaise, blessante. Tout le monde veut plaire aux autorités de l’Exécutif, soit être bien vu, soit pour les caresser, soit pour conserver son poste. Quel est le résultat réel du Forum National de Bangui ? Au regard de la qualité de certains participants, en particulier la classe politique et la société civile, comment comprendre que beaucoup de zones d’ombre, de trous d’air, subsistent et sont de nature à remettre en cause tous les efforts consentis ? Les leaders politiques s’abstiennent de toutes contradictions pour plaire à l’Ambassadeur de France. Jamais de débats francs et sincères, même si la vérité blesse, mieux une vérité qui blesse, mais ne tue pas, d’un conglomérat d’hypocrites, de fourbes, d’opportunistes, de profiteurs, incapables de sortir leur pays du bourbier par des analyses objectives. Qui va le faire à la place des Centrafricains ? Evidemment personne si les Centrafricains adoptent l’hypocrisie et la fourberie, comme débat de sortie de crise. Les Nations-Unies donnent aujourd’hui raison à la presse privée : « Rien ne s’oppose au réarmement et au déploiement des FACA sur le terrain, pour sécuriser la population civile… L’embargo ne concerne que les forces non conventionnelles ». A moins que les autorités de la transition et la classe politique ne comprennent plus français. Les autorités de la transition, la classe politique et la société civile ont maintenant compris, car elles ont assisté sans réagir aux massacres, aux destructions, aux incendies de tout genre. Dire que ce sont des individus de cette espèce ratée qui veulent briguer la magistrature suprême du pays, c’est triste. Regardez-les, médiocres, incapables, incompétents, irresponsables, fourbes, hypocrites, profito-situationnistes. Nous pouvons affirmer sans risque de nous tromper que tous ceux qui ont pris part au Forum National de Bangui ne sont que des aventuriers, dépourvus de maturité politique, de bon sens et de la raison. Tous les fora ou dialogues en RCA, n’ont accouché que d’une souris. Ce sont des calculs alimentaires, des calculs de postes, soit la langue de bois pour conserver leurs postes. La sincérité est le pire ennemi de la sécurité, de la paix et du développement en RCA. Quand tout le monde est vautour, la gouvernance est aussi vautour. Les Centrafricains doivent briser le carcan de l’hypocrisie, de la fourberie, pour se dire la vérité crue, qu’elle plaise ou déplaise. La vérité reste la vérité et ne meurt jamais. L’hypocrisie et la fourberie ont plombé la gouvernance en RCA depuis l’indépendance à ce jour. Que les « doungourous » disparaissent au profit des hommes à la tête bien faite qui n’ont pas froid aux yeux pour cracher LA VERITE.

Julien BELA

 

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